Musique : Au détour des souvenirs et du quotidien de Philippe Flahaut

Les influences du chanteur et musicien franco-torontois Philippe Flahaut sont variées: des artistes de blues tels que BB King, mais surtout des grands noms de la chanson française comme Nougaro, Brassens et Brel.

Son album Un sourire, sorti le mois dernier sur Spotify, narre les joies et peines du quotidien tout en finesse et légèreté.

Imprégné de souvenirs

C’est un album «fait en direct, en studio et rapidement», raconte Flahaut. Il s’accompagne de musiciens locaux comme Vincent Chevalot, qui a notamment travaillé avec Maxime Leforestier.

Ses inspirations lui viennent de la vie quotidienne: un coin de rue, un bar, une rencontre. La chanson Des Frites fait référence à son expérience dans la restauration à Paris. Voyant passer beaucoup de clients, la pression était forte et le rythme saccadé, tout comme sa musique.

«Un Sourire» (2019), le quatrième album de Philippe Flahaut après «Philippe Flahaut» (2006), «Seul avec les autres» (2004) et «Le chien» (2002). Il a aussi un album pour les enfants: «Monsieur Philippe» (2016).

Dans L’île de plastique, l’artiste dénonce la présence excessive de déchets dans l’océan, nous faisant regretter d’être allés se baigner. «Le Pacifique n’est pas idyllique. Cette chanson c’est une façon de parler du problème de pollution des océans qui nous touche tous et qui est problématique pour les générations futures.»

Lui-même, lors de ses escapades d’enfance en Vendée, s’est trouvé confronté aux plaques de mazout polluant les plages.

Enfin, Au coin d’une rue de banlieue décrit la découverte fortuite entre deux personnes et nous renvoie à nos propres rencontres impromptues.

Chanter en français

L’artiste souligne la nécessité de soutenir et valoriser les artistes francophones en Ontario.

«La sortie de cet album a été possible grâce au programme de chansons musicales francophones du Conseil des Arts de l’Ontario. Sans eux, mon album n’existerait pas. Ce programme est vital pour valoriser la musique franco-ontarienne.»

Philippe Flahaut (avec Bernard Dionne) à la Distillerie l’an dernier.

Chanter en français est un choix, une direction que le chanteur a volontairement prise. «On est engagés dès lors qu’on chante en français. Je suis plus honnête ainsi. Même si certains artistes charment également un marché anglophone, cela ne me ressemble pas.»

Par ailleurs, Philippe Flahaut intervient régulièrement auprès des enfants dans les garderies et les écoles francophones et anglophones. Ses chansons sont liées à des problématiques auxquelles les jeunes peuvent s’identifier tout en apprenant la langue.

Philippe Flahaut

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