Catégorie : Presse francophone

Le Salon international de l’automobile de Toronto se tient actuellement au Palais des congrès, jusqu’à ce dimanche 23 février, et la tendance chez les constructeurs est plus que jamais l’électrique.

Cette fois, ça y est!

Aucun constructeur n’y échappe, toutes les marques présentent sur leur stand de nouveaux types de motorisations, moins polluantes et consommant moins d’essence. Si les véhicules électriques représentent la majorité des nouveautés, Toyota exposait la Mirai, une voiture à hydrogène.

La Toyota Mirai, véhicule à hydrogène, est disponible à la vente depuis 2019.

Pour preuve que l’automobile est définitivement branchée, un espace de test de voitures électriques était installé, afin de permettre aux visiteurs d’essayer ces nouvelles motorisations.

Afin de convaincre les automobilistes réticents aux véhicules électriques, un espace d’essai a été aménagé.

L’autonomie en question

Une des limites de la voiture électrique est l’autonomie, ainsi que la lenteur de la recharge. C’est donc sur ces éléments que les constructeurs communiquent, à l’image du Sud-Coréen Hyundai qui expose sur son espace une «Avenue électrique» avec trois modèles, aux prestations différentes, et jusque 415 kilomètres d’autonomie pour son petit Kona électrique, contre 274 pour la Ionic.

Hyuandai présentait plusieurs modèles électriques, notamment la Ionic, aussi disponible en hybride.

Même la mythique Mini Cooper anglaise s’est convertie, affichant une autonomie de 177 kilomètres.

La mythique Anglaise est désormais branchée, à partir de 25 890 $.

Un des véhicules électriques les plus spectaculaires de ce salon est sans aucun doute la Mustang Match-E, de l’américain Ford. Un design spectaculaire pour des performances qui le sont tout autant, et avançant près de 480 kilomètres d’autonomie. Avec cette voiture, Ford vise clairement le Californien Tesla.

Design impressionnant et autonomie intéressante, la Mustang Match-e sera disponible fin 2020 pour un peu plus de 50 000$.

Enfin l’allemand Porsche s’est lui aussi converti à l’électrique, avec la berline 4 portes Taycan, qui vise la Tesla Model S.

Premier véhicule électrique pour la marque de Stuttgart, qui prend la forme d’une berline 4 portes.

Les mastodontes toujours bien là

Même si les véhicules électriques et l’écologie s’installent en maître, les emblématiques pick-up et autres véhicules utilitaires de plus de 5 mètres sont toujours là, avec des nouvelles versions.

Ainsi, Cadillac présentait le nouvel Escalade, «une légende réinventée», disponible en concession à partir de fin 2020.

Le nouvel Escalade de Cadillac.

Volkswagen présentait l’Atlas Cross Sport, une version coupée de son véhicule utilitaire l’Atlas, qui rencontre un certain succès au Canada.

Enfin, la jeune marque de luxe sud-coréenne Genesis, propriété du groupe Hyundai, a présenté le GV80, un véhicule luxueux aux proportions généreuses.

La gamme du jeune constructeur Genesis s’enrichit d’un véhicule utilitaire cossu.

16 millions $

La conscience environnementale n’a pas encore eu raison de la passion automobile, et l’édition 2020 du Salon de l’auto est en un bel exemple. Entre Bentley, Lamborghini et Rolls Royce trône la voiture la plus chère et la plus puissante du monde: La Voiture Noire de Bugatti: 16 millions $ et 1000 chevaux.

La marque de sport française (propriété du groupe Volkswagen) a créé cette voiture d’exception en hommage à la Bugatti Type 57 SC Atlantic, dessinée par Jean Bugatti en 1936.

Pas moins de six pots d’échappement pour la sportive alsacienne aux 1000 chevaux !

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L’ex-athlète olympique canadien Bruny Surin participera à la grande fête de clôture du Mois de l’histoire des Noirs du Centre francophone du Grand Toronto (CFGT), le samedi 29 février au centre Beanfield du Parc des Expositions

L’événement gratuit, qui prend toujours plus d’ampleur chaque année, comprendra une foire d’emplois de 13h30 à 15h, des ateliers et conférences de 15h30 à 17h, suivis d’un gala dînatoire avec Bruny Surin qui débutera à 17h30 et qui se terminera au rythme d’une soirée dansante à 22h30.

23 février 2019
Le gala du Mois de l’Histoire des Noirs du Centre francophone au centre Beanfield l’an dernier.

L’histoire africaine dans les écoles

Pourquoi et comment enseigner l’histoire des Africains et des afro-descendants dans les écoles? C’est le thème de la conférence d’Abdi Bileh Dirir et de Jean-Gardy Dumoulin, dirigeants de l’Association canadienne pour la promotion des héritages africains, basée à Ottawa.

Le Service d’emploi du CFGT offrira l’atelier sur les compétences culturelles, tandis que la modéliste et patronnière Arlette Ngung initiera les participants au bogolanfini, une technique malienne de teinture des tissus.

Abdi Bileh Dirir et Jean-Gardy Dumoulin

Danse et musique

La conférence de Bruny Surin, en ouverture de la soirée de gala, sera suivie de la danse et la musique du groupe Remesha Drums, de deux défilées de mode et d’un panel de discussion organisé par Radio-Canada.

Un grand repas y sera servi et les festivités se termineront avec une soirée dansante au son de la musique d’un DJ.

Le CFGT, avec sa clinique de santé et ses services d’installation, d’emploi et d’aide juridique, est le principal organisme communautaire francophone de la métropole, desservant notamment un grand nombre de nouveaux arrivants. Son siège social est situé au 3e étage du 555 rue Richmond Ouest, et il gère d’autres points de services à Scarborough, North York, Mississauga et à l’aéroport Pearson.

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Février est aussi le mois de la poutine! Parfaite occasion pour réessayer quelques-unes des poutines torontoises, et lever le voile sur les plus remarquables.

En théorie, la recette d’une bonne poutine est simple. Si le secret réside surtout dans la sauce, la qualité du fromage est elle aussi essentielle. Et enfin, pas d’indulgence envers les frites, qui doivent être maison, point de salut sinon.

Pourtant, force est de constater que beaucoup, beaucoup (beaucoup) de versions existent! Petit tour d’horizon.

Les traditionnelles

Pour ceux qui considèrent qu’on ne doit pas toucher à la recette québécoise originale, rassurez-vous. De nombreuses adresses torontoises vous proposent une poutine classique.

Sea With Fish & Chips ne fait pas seulement du poisson frit exquis. Leur poutine (à 10$) est également un régal. Des frites maison, larges et croustillantes, du fromage en grain en abondance, et une sauce brune qui a ce goût de viande emblématique.

Pas de doute, la recette est respectée, et les papilles exigeantes sont satisfaites! Le tout accompagné d’un filet de haddock frit, dans une ambiance britannique, Sea Witch Fish & Chips est la garantie d’un appétit assouvi.

Si le restaurant est surtout célèbre pour le poisson frit, la  poutine de Sea With Fish & Chips n’est pas en reste: c’est une des meilleures à Toronto.

Au jeu du respect des règles, Rudy se défend aussi très bien. Un des fondateurs du restaurant, Luke McCann, décrit ainsi le menu: «des hamburgers à l’américaine et des poutines à la québécoise». En effet, bien que Torontois, les deux créateurs de Rudy ont fait leurs études au Québec; ils maîtrisent donc leur sujet.

«Le fromage est local, les frites maisons, le bouillon est végétarien, et la recette secrète!». Des proportions généreuses, des produits de qualité, des prix contenus et un accueil chaleureux ont fait de Rudy notre coup de coeur de cette semaine!

Deux Torontois qui ont fait leurs études au Québec ne pouvaient que respecter scrupuleusement la recette.

Enfin, la poutine classique des Leslieville Pumps est une valeur sûre qui ne décevra pas. À l’arrière de cette station d’essence se niche la petite épicerie, dans un décor de film western. Pour 7$, le chef prépare une poutine maison, avec une sauce qui goûte le ketchup. Impossible dans ce cadre, de ne pas se sentir immergé dans le film d’animation Bagnoles!

Ambiance Western en plein Toronto chez Leslieville Pumps!

La plus canadienne

Du bacon grillé, du bacon cuit, des frites de patate douce, des frites de pomme de terre, du fromage en grains, et de la sauce (beaucoup de sauce): comment une poutine peut-elle être plus canadienne? Il ne manque que le sirop d’érable.

C’est la Poutine Lakeview (12$), l’une des sept recettes proposées par le restaurant du même nom. L’ambiance diner des années 70 ravira les nostalgiques et les affamés en recherche d’une atmosphère rétro.

Dans une ambiance rétro des années 70, le Lakeview propose plusieurs poutines, notamment une version on ne peut plus canadienne!

Une française et une belge

Moo Frites est d’abord connu pour ses frites belges (plongées dans la graisse de boeuf). Mais Moo propose également des poutines, de la plus classique à la plus originale (autour de 10$).

Peu salée, généreuse en proportion et avec des frites très croustillantes, cette poutine qui se mange dans un pot sur un coin de bar est parfaite pour les aficionados pressés mais exigeants!

En outre, une très large gamme de déclinaisons autour des frites est proposée, avec des influences japonaises, hollandaises, et bien sûr belges.

En plus des poutines, Moo Frites s’inspire des frites belges, donc dans un cornet, avec des recettes variées comme les Kimchi Frites.

Cluny Bistrot ose une revisite audacieuse, entre plat culte québécois, et recette traditionnelle française: le coq au vin. Si le mariage est surprenant, il fonctionne! Le bouillon devient une agréable et douce sauce au vin avec carotte et champignons, tandis que le fromage en grain est remplacé par du Saint Albert.

Il faut bien admettre que si ce mélange peut hérisser les poils d’un Montréalais, il y a bien des frites, de la sauce, et du fromage ! Le contrat est rempli, tout comme l’estomac (pour 20.90$ à partager).

Quand la culture québécoise rencontre la tradition française: une poutine coq au vin, loin des classiques mais très convaincant!

Du choix

Ce tour d’horizon, loin d’être exhaustif, enseigne une chose importante: il y a du choix, et beaucoup de versions de poutines à tester. Ces revisites correspondent au caractère multiculturel de la ville, et si certaines sont loin de la version originale, elles n’en manquent pourtant pas, d’originalité.

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Nous apprenions récemment que la Commission scolaire English-Montreal avait obtenu un financement du Programme de contestation judiciaire (PCJ) en soutien de ses procédures de contestation de la Loi 21 sur la laïcité au Québec. La Commission scolaire y a finalement renoncé.

La couverture médiatique a largement fait état des reproches formulés par le gouvernement du Québec sur l’octroi de ce financement, mais a malheureusement fourni peu d’information sur son importance pour les communautés de langue officielle en situation minoritaire.

Il m’apparaît donc primordial ici de rappeler certains faits omis sur le PCJ, particulièrement eu égard au rôle crucial que celui-ci a eu, et a toujours, dans le respect des droits linguistiques et l’épanouissement du français au Canada.

Droits à l’égalité

Le PCJ a vu le jour dans le contexte de la contestation de la Loi 101 au Québec et de l’affaire Forest au Manitoba à la fin des années 70.

Initialement prévu pour les droits linguistiques, le PCJ fut élargi afin d’inclure les droits à l’égalité. Durant les 40 dernières années, la pérennité du PCJ a été rudement mise à l’épreuve: annulé une première fois en 1992 par le premier ministre Mulroney, il fut rétabli en 1994 et finalement aboli en 2006 par le gouvernement Harper.

Cette dernière coupure incita la Fédération des communautés francophones et acadienne du Canada, appuyée par d’autres organismes, à entreprendre des procédures judiciaires contre cette décision. Une entente hors cour est alors intervenue, laquelle créa le Programme d’appui aux droits linguistiques, entré en vigueur en 2009.

Tel que son nom l’indique, ce dernier n’était destiné que pour les droits linguistiques et a obtenu un financement du gouvernement jusqu’en 2017. Depuis sa mise en œuvre en janvier 2019, le nouveau PCJ inclut désormais le financement des dossiers fondés sur la Loi sur les langues officielles (LLO) et rétablit la section des droits à l’égalité au programme.

En appui à des droits constitutionnels

Au-delà du caractère indépendant du PCJ, maintes fois souligné, il faut en comprendre le mandat pour cerner toute sa pertinence.

Le PCJ offre un financement aux Canadiennes et Canadiens en soutien de leurs procédures judiciaires pour des causes d’importance nationale qui visent des droits constitutionnels ou quasi constitutionnels en matière de langues officielles et de droits de la personne. Au cœur de ce mandat se retrouve l’accessibilité à la justice, notion faisant âprement défaut au pays.

Nul n’est sans savoir que le système judiciaire canadien est quasi-inaccessible pour le citoyen moyen et que des sommes exorbitantes sont rapidement engagées par les parties, sans compter la pression qu’elles subissent.

Cela étant, afin d’assurer l’accès à la justice pour les dossiers ayant une dimension nationale potentielle et visant un droit constitutionnel, il est indéniable que le PCJ constitue un atout au système judiciaire.

Jurisprudence honorable

Un survol de la jurisprudence permet d’éclaircir l’incidence du PCJ sur les droits linguistiques. Il a assurément permis la clarification et l’interprétation de ces droits, mais également leur mise en œuvre pour l’ensemble des communautés linguistiques en situation minoritaire au pays.

Pensons notamment à l’affaire Mahé, établissant que le droit de gestion et de contrôle des écoles par les communautés de langue officielle en situation minoritaire est inclus à l’article 23 de la Charte canadienne. Encore, l’affaire Arsenault-Cameron qui revient sur ce droit de gestion et de contrôle, précisant qu’il inclut le pouvoir de ces communautés de déterminer l’emplacement optimal de l’établissement scolaire.

Au-delà des grands principes juridiques, l’affaire Paulin, reconnaissant l’obligation d’offre de services dans les deux langues officielles sur tout le territoire du Nouveau-Brunswick par la GRC, est un autre exemple pour lequel le PCJ a fait une différence concrète pour les citoyennes et citoyens.

En Ontario, qui peut affirmer avec certitude qu’en l’absence du PCJ, la communauté franco‑ontarienne aurait conservé l’hôpital francophone Montfort ou obtenu une entente pour l’Université de l’Ontario français?

Témoignages à l’appui

Dans son rapport final de l’étude de la perspective des Canadiens au sujet d’une modernisation de la Loi sur les langues officielles du Canada, le comité sénatorial permanent des langues officielles a recommandé de consacrer le volet droits linguistiques du PCJ ainsi que son financement dans la nouvelle LLO.

Cette recommandation fait écho aux nombreux témoignages recueillis concernant la nécessité de favoriser l’accès à la justice, l’historique houleux du PCJ et ses répercussions favorables à l’épanouissement des communautés de langue officielle.

L’objectif est d’assurer une certaine pérennité au programme de sorte que tout gouvernement ultérieur souhaitant l’abolir doive procéder par une modification législative, requérant ainsi un degré de transparence additionnel.

Le climat politique entourant le débat sur le PCJ et le manque de nuances dans l’information transmise par certains analystes privent la population canadienne d’une compréhension pleine et entière du bienfondé de cet instrument.

Reconnaissons d’une voix commune la mission et l’impact positif de cet outil pour les communautés de langue officielle en situation minoritaire et l’épanouissement de la langue française au pays.

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