Catégorie : L’Express

Bonjour, je m’appelle Kia Skeete, maintenant je sais parler trois langues: le français, l’anglais et l’espagnol.

Vous vous demandez probablement comment je suis arrivée ici? Pourquoi suis-je en FSL1200 à Glendon? Eh bien, j’ai une passion inexplicable pour les langues.

Enthousiasme

Comment suis-je arrivée à avoir cette passion? Peut-être que je ne le saurai jamais. Avec deux parents anglophones et une soeur semi-intéressée, comment créer un enthousiasme linguistique?

Ma langue maternelle, c’est l’anglais. Je m’identifie plurilingue ou trilingue, mais il n’y a personne dans ma famille qui est vraiment bilingue, je suis la seule. Ma soeur a une bonne compréhension du français, mais c’est tout!

Je pense que j’ai un niveau intermédiaire en français, avancé en anglais et quelque part entre débutant et intermédiaire en espagnol.

Jamaïcaine-Guyanaise-Écossaise-Canadienne

Mes deux parents sont nés au Canada. Mon père est d’origine jamaïcaine et guyanaise et ma mère est canadienne écossaise. À la maison nous parlons seulement anglais.

Quand j’étais petite, j’étais en immersion. Mais après trois ans, ma famille a déménagé et j’ai dû intégrer une nouvelle école. Cette école n’avait pas de programme d’immersion, donc j’ai dû m’inscrire dans un programme de Core French.

J’ai eu beaucoup de chance avec mes professeures de français qui étaient toutes passionnées par le français. J’apprends également l’espagnol depuis la dixième année de l’école secondaire.

À mon école secondaire, les deux langues, l’espagnol et le français, étaient enseignées de la même manière. Les professeurs nous ont fait faire beaucoup d’activités de grammaire et des présentations orales. La répétition des temps de verbe m’a aidé pendant mes premières années d’apprentissage du français.

Du français à l’espagnol à l’italien

Après ces deux années, j’avais un très bon niveau de compréhension. Je pense que je m’exprimais plutôt bien oralement et j’avais plus de confiance en parlant à l’époque que maintenant. J’adore le français et j’aime le parler. Mes enseignantes ont fait un bon effort, mais j’aurai aimé qu’elles mettent plus l’accent sur l’oral.

Ma professeure d’espagnol était colombienne, sa langue maternelle c’est l’espagnol et il y a des nuances qu’elle a partagé qu’on ne peut pas apprendre sauf d’une locutrice native. Par exemple, en Espagne ils utilisent le mot «vosotros» (vous), mais en Amérique du Sud ils utilisent «ustedes».

Elle a mentionné que les Barcelonais parlent avec un zézaiement. Je pense que ma professeure d’espagnol a fait un bon effort pour parler autant espagnol que possible, et cela a aidé ses étudiants avec leur compréhension de la langue.

Comprendre les autres cultures

Ma passion pour les langues est venue de la compréhension des autres cultures. Le français m’a aidé pendant mes voyages en France, au Maroc et en Italie, car il y a des ressemblances entre le français et l’italien.

De plus, quand j’étais en Espagne, j’ai parlé un peu espagnol et plusieurs fois je l’ai utilisé pour lire les cartes. Mais je manque encore de vocabulaire pour parler au quotidien.

De plus, j’ai peur de parler en français avec des locuteurs plus avancés. C’est plus facile de parler avec ceux qui ne me corrigent pas.

Transmettre les langues

Selon moi, les langues sont essentielles à la vie et qu’elles sont nécessaires pour la compréhension des autres.

L’apprentissage d’une langue a une valeur inestimable et la possibilité de partager mes connaissances avec mes enfants m’est précieuse. J’ai une nièce et je voudrais lui enseigner le français en utilisant les compétences que j’ai apprises dans ce cours.

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Les Raptors de Toronto ont enchaîné une deuxième défaite consécutive à domicile, jeudi soir face aux Rockets de Houston. Pour tenter de mettre à mal le meilleur scoreur de la NBA James Harden, Nick Nurse a tenté une tactique défensive qu’il a maintenu tout au long du match. Cette dernière puisant beaucoup dans les ressources physiques de ses joueurs et laissant le rebond défensif vulnérable a connu ses limites en fin de match.

Les Texans, connus pour leur style de jeu fait de tir à 3-points à outance, n’en demandaient pas tant. Ils ont tout simplememt battu le record de nombre de tirs primés tentés (55) et réussis (22) par un adversaire dans l’histoire des Raptors.

Si les Torontois ont pris brièvement les devants dans le trosième quart, James Harden et ses coéquipiers ont fini beaucoup plus fort. Ils ont géré parfaitement leur avance, acquise en fin de troisième quart. Ils s’imposent au final 109-119 avec Harden à 23 points, qui a su prendre le peu que la défense lui a donné (7/10 au tir dont 3/4 à 3-points).

Il a parfaitement été secondé par ses joueurs de compléments. McLemore termine avec 28 points (8/17 à 3-points). PJ Tucker avec 18 et House Jr avec 16 en sortie de banc. Clint Capela a pour sa part fait le sale boulot au rebond et en défense. Il signe 13 prises dont 8 offensives. Enfin, tout en étant maladroit (5/22 et 7 balles perdues), Russell Westbrook a eu un impact important sur le match. Il termine en triple double avec 13 points, 10 rebonds (dont 4 offensifs) et 11 passes décisives.

Siakam a sombré

Côté Raptors, Siakam a connu un match à deux visages. Tranchant en première mi-temps, il a été éteint en deuxième par un invité surprise en défense chez les Rockets: James Harden. Solide au poste, le barbu préféré des fans de NBA a très bien défendu sur le Camerounais. Il l’a beaucoup gêné par sa capacité à chercher la balle dans ses bras. P. Skills termine le match avec 24 points à 9/22 au tir, mais seulement 2/8 en deuxième mi-temps.

L’une des staisfactions du soir vient de Kyle Lowry. Après son retour raté face à Miami, le meneur a retrouvé des couleurs. C’est lui qui a été à l’origine du retour au score de son équipe qui est passée brièvement devant au score. Il termine avec 19 points et 8 passes. Et surtout, une adresse à 3-points retrouvée (3/5).

Le film du match

Le début de match est des plus intéressants. La défense des Raptors est concentrée sur James Harden pris en individuel par Anunoby sans ballon et à deux chaque fois qu’il a la balle en main. Le reste de l’équipe défend en quatre contre quatre pendant qu’Harden reste proche du milieu de terrain. Cela a pour effet d’anihiler complètement le meilleur marqueur de la NBA. Ses coéquipiers parviennent à assurer la marque et prendre les devants dans la rencontre par une bonne adresse à 3-points et une bonne activité au rebond offensif.

Toronto est plus laborieux par séquences en attaque, mais peut compter sur un Siakam déjà à 14 points (25-27). Houston finit mieux toujours grâce à sa bonne adresse de loin. Les visiteurs mènent 28-34 après un quart temps.

Les Rockets profitent de nombreux rebonds offensifs laissés par la défense torontoise et de nombreuses pertes de balle des Raptors de l’autre côté du terrain pour creuser l’écart en début de deuxième quart. Tucker et House sont adroits de loin. Les Texans prennent 12 longueurs d’avance à la mi-parcours dans cette deuxième période (38-50). La dynamique demeure la même sur la seconde partie de la période. En réalisant un bon passage dans la dernière minute grâce à deux fautes provoquées par Lowry, les champions en titre limitent la casse. Ils ne sont menés que de 8 points à la pause.

A la mi-temps Houston shoote à 11/24 à 3-points et a inscrit 16 points en seconde chance sur 8 rebonds offensifs. Pendant ce temps-là, Harden, privé de ballon, est à 6 points avec seulement trois tirs tentés.

Toronto devant pour la première et la dernière fois

Nick Nurse poursuit avec la même tactique défensive en deuxième mi-temps. Elle finit par porter ses fruits avec une adresse de loin en baisse côté Rockets. Cela permet aux Raptors de profiter de nombreuses contre-attaques et de revenir petit à petit dans la partie. Kyle Lowry est incisif et Toronto passe devant pour la première fois du match (86-83). Un regain d’adresse sur des tirs ouverts de loin permet aux visiteurs de mieux finir le troisième quart et de mener 88-94 au terme de celui-ci.

La tactique défensive de Nick Nurse va finir par connaître ses limites. Les Torontois ne parviennent pas à régler leur problème au rebond défensif. Houston parvient à garder une adresse de 40% à 3-points avec beaucoup de shoots ouverts. Les aides défensives nécessaires pour compenser la prise à deux systématique sur Harden finissent par fatiguer les joueurs qui perdent en lucidité en attaque. Les hommes de Mike D’Antoni mènent 105-113 à 3 minutes 24 de la fin et semblent maîtriser la rencontre. Les Torontois ne reviendront jamais. Les Rockets s’imposent 109-119.

Réactions

Fred VanVleet (meneur des Raptors): « Je pense que nous avons fait un bon travail pour exécuter notre plan de jeu. Je ne pense pas que nous avions fait ce pari en s’attendant à ce qu’ils shootent à 40% et qu’ils en mettent 22. Il faut donc leur donner du crédit. Ils ont rentré leurs tirs. C’est ce que nous voulions avant le match, essayer d’exécuter le plan de jeu de la meilleure manière possible.

Je pense que nous aurions pu sortir encore plus sur les tirs, aller chercher certains rebonds pour l’exécuter plus parfaitement. Mais de manière générale, nous avons fait du bon travail. Je trouve que notre attaque a été stoppée à certains moments. Ça nous a pas vraiment aidés. Ils ont scoré combien, 119, 120? Nous aurions dû scorer un peu plus et rentrer un peu plus de tirs. C’est le jeu, parfois vous lancez le dé et vous perdez. »

James Harden (arrière des Rockets):

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James Harden après Raptors Rockets (5/12/19)

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Quand on fait partie du conseil d’administration d’une compagnie de théâtre de création, on se trouve aux premières loges pour être témoin de son processus créatif. C’est l’une des grandes motivations des membres du CA du Théâtre La Tangente, dont je fais partie, pour s’engager dans ce genre d’aventure.

Quand ce processus s’étale sur sept années, comme c’est le cas pour la trilogie AmericanDream.ca du dramaturge Claude Guilmain (et directeur général de La Tangente), on a envie d’assister aux réunions avec du pop-corn pour l’écouter nous livrer une clé de plus sur les hasards de la route qui ont alimenté la création de sa pièce.

Lorsque j’ai interviewé Claude la semaine dernière, il venait de terminer une série de conférences (en français) sur la structure dramatique dans le cadre de la programmation Author Talks & Lectures de la Bibliothèque publique de Toronto. S’il y a une leçon que ses auditeurs ont retenue, c’est que nul détail de nos vies n’est trop anodin pour servir d’étincelle à la création.

Un 11 septembre 2001

La fascination du dramaturge pour le lien existant entre le monde intérieur des individus et l’histoire collective s’est cristallisée le 11 septembre 2001.

Les yeux rivés sur son écran avec le reste du continent, Claude était sous le choc alors que sa conjointe recevait, en arrière-plan dans la cuisine, un appel annonçant la mort d’un membre de la famille. Deux drames. Deux échelles.

Cette image s’est traduite dans la pièce AmericanDream.ca par cette réflexion du personnage de Brigitte, prof d’histoire. «Ç’a pas pris de temps que j’ai compris que l’attaque sur le World Trade Center avait donné carte blanche aux Américains en politique étrangère pour les vingt prochaines années. Ma tante, elle, quand y est question du 11 septembre, c’est pas aux tours de New-York qu’à pense. À pense à sa soeur.»

Les propos d’Émilie, son personnage militaire déployée en Afghanistan, ne relèvent pas de la fiction eux non plus. Il vient de la bouffée d’adrénaline vécue par Guilmain lors du tournage de son documentaire en Afghanistan avec le 22e Régiment.

Une scène multimédia d’AmericanDream.ca, de La Tangente, qui a été jouée au TfT en 2017. (Photo: Marianne Duval)

Apprendre qu’on a un cancer

L’expérience du personnage de Maude qui apprend qu’elle a le cancer, puise mot pour mot dans celle de sa conjointe Louise Naubert (la directrice artistique de La Tengente). C’est d’ailleurs elle qui joue le rôle de Maude lorsque la pièce se retrouve sur scène.

Ce petit détail permet d’apprécier l’interprétation subtile de Louise Naubert: elle ne joue pas son propre rôle, mais bien celui d’une autre femme, avec une gestuelle et un bagage différents, réagissant de façon similaire à la même situation dans laquelle elle s’est trouvée.

Moins dramatique cette occasion où Guilmain et le directeur technique de La Tangente, Duncan Appleton, se prenaient la tête avec de gros problèmes techniques de décor.

On a alors entendu fuser un segment audio célèbre de Kennedy: «We chose to go to the Moon in this decade and do the other things, not because they are easy, but because they are hard». Claude l’avait fait jouer en douce pour détendre l’atmosphère. L’équipe s’est écroulée de rire. Le segment s’est retrouvé dans la pièce.

Dans AmericanDream.ca, une famille traversée de drames personnels. (Photo: Marianne Duval)

Fiction sur une histoire vraie

Quant à l’intrigue qui lie les trois parties de la trilogie – qu’on ne révélera pas ici – il faut savoir qu’elle est tirée de l’histoire familiale de Claude Guilmain.

Sa famille a vraiment vécu pendant un an à Cedar Rapids en Iowa.

Il a bel et bien un grand-père mystérieusement disparu dans les années 40.

Il a réellement retrouvé la trace en Nouvelle-Orléans grâce au site Ancestry. «Il y avait des bouts de la pièce qui me suppliaient de les écrire», s’amuse l’auteur.

De la scène au papier

Pas besoin d’avoir assisté à la mise en scène de la trilogie pour apprécier l’humour des personnages et de leurs interactions dans le texte d’AmericanDream.ca. Pas besoin des ingénieux effets multimédias des présentations sur scène, pour s’imprégner dans le tourbillon des événements.

Les monologues qui campent parfaitement les personnages, ainsi que le montage serré des dialogues donnant au texte un rythme cinématographique, démontrent la confiance de l’auteur en l’intelligence de ses lecteurs.

En librairie depuis le 13 novembre dans sa version intégrale et en version électronique sur Amazon, AmericanDream.ca sera en vente jeudi, vendredi et samedi au Salon du livre de Toronto, sous l’enseigne de LInterligne, au stand du Regroupement des éditeurs franco-canadiens (RÉFC).

Dessin de Claude Guilmain pour AmericanDream.ca

Vedette internationale

Vers la fin de notre entretien se déroulant dans la vitrine d’un café de la rue Yonge, nous sommes interrompus par une jeune femme excitée qui lance à Claude: «Oh my God! I thought you were Michael Douglas!» La situation est hilarante, considérant que l’acteur américain joue présentement le rôle d’un prof d’art dramatique dans une série Netflix.

Et que cette fan vient d’illustrer notre façon moderne de vivre le rêve américain! Il y a fort à parier que la photo de notre dramaturge torontois figure maintenant sur le compte Instagram de cette femme avec la mention: «Can’t believe I almost saw #micheldouglas in a Toronto Café! #almostfamous»

Michael Douglas

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Le 23 septembre 1992, Manon Rhéaume a réalisé un exploit qui n’a jamais été égalé jusqu’à ce jour. Elle est devenue la première femme à participer à un match de la LNH. L’Express s’est entretenu avec cette pionnière du hockey.

Avec ses frères

Originaire de Québec, Manon a commencé à jouer au hockey très jeune en compagnie de ses frères. Comme ils n’avaient pas de gardien, elle s’est offerte pour jouer à cette position.

Ayant fait ses preuves et attirant l’attention des Draveurs de Trois-Rivières, elle a été la première femme à disputer un match dans la LHJMQ.

Le Lightning frappe à sa porte

Le grand Phil Esposito a vu une vidéo de ses performances et a approché Rhéaume pour l’inviter au camp du Lightning de Tampa Bay, le club d’expansion qu’il venait de fonder.

«Beaucoup de gens m’ont dit que je n’avais pas l’expérience des autres gars invités, qu’ils m’ont simplement invité parce que je suis une fille. Je me suis fait dire non tellement de fois quand j’étais jeune pour jouer à un haut niveau, parce que j’étais une fille, et ce même si j’étais assez bonne. Je me suis dit que si quelqu’un me disait oui, j’allais foncer et y aller parce qu’en bout de ligne, ça n’avait pas d’importance la raison pour laquelle ils m’ont invité, je devais quand même me prouver sur la glace.»

Manon Rhéaume dans l’uniforme du Lightning en 1992.

«Je me suis dit, la pire chose qui peut arriver est que j’aie un mauvais camp. Les gens vont oublier le lendemain. Mais la chose la plus folle est que je pourrais y aller, bien performer au plus haut niveau possible, avoir un contrat et jouer au hockey professionnellement pour des années. Pour moi, ça valait la peine de prendre le risque.

Je ne voulais pas vivre ma vie avec des regrets et me dire «what if?». Je ne voulais pas penser à ça 10 ans plus tard donc j’y suis allée. J’ai trouvé que les gens étaient très focusés sur l’aspect publicité et non ma performance.»

Le meilleur moment

«La première fois que j’ai sauté sur la glace dans le mini tournoi. C’était une partie de 2 périodes et j’étais dans les buts en 2e. Je savais que ça serait un moment crucial pour moi et que cette performance allait donner le ton. Je n’avais jamais joué à ce niveau et je n’ai accordé aucun but sur 14 lancers.»

«Je me souviens être retournée à mon vestiaire et m’être regardée dans le miroir en me disant Wow! C’est comme si j’avais quelqu’un à l’intérieur de moi qui m’aidait durant cette partie. C’était un feeling incroyable.»

David qui?

«En fait, je n’avais aucune idée que mon histoire allait avoir le genre d’impact qu’elle a eu. Quand j’y suis allée, j’étais jeune et ne parlait pas vraiment bien anglais. Je me souviens que, quand on m’a demandé d’aller à David Letterman, je ne savais pas qui était David Letterman! J’étais de Québec et francophone!»

«Ça m’a pris des années à réaliser que c’était gros et que ça a eu un impact sur beaucoup de monde.»

Les Jeux de Nagano

«La première journée que l’autobus est arrivé au Village olympique, juste de descendre du bus, les papillons et le feeling que je sentais à l’intérieur de moi, c’était juste incroyable. En marchant dans les cérémonies d’ouvertures, il était impossible d’enlever les sourires de nos visages. C’était un moment extraordinaire. Ensuite quand tu arrives sur la glace, tu te concentres sur le hockey, mais tu es tellement fière d’être là, de représenter ton pays et de jouer au plus haut niveau.»

Manon Rhéaume lors des Jeux olympiques d’hiver de Nagano en 1998.

La pression?

«Ce qu’il faut savoir, c’est que si tu choisis d’être gardien de but, tu dois être capable de gérer la pression. Je pense que c’était probablement ma plus grande force, ma force mentale et d’être capable de vivre avec la pression. C’est comme si le plus de pression j’avais, le mieux je performais.»

«Si tu regardes mon gabarit, mes jambières, je ne mesurais pas 6 pieds. Je me devais d’avoir quelque chose que les autres n’avaient pas, et c’était cette force mentale et d’être capable de jouer sous ces conditions.»

L’après hockey

Après avoir pris sa retraite et travaillée pour la compagnie d’équipement Mission Hockey, Manon s’est jointe il y a quelques années au programme de hockey mineur Little Caesars.

«Je suis au Michigan depuis des années. Darren Eliot, qui est un ancien gardien de la LNH, était en charge du programme de hockey pour jeunes de Little Caesars. Nos deux fils aînés ont joué au hockey ensemble et un jour il m’a demandé si je serais intéressée à m’impliquer dans le programme pour filles.»

«J’ai toujours aimé coacher les filles et pouvoir partager les choses que j’ai apprises. J’ai toujours trouvé que le hockey n’est pas juste de jouer un sport, mais j’ai aussi appris beaucoup de leçons de vie à travers les années. J’en suis à ma 4e année et le programme remporte beaucoup de succès. Nous avons développé une culture et nous focusons sur les bonnes choses.»

Manon Rhéaume, 27 ans plus tard et toujours très impliquée dans le hockey.

«Je dis toujours à mes filles: «si vous vous souvenez juste de deux choses par rapport à moi, ça devrait être le respect et l’éthique de travail. Ce sont les deux choses les plus importantes qui peuvent vous aider pour le reste de vos vies.»

Un long-métrage en chantier

Un film sur sa carrière est en préparation. «Tout est en place et nous attendons le financement final pour commencer la pré-production et production. Le but est de filmer cet été.»

C’est vraiment intéressant de faire partie du projet au complet et d’apprendre comment l’industrie fonctionne. Maintenant j’ai une meilleure idée de tout ce que ça prend pour faire un film, ce que ça implique et aussi pourquoi des fois, ça prend des années à faire.»

Manon (à gauche) en compagnie de la productrice et actrice Angie Bullaro (à droite).

Le Temple de la Renommée

Il est facile de croire que la seule femme a avoir joué dans la LNH se retrouvera éventuellement au Temple de la Renommée du Hockey. Qu’en pense la principale intéressée?

«C’est sûr que s’ils me considèrent un jour, ça serait un honneur immense et je serais honorée de faire partie des femmes qui font partie du Temple. C’est tellement un groupe de femmes fortes. Je suis reconnaissante pour tout ce qui m’est arrivé dans la vie et si ça arrive, tant mieux.»

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Après une victoire dans la douleur sur le parquet d’Orlando vendredi (83-90), les Raptors de Toronto retrouvaient l’Aréna Scotianbank ce dimanche pour débuter une série de trois grosses affiches. En entrée, le Jazz d’Utah était au menu avant de goûter au Miami Heat en plat de résistance mardi et les Rockets de Houston en dessert jeudi.

Le moins que l’on puisse dire c’est que les Raptors avaient faim. Ils ont croqué tout cru une équipe d’Utah dépassée en première mi-temps. A la pause l’écart était de 40 points pour les locaux, un record historique. Les joueurs de Quin Snyder ont à leur tour écrit l’histoire en se réveillant en troisième quart, où ils ont inscrit 49 points. Mais c’était trop peu trop tard. Toronto a géré tant bien que mal son avance s’imposant au final de 20 points (130-110).

Le fil du match

Marc Gasol profite de l’attention concentrée sur Siakam pris à deux systématiquement en début de match et de la volonté de Rudy Gobert de protéger la peinture, pour s’illustrer. L’Espagnol inscrit deux tirs primés, sert parfaitement Siakam sur une passe lobée et signe même un dunk. Les Raptors mènent 13-9 après 5 minutes 30 de jeu. La défense torontoise est imperméable en ce premier quart, pendant que celle des visiteurs ne trouve pas la solution pour stopper Gasol (11 points) et Siakam (12). Toronto compte rapidement 17 points d’avance (28-11) et conserve cet écart au terme du premier quart (37-20).

Sur leur lancée, les Raptors sont inarrêtables en deuxième quart. Rondae Hollis-Jefferson fait le spectacle. VanVleet distribue le jeu et se montre adroit de loin. Anunoby est infranchissable en défense. Toronto prend 25 longueurs d’avance (52-27).

Les champions en titre concluent ce cavalier seul en première mi-temps sur le score de 77 à 37! A la pause, les hommes de Nick Nurse affichent un incroyable 13/19 à 3-points (68%) et tirent avec une réussite globale de 60%. Pascal Siakam compte déjà 26 points au compteur. L’écart de 40 points constitue un record dans l’histoire de la franchise à la mi-temps.

Un quart temps historique pour Utah

Les Raptors se relâchent totalement en défense au retour des vestaires. Ils encaissent pas moins de 42 points en 10 minutes. Le Jazz retrouvent des couleurs en attaque et revient à 95-79 avec encore 14 minutes à jouer. Heureusement pour les Torontois, l’attaque reste dans une bonne dynamique. TO encaisse finalement 49 points sur cette troisième période (record sur un quart dans l’histoire du Jazz), mais en inscrit tout de même 30 pour garder une avance confortable (107-86).

Le Jazz revient en quatrième quart avec un cinq exclusivement composé de remplaçants, avec la première apparition sur le terrain de Dante Exum et Georges Niang. Si dans un premier temps ce mouvement paraît être un signe de résignation de l’entraîneur visiteur, cette formation parvient à revenir à -16.

Il faudra finalement le retour de Siakam, VanVleet et Gasol face à ceux de Conley et Gobert pour que Toronto fasse baisser les armes à Quin Snyder avec un retour à +22 qui scelle définitivement le sort du match (118-96). Les Raptors s’imposent finalement sur le score de 130-110.

Les champions en titre font désormais partie du groupe très fermé des équipes de NBA n’ayant pas perdu à domicile en compagnie de Philadelphie, Boston et Miami. Ils restent sur une série de 7 victoires consécutives et occupent seuls la deuxième place de la conférence de l’est (15 victoires et 4 défaites) derrière les Bucks de Milwaukee (17-3).

Réactions

Pascal Siakam (ailier des Raptors): « J’étais fou. J’étais fou contre moi-même (après sa contre-performance à Orlando). En tant que compétiteur, j’ai toujours été comme ça. Tu comprends qu’il y a des mauvais matchs et que les tirs ne vont pas rentrer dans ces mauvais matchs. Avec cette mentalité, tu as cette envie d’y retourner et d’être à nouveau sur le terrain. Moi, je voulais rejouer dès hier. Je le voulais à ce point. Ça fait partie du jeu, je continue à apprendre, à grandir. Dans les matchs où tu n’arrives pas à marquer, tu dois trouver d’autres façons d’aider l’équipe. Et tant que nous gagnons, ça nous va. »

Rudy Gobert (pivot du Jazz):

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Rudy Gobert après Raptors Jazz (1/12/19)

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