Catégorie : L’Express

Céline Marcoux-Hamade, spécialiste des services en français à la Bibliothèque publique de Toronto pendant 14 ans, maintenant à la retraite, «partage complètement» les inquiétudes de l’ACFO-Toronto sur l’avenir des collections francophones de la Bibliothèque.

Elle viendra d’ailleurs présenter ses recommandations devant le Comité consultatif des Affaires francophones de Toronto, le 11 février à 13h30 à d’Hôtel de Ville, annonce le président de l’ACFO-Toronto, Serge Paul, qui est aussi membre du Comité de la Ville.

Serge Paul, élu en 2018 président de l’ACFO de Toronto.

Interventions en haut lieu

C’est l’ACFO-Toronto, le lobby politique de la francophonie torontoise, qui avait alerté les médias, le 9 janvier, du retrait de milliers de livres en français pour adultes des rayons de la Bibliothèque – qui citait une baisse de la demande.

Dès le lendemain 10 janvier, après quelques échanges téléphoniques entre la ministre fédérale des Langues officielles Mélanie Joly, la ministre ontarienne des Affaires francophones Caroline Mulroney, et le maire John Tory, la décision était renversée! Le budget d’acquisition des livres en français va même être doublé!

5 000 livres, CD, DVD endommagés sur 150 000 seront retirés, mais 20 000 seront ajoutés en 2020. La Bibliothèque offre aussi plus de 4000 livres francophones électroniques sur les plateformes québécoises Overdrive et Cantook.

Bibliothèque de Yorkville
Gabriel Osson, président de l’Association des auteur.e.s de l’Ontario français, et Peter Kupidura, actuel chef des services en français de la Bibliothèque de Toronto.

Consolidation

L’ACFO-Toronto s’inquiète cependant du projet de «consolidation» des collections francophones dans un plus petit nombre de succursales en 2020: 74 au lieu des 83 actuelles pour les collections pour enfants, 24 au lieu des 42 actuelles pour les adultes.

L’ACFO-Toronto cite Céline Marcoux-Hamade pour déplorer que «les collections de romans pour adolescents vont être rapatriées dans un seul endroit, ce qui va à l’encontre du travail des bibliothèques pour promouvoir la lecture pour tous les âges».

«J’espère que la bibliothèque attendra le résultat des consultations promises avant d’apporter des changements importants», ajoute Serge Paul.

Le Toronto Comic Arts Festival 2019 à la bibliothèque de référence de Toronto.

Bandes dessinées

«Par exemples, la bibliothèque devrait arrêter la fermeture de collection de langue française dans ses succursales et ne devrait pas fermer toutes les collections de bandes dessinées pour ne les laisser qu’à la bibliothèque de North York Central.»

Serge Paul est lui-même collectionneur de bandes dessinées et a tenu une chronique sur ce «9e art» il y a quelques années à CHOQ-FM.

«L’ACFO-Toronto espère que la Bibliothèque publique de Toronto continuera de travailler avec la communauté francophone et les francophiles pour créer un système qui répond véritablement à leurs besoins.»

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Joris-Karl Huysmans critique d’art, c’est le titre d’un numéro de la revue L’Objet d’Art des éditions Faton, à propos d’une exposition du Musée d’Orsay à Paris, en cours jusqu’au 1er mars 2020.

L’intérêt incontestable de cette revue est double. D’une part, c’est l’occasion de faire connaissance avec Huysmans. Et d’autre part de connaître les artistes de son époque dont il fait la critique, et d’ajouter ainsi leurs noms et tableaux à notre répertoire d’artistes,

Charles Marie Georges Huysmans

Joris-Karl Huysmans est le nom sous lequel Charles Marie Georges Huysmans, critique d’art et écrivain français, publie ses textes.

Il est né le 5 février 1848 à Paris. Son père néerlandais venait des Pays Bas et se nommait Goderiez Huysmans, tandis que sa mère était Française d’origine et enseignante dans une école.

Joris-Karl passe une enfance heureuse et studieuse, selon les critères de l’époque et la responsabilité de ses parents, notamment de son père lithographe, utilisant donc un procédé particulier d’impression.

Naissance de Vénus par William Bougereau, 1879, p. 25.

Écrivain

En 1866, il est recruté par le ministère de l’Intérieur et il y passera toute sa carrière.

Celle-ci fait de lui non un fonctionnaire peu connu, mais un romancier et un critique participant  à la vie littéraire et artistique de cette période, la fin du XIXe siècle, jusqu’à sa mort à Paris le 12 mai 1907.

«Défenseur du Naturalisme à ses débuts (il collabore au recueil Les soirées de Médan), il rompit avec l’école littéraire créée par Émile Zola pour explorer les possibilités nouvelles offertes par le Symbolisme et devint le principal représentant de l’esthétique fin de siècle.» (Wilipédia)

«Dans la dernière partie de sa vie, il se convertit au catholicisme et renoua avec la tradition de la littérature mystique.»

Galatée par Gustave Moreau, vers 1880, p. 11 et 4e de couverture.

Maîtres hollandais

L’Objet d’art des éditions Faton s’ouvre par l’énoncé suivant: «Tour à tour naturaliste, décadent puis mystique, l’écrivain Joris-Karl Huysmans (1848-1907) s’est aussi imposé comme un éminent critique d’art.»

«Il se passionne d’abord pour les maîtres du Siècle d’or hollandais et signe à la fin de sa vie de beaux textes sur les Primitifs, mais c’est le chroniqueur de l’art de son temps que le musée d’Orsay s’attache ici à mettre en lumière, à travers des œuvres de Manet, Degas, Moreau ou Redon.»

La revue nous propose donc une suite d’articles, illustrés pour la plupart, qui nous informent sur les artistes dont Huysmans faut état. Bien de ces noms nous sont inconnus parce qu’ils n’ont pas atteint une célébrité nationale ou internationale.

Ils sont pourtant représentatifs d’une nation et d’une époque.

Christ en croix par Odilon Redon, vers 1910, p. 2.

Articles

Voici la liste des articles de L’Objet d’Art dont on pourra prendre connaissance:

J.-K. Huysmans et l’art de son temps

Huysmans, l’œil et la plume

Les peintres de la vie moderne

Edgar Degas «Le premier de tous»

Claude Monet «un grand paysagiste»

William Bouguereau «la négation la plus absolue de l’art!»

Édouard Manet «la route à suivre»

Gustave Caillebotte «l’un des plus précis et des plus originaux»

Jean-Louis Forain «un esprit goguenard et sagace»

À rebours ou l’avènement du symbolisme

L’écrivain face à ses pairs

Gustave Moreau «un mystique enfermé, en plein Paris»

Un mysticisme singulier

Matthias Grünewald «naturaliste et mystique»

Huysmans en quelques dates»

Source inédite

Chaque peintre mentionné fait l’objet d’un article informatif et de la reproduction d’une de ses meilleures œuvres et parfois de plusieurs..

On le voit de suite, la lecture de cette revue est à la fois un divertissement par la variété des sujets traités, tout en étant une source inédite d’information artistique. Autrement dit, une occasion à saisir si l’on s’intéresse à l’art.

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Une rencontre internationale dans la capitale française, prévue en mars, aura pour but de réunir des équipes de recherche intéressées par les liens entre les langues parlées au sein de la famille et les institutions sociales.

Organisé notamment par le réseau Langscape basé en Allemagne et l’Institut national des langues et civilisations orientales (INALCO) à Paris, le colloque «Les langues dans la famille: attitudes, usages, politiques, histoires» aura lieu du 26 au 28 mars.

Le colloque devait d’abord avoir lieu en décembre, mais les conflits sociaux en France ont obligé ses organisateurs à le repousser en mars, comme l’explique José-Ignacio Aguilar-Rio.

Apprendre plusieurs langues

Joint par Skype, le maître de conférences en didactique des langues et des cultures explique que Langscape met de l’avant les bienfaits du multilinguisme.

José-Ignacio Aguilar-Rio

D’entrée de jeu, le jeune universitaire ne peut qu’être d’accord avec l’affirmation voulant que plus un enfant est jeune, plus on peut l’habituer à apprendre une ou des langues autres que sa langue maternelle. «Je vais dire oui, mais avec la réserve que je dois avoir.»

Espagnol d’origine, M. Aguilar-Rio constate que certains de ses collègues s’engagent «dans une voie militante» favorisant l’apprentissage des langues, alors que d’autres n’oublient pas les enjeux sociaux, politiques ou culturels que peut avoir l’apprentissage de deux, trois ou quatre langues en bas âge.

Le colloque mettra justement en lumière toutes ces nuances. Trois conférences plénières ainsi que près de 25 présentations individuelles s’articuleront autour de cinq axes:

– les transmissions linguistiques et culturelles,

– l’acquisition et le plurilinguisme,

– les perspectives sociolinguistiques,

– les langues de l’enfant, de la maison à l’école et de l’école à la maison,

– les approches transversales à partir de corpus littéraires et artistiques.

Enjeux linguistiques

L’universitaire francophone n’est pas sans savoir que le thème du colloque est directement lié à ce que vivent nombre de Franco-Canadiens en milieu minoritaire.

Natasha Roudeix

Le combat du Franco-Ontarien, du Fransaskois ou du Franco-Manitobain pour la survie et le respect de sa langue peut sembler éloignées théories universitaires. Mais, au contraire, il nourrit souvent ceux et celles qui réfléchissent sur les enjeux linguistiques de nos sociétés.

C’est le cas avec Natasha Doureix. Doctorante en cotutelle à l’Université Simon-Fraser (SFU) à Vancouver et à l’INALCO à Paris, qui est aussi enseignante au Conseil scolaire francophone de Colombie-Britannique.

«Ce colloque m’a interpelée de par son titre qui englobe mes intérêts de recherche en tant qu’étudiante chercheuse et en tant qu’enseignante francophone en milieu minoritaire.»

De Paris au Nunavik

Il faut dire que le parcours de Mme Doureix n’est pas banal. La Parisienne d’origine a obtenu sa maîtrise en éducation à SFU, a enseigné au Népal, au Sri Lanka et au Nunavik! Sa présentation portera d’ailleurs sur le fait d’être Inuk et francophone à Kuujjuaq, dans le Grand Nord québécois.

C’est là-bas qu’elle a recueilli des biographies langagières d’Inuits plurilingues. L’universitaire rappelle que «plus de 95 % de la population parle en famille l’inuktitut et que 40% des enfants sont scolarisés, à partir de la troisième année primaire, en français, et 33% en anglais».

Lors du colloque, elle expliquera comment les langues se transmettent grâce à «l’engagement actif des familles et des éducateurs» à travers diverses situations où le français, l’anglais et d’autres langues viennent se métisser à l’inuktitut.

Francophones et Inuits, même combat

Y voit-elle des similitudes avec ce que vivent les familles franco-colombiennes? Selon elle, la question du français au Canada «reste un sujet épineux pour les francophones et francophiles».

Si les francophones «se battent inlassablement sur le plan juridique pour faire reconnaitre leur droit à une éducation francophone», de leur côté, les parents inuit doivent s’adapter aux nouvelles technologies qui bercent leurs enfants comme tous les autres sur la planète.

Les langues se mélangent en alternance entre l’anglais et le français. Natasha Roudeix raconte que «certains adultes doivent même changer leurs habitudes linguistiques en présence des plus petits. L’inuktitut est donc pour eux au même titre que le français pour les francophones en milieu minoritaire un trésor à préserver et perpétuer.»

Parcours migratoires

Janaina Nazzari Gomès travaille à l’Université de Saint-Boniface (USB) dans le cadre d’un projet mené par l’université francophone en partenariat avec Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC), concernant l’établissement et l’intégration des nouveaux arrivants dans la société manitobaine.

Janaina Nazzari Gomès

L’objectif de la recherche est «d’analyser les différents parcours migratoires d’après les dimensions linguistique, économique et celle du bien-être».

Parallèlement, la linguiste termine son doctorat à l’Universidade Federal do Rio Grande do Sul au Brésil. C’est à ce titre qu’elle présentera à Paris «La langue du foyer intergénérationnel: un processus d’appropriation?»

Le Brésil s’en mêle

Dans sa recherche doctorale, Mme Nazzari Gomès développe le concept «d’appropriation du français comme langue étrangère (FLE)» selon l’activité du sujet qui apprend. Elle donne l’exemple du Brésil.

D’après celle qui siège aussi au sein du CA du Centre de la francophonie des Amériques, l’enseignement du français au Brésil est fortement régi par la norme. Un bon locuteur du français doit reproduire le français parisien. «Cela ne laisse aucun espace pour la singularité des parlers et pour l’activité créatrice du sujet parlant.»

Pourtant, selon la doctorante «de plus en plus de linguistes démontrent qu’il est impossible de faire abstraction des traits de la langue maternelle» quand on apprend une langue étrangère. Pourquoi? «Tout simplement, parce que la langue maternelle a une valeur fondatrice: elle a été le premier système symbolique qui a fait connaitre le monde à l’enfant.»

Au fil de discussions avec cette amoureuse du français, on sent que celle-ci est convaincue qu’une personne qui parle français, portugais ou espagnol n’est pas seulement quelqu’un qui reproduit une langue, mais qui est aussi créatif.

«Les néologismes en sont un excellent exemple ainsi que les milliers d’idiomes qui existent sur la planète – y compris le franglais, le chiac, le portugnol et tous les créoles.»

Saint-Boniface et Rio, au même rythme

La présentation de la doctorante brésilienne sera aussi nourrie par son expérience à Winnipeg.

Jusqu’à maintenant, dans les familles avec qui elle a pris contact, plus de 40 langues s’entremêlent.

La plupart du temps l’anglais et le français ne sont pas la première langue. Elle rapporte qu’au moment des entrevues «la langue parlée à la maison n’était ni la langue du pays d’accueil ni la langue maternelle; c’était un mélange entre les deux.»

Être accueilli dans un milieu minoritaire, complique-t-il les choses? Quelle langue utiliser à la maison?

«Encore une fois, du point de vue du sujet parlant, il s’agit d’une activité créative, qui réinvente le rapport entre les formes et les sens, et, dans ce sens un processus d’appropriation, singulier, qui sera différent entre un foyer et autre.»

Mélange de langues

D’un point de vue linguistique, on parlera même de l’apparition d’une troisième langue puisque les locuteurs, tant les parents que les enfants, «finissent par mélanger les langues maternelles et celle du pays d’accueil, et ce, non pas en faisant seulement du code switching [de l’alternance codique], mais en mélangeant les formes et les sens des différentes langues».

Depuis 2018, Janaina Nazzari Gomès fait les aller-retour entre le Brésil et le Canada. De quoi lui donner la possibilité d’affiner ses observations et de tracer des parallèles linguistiques entre les deux sociétés.

Elle a particulièrement remarqué des ressemblances entre «l’insécurité linguistique des francophones en milieu minoritaire au Canada et des personnes parlant français au Brésil, que je considère aussi comme étant francophones».

Citoyens polyglottes

Le souci de normativité et le désir de reproduire un parler français standard marquent les francophones des deux pays selon elle.

Elle y va même d’un dernier conseil avant de retourner à sa recherche d’IRCC. Selon ses études, la langue des nouveaux venus risque d’être perdue dans le pays d’accueil «surtout après la deuxième génération».

Comme linguiste, elle est d’avis «qu’il serait très bénéfique pour le Canada, qui est un pays multiculturel, d’encourager non seulement que ses citoyens soient bilingues (anglais-français), mais qu’ils soient polyglottes, profitant ainsi de l’immense richesse linguistique présente sur le territoire».

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Le rejet d’une demande d’immigration au Canada pour des raisons médicales ne correspond pas aux valeurs canadiennes.

Le gouvernement fédéral devrait donc revoir cette politique discriminatoire, selon l’assistante professeure Laura Bisaillon du Centre interdisciplinaire de la Santé et de la Société à l’Université de Toronto, conférencière invitée par la Société d’Histoire de Toronto le 15 janvier à l’Alliance française.

À l’aide d’une méthode de travail qu’elle appelle «échographie institutionnelle», l’universitaire recueille, catalogue et relaye les exemples et les histoires.

Elle-même est atteinte d’une maladie génétique qu’elle peut soigner uniquement parce que les médicaments sont remboursés au Canada. Elle a «de la chance d’être née au Canada».

La chercheuse Laura Bisaillon, au centre, entourée de Ronald Dieleman et Rolande Smith, de la Société d’Histoire de Toronto.

Incohérences

Son objectif est de mettre en évidence l’incohérence de cette exigence médicale étiquetant un immigrant comme un «fardeau excessif pour les services sociaux et de santé».

La quarantaine de personnes qui ont assisté à sa conférence paraissaient d’accord avec sa contestation du système – et même surpris que le Canada soit un des seuls pays de l’OCDE à lier l’obtention de la résidence permanente à l’état de santé du demandeur.

Selon Laura Bisaillon, refuser la résidence permanente à des demandeurs malades, handicapés ou avec des troubles génétiques est aussi en contradiction avec les besoins économiques et de main d’oeuvre du pays. «En exigeant un examen médical, le Canada se prive de talents potentiels.»

Laura Bisaillon reproche aux procédures médicales d’être purement administratives et découler d’une logique d’exclusion.

Par ailleurs, l’inadmissibilité médicale représenterait une «incohérence politique», bafouant les valeurs canadiennes de non-discrimination et de lutte contre la misère sociale.

Enfin, calculer la valeur d’une personne par un examen médical serait «dégradant et réducteur».

Inadmissible Nico

Laura Bisaillon donne l’exemple d’une famille costaricaine dont le fils est atteint de Trisomie 21, et dont la résidence permanente au Canada est refusée.

Le parcours de cette famille a fait l’objet d’une vidéo disponible sur YouTube, sous le titre Inadmissible Nico.

Elle ajoute que les demandeurs de résidence permanente atteints du VIH/SIDA font preuve d’une attention très particulière des autorités, que les Canadiens n’ont pas à subir.

Cette logique d’exclusion mènerait à des carences dans l’examen médical «réalisé uniquement dans un but administratif, sans raisonnement clinique».

Défis

Laura Bisaillon pose quatre questions qui représentent quatre défis pour le pays: Comment rompre avec le passé? Comment mettre de côté la logique économique? Comment nous mettre à la place des autres? Qu’est-ce qui est réellement en cause?

Elle travaille depuis peu avec l’Association du Barreau canadien afin de «dénicher et faire disparaître l’inadmissibilité médicale au Canada».

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Le personnel de la nouvelle Commissaire aux Services en français de l’Ontario, Kelly Burke, appellera chaque personne qui aura déposé une plainte au sujet d’un service déficient avant de la traiter.

Ce service «personnalisé» – déjà pratique courante au bureau de l’Ombudsman Paul Dubé – sera plus efficace que dans le passé, ont assuré Mme Burke et M. Dubé en conférence de presse mercredi à Queen’s Park.

L’ancienne sous-ministre aux Services en français pendant 4 ans a été nommée à ce poste lundi, au terme d’une recherche de plusieurs mois qui a considéré une centaine de candidatures «sérieuses».

Kelly Burke

De la colère…

L’an dernier, l’ex-Commissariat «indépendant» aux Services en français a été intégré au bureau du protecteur du citoyen de la province, en même temps que l’ancien Défenseur de la petite enfance, générant des économies de 5,4 millions $ selon M. Dubé.

Contrairement à son prédécesseur François Boileau, Kelly Burke est donc désormais Ombudsman adjointe.

Considérée comme une rétrogradation et survenant en même temps que l’annulation du financement de l’Université de l’Ontario français (restauré en septembre), l’affaire avait soulevé la colère des Franco-Ontariens et avait trouvé des échos dans tout le pays.

La commissaire aux services en français Kelly Burke et l’ombudsman Paul Dubé.

… à la confiance

«Les Services en français relèvent maintenant d’une organisation plus puissante», fait valoir Paul Dubé, «et Mme Burke aura la même latitude et les mêmes pouvoirs que M. Boileau».

Il compare la situation à celle d’un avocat qui travaille seul (l’ex-Commissariat) à celle d’un avocat qui se joint à un cabinet établi aux ressources plus importantes (son bureau).

Tous deux se disent conscients qu’il leur faut «regagner la confiance» de la communauté. Mme Burke est une avocate qui a passé plus de 20 ans dans la haute fonction publique ontarienne, et qui connaît déjà les dossiers et les intervenants.

Kelly Burke

Rebâtir l’équipe

Ses priorités sont aujourd’hui de rebâtir l’équipe du Commissariat, recommencer à surveiller la prestation des services en français et «rehausser le profil de la communauté franco-ontarienne» au gouvernement et dans la bureaucratie de la province.

Kelly Burke promet de rester aussi «proactive» que l’était François Boileau, de continuer de se pencher sur les problèmes «systémiques», et de toujours «éduquer le gouvernement et la bureaucratie» sur les droits et les besoins des francophones.

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