La page blanche

La page blanche c’est le néant
C’est le vide qu’il faut remplir
Avec des mots, écrire,
Raconter ce qu’on ressent.
Penché sur son papier blanc
Le regard perdu dans des pensées lointaines
L’écrivain se morfond en attendant que viennent
L’inspiration, le déclic, mais pour le moment,
Rien ne vient titiller son esprit aujourd’hui.
C’est à désespérer, alors que d’habitude
La machine se met en route avec certitude.
Les mots fusent, jaillissent, précis.
Ah! le bonheur de voir petit à petit
Se remplir la page blanche.
Alors qu’il s’épanche,
Se livre et se décrit.
Son esprit vagabonde, cherche une idée,
Quelque chose de nouveau, un thème d’actualité
ou bien un fait historique, qui a marqué les esprits
C’est ça il a trouvé ce sera celui-ci!
Il réfléchit encore avant de se lancer
Dans une farandole de mots à un rythme cadencé
Puis comme un automate bien réglé
Il s’élance sur sa page l’esprit soudain réveillé.
Brigitte B