Catégorie : L’Express

Comme la ville de Toronto est mise sur pause pour quelques semaines, voici des suggestions d’activités à faire dans le confort de votre maison.

Développer votre passion

Pour toutes les fois où on s’est dit…et si j’avais le temps, j’aimerais approfondir mes connaissances ou m’améliorer dans… Alors, présentement, vous avez le temps! Aujourd’hui, grâce au web, vous pouvez écouter plein de tutoriels et vous documenter pour développer votre passion.

Apprendre une nouvelle langue

Pour apprendre une nouvelle langue, il suffit de se faire l’oreille et de se familiariser avec la grammaire de la langue d’apprentissage. Alors, suivez un cours en ligne, lisez des articles ou des livres, écoutez des baladodiffusions. Regardez des séries et des films avec des sous-titres et changez la langue de votre téléphone cellulaire pour la langue d’apprentissage désirée.

Faire du sport

Ce n’est pas parce que la salle de sport est fermée qu’il faut arrêter de s’entraîner. Plusieurs entraîneurs ont leurs propres chaînes YouTube. Allez hop, habillez-vous comme à la salle de sport et bougez. Évidemment, vous pouvez aussi aller courir autour du bloc ou dans le parc.

Lire des livres

Lisez toute la pile de livres dans votre bibliothèque, que vous n’avez pas encore eu le temps de lire. Ou relisez vos livres préférés qui vous rappelleront sans doute des souvenirs.

Lecture. Photo: Pexcels

Faire de la méditation

Mettez votre ordinateur face à vous et regardez des tutoriels YouTube sur la médiation tout en écoutant de la musique calme. Prenez une grande inspiration et méditez.

Écouter des séries ou des films

Avec toutes les chaînes comme Netflix, Disney+, HBO, etc., mettez-vous à jour dans vos séries télé. Commencez celle que vous n’avez pas encore eu le temps de regarder. Revisitez vos classiques et, bien sûr, visionnez les films que vous n’avez pas encore en vus.

Cuisiner

Cuisinez vos recettes préférées et testez de nouvelles recettes se retrouvant soit dans vos livres, soit dans des sites web. Vos papilles gustatives vous remercieront.

Cuisine. Photo: Pexels

Faire le ménage du printemps

Comme le printemps arrive à grands pas, vous pouvez mettre votre maison sens dessus dessous. Nettoyez, passez un bon coup de balai et retrouvez des souvenirs perdus. De plus, lorsque la vie à Toronto va reprendre tranquillement son cours, vous allez être content que ce ménage printanier soit fait.

Magasiner en ligne… localement

Même si vous ne pouvez pas vous rendre sur place, vous pouvez continuer à magasiner en ligne. Encouragez les entreprises locales pour les aider dans cette sombre période.

Prendre le temps

Prenez le temps de respirer, de vous reposer et de réaliser les choses que vous vouliez faire depuis très longtemps dans votre demeure, mais que vous reportiez par manque de temps.

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L’auteur-compositeur-interprète torontois Christien Paul vient de lancer son premier album de chansons françaises accompagnées principalement au ukulélé. Intitulé Welcome to Lyon, il raconte sa rupture d’avec son amoureuse française.

Il dit aussi que son album est destiné aux étudiants, puisqu’il relate son périple en Europe.

L’histoire derrière son album

En 2016, Christien Paul quitte tout pour s’installer en France avec la fille qu’il aime, muni d’un visa PVT – programme vacance travail. Malheureusement, leur relation prend fin.

Même si son plan initial n’était pas de rester en France, il a décidé de poursuivre son aventure sur le vieux continent pendant quatre ans, en profitant pour voyager à travers l’Europe avec son ukulélé.

C’est également en France qu’il a trouvé une maison de disque – C’est Pas Des Manières – pour produire son premier album. «Je voulais terminer la production de l’album avant de rentrer, et c’est mission accomplie, alors je suis de retour à Toronto.»

Le chanteur Christien Paul. (Photo: Lane Dorsey)

Un point de départ

Suite à sa rupture, Christien Paul n’a pas abandonné l’idée de reparler à son ex-copine à propos de leur histoire.

«Vue qu’elle ne parlait pas l’anglais, il fallait que je traduise mes pensées. C’est un peu compliqué, car il y a des expressions qui ne se traduisent pas.»

«Après avoir fait une liste de tout ce que je voulais lui dire, j’ai étudié pendant un an la poésie française: Hugo, Baudelaire, Prévert et même les auteurs tels que Gainsbourg, Aznavour et Barbara.»

Pour réaliser son album, il s’est d’ailleurs inspiré des nombreuses lettres que lui et son ex-copine se sont envoyées, ainsi que de ses réflexions personnelles.

Il a retravaillé tous les textes qu’il avait en sa possession en leur ajoutant une mélodie, et c’est devenu une histoire du début jusqu’à la fin.

Bruits de fond

L’enregistrement du premier simple Je n’oublierais jamais a été très marquant pour Christien Paul. Il raconte l’avoir enregistré dans son appartement.

«C’était l’été, et il y avait tellement de problèmes. Il fallait éteindre les lumières parce qu’elles faisaient du bruit. Quand je l’ai réécoutée, j’entendais le moteur du réfrigérateur. Je suis allé le débrancher. Après, il fallait que j’enlève ma chemise parce que le ukulélé glissait et que j’entendais le bruit. J’ai malgré tout réussi à l’enregistrer, mais je n’oublierais jamais», s’esclaffe Christien Paul.

Projets d’avenir

Prochainement, Christien Paul sortira deux simples en français. «Jusqu’à maintenant, toutes mes chansons françaises sont jouées au ukulélé, mais les prochaines seront jouées avec d’autres instruments de musique. L’une des chansons sera jouée au piano, l’autre à la guitare.»

La soirée de lancement pour l’album Welcome to Lyon de Christien Paul, qui devait avoir lieu au bar The Painted Lady le 21 mars prochain, est reportée à une date ultérieure en raison du  COVID-19.

Primeur

Voici en primeur une version accoustique au ukulélé de la chanson Je n’oublierais jamais. Cette vidéo a été tournée dans le magasin d’instruments de musique Long & McQuade.

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Secondée par huit de ses associations membres, la Fédération des aînées et aînés francophones du Canada (FAAFC) démarre en 2020 un grand projet dont l’objectif est de briser l’isolement des personnes âgées.

«On peut être isolé de plusieurs façons. La maladie, un conjoint qui décède. On peut aussi être isolé en hiver à cause d’une tempête de neige ou quand on habite en milieu rural. Et on peut l’être aussi par la langue.»

C’est à partir de la Colombie-Britannique que Stéphane Lapierre va coordonner pour la FAAFC un ambitieux programme, auquel vont participer sept provinces et un territoire, pour faire sortir de leur isolement des milliers de personnes âgées.

Trois initiatives

Sensible à ce problème, le gouvernement canadien par l’entremise du programme Nouveaux Horizons a octroyé quelque 3 700 000 $ pour l’implantation de trois initiatives d’envergure:

– la conception d’un centre d’activités téléphoniques pour aînées et aînés francophones,

– la création d’un réseau de sentinelles entre aînées et aînés francophones

– et enfin la mise en place d’une plateforme informatique de partage assurant la gestion et la livraison de formations et d’animation d’activités en ligne pour les 50 ans et plus.

Stéphane Lapierre explique que, dans un premier temps, l’énergie de la FAAFC et de ses partenaires se concentrera particulièrement sur les deux premiers projets.

Connect’Aîné

Connect’Aîné sera lancé officiellement en avril. Ce sera plus qu’un simple service téléphonique. En fait, on parle de téléconférence. Les gens qui y participeront pourront discuter, échanger, dialoguer sur différents sujets, mais à distance depuis leur foyer.

Il faut savoir que parfois, les distances sont grandes entre diverses communautés francophones dans une région donnée, que ce soit au Nouveau-Brunswick, en Ontario ou au Yukon.

Sentinelle

Le deuxième volet portera le nom de Sentinelle entre aînés francophones. Gratuite comme la première pour les participants, cette initiative permettra aux aînés qui sont tout fin seuls d’être contactés par des bénévoles, qui prendront de leurs nouvelles et feront le point sur leur état de santé.

La FAAFC et ses associations membres – comme la FARFO en Ontario – veilleront à la formation de ces bénévoles.

Financement

Quant à la troisième initiative, sans mentionner de date de démarrage, Stéphane Lapierre affirme que celle-ci financera les deux autres.

Il est prévu que les formations qui seront données sur cette plateforme informatique ne soient pas gratuites. Animations d’activités et formations seront suivies par l’ensemble des communautés francophones à travers le Canada.

Qu’ils soient de la Nouvelle-Écosse, du Nouveau-Brunswick ou du Yukon, ceux et celles qui se sont confiés à Francopresse ont tous démontré un enthousiasme hors du commun face à l’objectif de vaincre la solitude des aînés.

Défis de déplacement

Anne LeBlanc, coordonnatrice du programme Connect’aîné pour le Regroupement des aînés de la Nouvelle-Écosse, connaît fort bien la difficulté que certains aînés ont pour se déplacer.

Elle a déjà des idées de sujets pour ce premier volet. «Il y aura des animateurs d’ateliers qui vont les faire parler de leurs souvenirs d’école, par exemple.» Consciente que ce projet va demander des efforts, son association vise tout d’abord les secteurs de Clare et d’Argyle. «Après, on ira vers Chéticamp, de l’autre côté.»

Ressources dans le milieu

Gilles Bourassa, de l’Association francophone des ainés du Nouveau-Brunswick, va s’appuyer sur diverses ressources qui pourront pointer ceux qui vivent une détresse.

«Moi, par exemple, j’ai un ami qui a une popote roulante. Il distribue des repas pour 12 personnes. Lui, il le sait quand une personne ne va pas bien. Il pourra nous en informer. Même chose pour les bénévoles qui transportent des gens. Ils peuvent être de bons indicateurs.»

À Whitehorse, Patricia Brennan est gestionnaire aux services des aînés à l’Association franco-yukonaise. Elle assure que son association va participer aux Sentinelles et à la ligne téléphonique. Il y a environ 500 aînés francophones au Yukon, principalement à Whitehorse. Si 80 personnes pouvaient être sorties de leur solitude, elle en serait ravie.

Recrutement et formation

Pour l’heure, les associations affiliées à la FAAFC retroussent leurs manches pour former des bénévoles sentinelles, trouver du contenu pour les téléconférences et répertorier diverses ressources, qui serviront le temps venu à signaler la détresse des ainés.

«Nous sommes en développement et nous anticipons démarrer au printemps», indique Gilles Fontaine, le directeur général de la FARFO.

«Personne ne doute de ce projet ambitieux. On avance!», assure Gilles Bourassa.

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Pour convertir la patinoire des Maple Leafs en terrain de basketball pour les Raptors, ou en terrain de lacrosse pour le Toronto Rock, ou encore en salle de concert ou de spectacle, l’aréna Scotiabank fait appel à une équipe de 86 hommes et 3 femmes qui travaillent principalement la nuit.

L’arena Scotiabank la nuit

Avec une des quatre configurations à réaliser pendant la nuit, cette grande équipe est subdivisée en petites équipes spécialisées de 22 à 30 personnes.

Entre le basket et le hockey.

Du hockey au basket

Céline Koné, la responsable du département de la conversion des terrains (stadium manager) chez MLSE (Maple Leafs Sports & Entertainment), est une Française installée à Toronto depuis 3 ans. La transformation de la patinoire au terrain de basketball prend environ huit heures, nous dit-elle.

Pendant la saison de hockey, la glace reste sur place. Ils la font fondre seulement en été. «On met des planches isolantes spéciales – qu’on appelle des Ice Decks – par-dessus la glace.»

Ce sont des pièces fabriquées de polymère dérivé du bitume, qui vont permettre de garder l’humidité et le froid de la patinoire, tout en permettant d’avoir de la chaleur dans l’aréna lors des matchs de basket, de lacrosse ou des spectacles. «On ne sent pas le froid quand on marche sur les Ice Decks et pourtant, la glace est juste en dessous.»

Les ice decks (en noir) permettent d’isoler le plancher des Raptors ou des spectacles.

«Ils sont en moyenne 24 personnes à travailler à la conversion la nuit.» Pour ce faire, le matériel utilisé est des chariots élévateurs, des chariots à pompe, ainsi que la force humaine.

«Pour monter le terrain de basketball, on utilise principalement la force humaine. Donc, ils assemblent les pièces du terrain de basketball les unes aux autres.»

Plus précisément, ils se mettent à quatre pour soulever une pièce, la déposer, soulever une autre pièce, la déposer, puis les attacher ensemble. «Une autre personne, avec un marteau, va taper sur les deux pièces afin de les resserrer ensemble», mentionne Céline Koné.

Du basket au hockey

À l’inverse, lorsque l’équipe convertie le terrain de basketball en patinoire de hockey, cela prend environ de six à sept heures, puisqu’ils enlèvent tout l’équipement et ajoutent les bandes qui supporteront le plexiglas.

Le terrain de lacrosse

«C’est pour le terrain de lacrosse que la conversion prend le plus de temps. En plus des ices decks, il nous fait installer du faux gazon sur le sol, puis rajouter comme au hockey le banc des joueurs, le banc des pénalités… Ce sont 30 personnes qui travaillent lorsqu’il faut convertir la glace en terrain de lacrosse», affirme Céline Koné.

Le Toronto Rock, notre équipe professionnelle de lacrosse.

Nous avons rencontré Céline Koné avant que la NBA et la LNH suspendent leur saison de basketball et de hockey pour freiner la propagation du coronavirus Covid-19. Les grands concerts sont également annulés à l’aréna Scotiabank jusqu’à nouvel ordre. Céline Koné nous indique qu’on en profite pour faire des réparations et du nettoyage de l’aréna.

À lire aussi : Céline Koné, cheffe de la conversion des terrains chez MLSE

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Il y a précisément 33 ans, j’écrivais dans L’Express de Toronto, sous le titre Le Ballet national du Canada connaît ses plus belles années, que Natalia Makarova (la plus grande ballerine de l’histoire de la danse avec la légendaire Margot Fonteyn) aux côtés de Fernando Bujones, nous avait offert dans ce même Roméo et Juliette rien de moins que le chef-d’oeuvre de la perfection.

Mercredi soir 11 mars 2020 à Toronto, à la première de ce même ballet perfectionné jusqu’au sublime avec le danseur étoile Guillaume Côté (Roméo) et la danseuse étoile Elena Lobsanova (Juliette), je reproduirais volontiers le même éloge et, pour la compagnie entière, ce qui signifie premiers ou seconds solistes et corps de ballet compris,  le même grand titre.

Guillaume Côté et Elena Lobsanova dans le ballet Roméo et Juliette.

Grande musique

Mieux encore, et fondamental, l’orchestre du Ballet national, dirigé sous main de grand maître par le directeur musical David Briskin, nous a donné la plus majestueuse expression à l’exigeante musique de Sergeï Prokofiev grâce au concours soigné de chaque pupitre de l’ensemble, mais surtout celui des vents (cuivres et bois) si fréquemment sollicités.

Majestueusement, une transcendance dans la performance dramatique du personnage de Juliette par Elena Lobsanova, selon la splendeur de la chorégraphie d’Alexei Ratmansky.

Au fil de toutes les figures de danse, les danseurs et danseuses du Ballet national ont tous excellé, vêtus des somptueux costumes de toutes les classes sociales ressuscitant la superbe Renaissance italienne.

Guillaume Côté

Guillaume Côté, étoile célébrissime de la danse, virevolte avec ses partenaires avec la grâce du coeur et l’envol du corps ailé: il n’a cessé de bercer et de porter jusqu’au ciel l’élégante Elena Lobsanova qui brillait de la légèreté de l’innocence d’une enfant de 13 ans.

Jusqu’au duo d’amour et de mort, la perfection incarnée: sans relâche, les protagonistes sont entourés d’un Mercutio (Jack Bertinshaw) survolté d’énergie et d’exactitude rythmique, enfin tous les danseurs demeurant encadrés de décors quasiment opératiques en leur puissance évocatrice.

La profondeur du jeu dramatique étonne du début à la fin, jusqu’à en faire oublier l’atroce difficulté des pas de deux, de trois,  de quatre, de six et les festives danses paysannes euphoriques réglées au quart de tour avec l’exactitude des temps forts et des temps syncopés comme les rouages éprouvés des horloges suisses.

Guillaume Côté et Elena Lobsanova dans le ballet Roméo et Juliette.

Spectacle magnétisant

Le spectacle est plus que prenant ou époustouflant: il est magnétisant de minutie harmonieuse. Quarante ans de critique d’art me conseillent de vous confirmer que cette production offre aux Torontois le sommet de l’art de la danse classique.

Pour les 50 ans de carrière de la directrice Karen Kain, c’est tout simplement magistral et à revoir autant de fois qu’on le pourra sous toutes les distributions judicieuses offertes jusqu’au 22 mars, matinées et soirées confondues, toujours en cette irréprochable excellence de ces disciples des Muses. Carpe diem!

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