Catégorie : L’Express

Les Maple Leafs de Toronto étaient de retour à domicile après avoir effectué un voyage à Ottawa. La rencontre de lundi soir s’annonçait excitante alors qu’ils recevaient la visite des Jets de Winnipeg. Les 2 équipes s’affronteront 10 fois cette saison, eux qui sont habitués de croiser le fer que 2 fois par année.

Ballotage

L’organisation avait soumis le jour d’avant l’attaquant Jason Spezza au ballotage ainsi que le gardien Aaron Dell. Si l’équipe était soulagée de voir que personne n’ait réclamé Spezza, les Leafs ont malheureusement vu les Devils du New Jersey réclamer Dell. Ce dernier était le gardien numéro 3 des Leafs.

L’agent de Spezza y était allé d’une déclaration choc la veille en affirmant que son client prendrait sa retraite s’il était réclamé par une autre équipe car il veut finir sa carrière avec Toronto.

Jason Spezza dispute actuellement sa 18e saison dans la LNH. Photo: Chris Young

Blessures

Les Maple Leafs étaient privés des services du jeune Nick Robertson en raison d’une blessure à un genoux subite à Ottawa. Sheldon Keefe a confirmé qu’il ratera assurément 4 semaines de jeu.
Du côté des Jets, ils étaient privés du joueur vedette Patrick Laine dû à une blessure au haut du corps.

Jeu fermé

Malgré une première période sans but, on ne peut reprocher le manque de travail à certains joueurs. C’est le cas notamment du vétéran Spezza ainsi que du nouveau venu et meilleur défenseur dans la KHL l’an dernier Mikko Lehtonen. Ces derniers ont joué avec beaucoup de détermination, comme pour prouver à leur entraîneur qu’ils méritent une place dans l’alignement. Nous avons eu droit à un premier vingt très serré où les 2 gardiens n’ont rien laissé passer. Le nombre de tirs au buts était de 10-10 après cette période.

Avantage numérique

Les torontois ont ouverts la marque en avantage numérique lorsque John Tavares a profité d’une belle passe de William Nylander pour effectué un tir sur réception dans un filet grand ouvert. Un troisième but en 4 matchs cette saison pour le capitaine. 1-0 Leafs. 

John Tavares a récolté 6 points en 4 matchs et trône au sommet des pointeurs de la LNH. Photo: Chris Young

Coup sous coup

Alors que les Leafs venaient de doubler leur avance sur un but de Mitch Marner, les Jets sont immédiatement venu réduire l’avance des Maple Leafs grâce à un but de Kyle Connor. 2-1 après 40 minutes de jeu. Les Maple Leafs ont nettement eu l’avantage dans la période alors qu’ils menaient 32-16 au niveau des tirs aux buts.

Les Leafs s’accrochent

Les hommes de Sheldon Keefe se sont accroché à leur avance grâce à de bons arrêts effectué par le gardien Frederik Andersen ainsi que de solides performances de la part des unités spéciales. La brigade défensive a été particulièrement efficace tout au long de la rencontre.

Filet désert

Mitch Marner est venu solidifier la victoire de son équipe en toute fin de partie dans un filet désert alors que les Jets avaient retiré leur gardien. Un deuxième but dans la partie pour Marner qui connait un excellent début de saison. Marque finale, 3 à 1 Toronto.

Échos de vestiaire

L’entraîneur Sheldon Keefe n’avait que de bons mots pour son capitaine John Tavares: « Il patine vraiment bien. Il a l’air plus rapide qu’à n’importe quel moment la saison dernière. »

En parlant du gardien Andersen, Keefe était catégorique: « Ce soir était sa meilleure partie à date. Il a bien suivi la rondelle et n’a pas trop accordé de rebonds. Ça nous a donné de la confiance. » Andersen a effectué 27 arrêts dans la victoire des Leafs.

Le défenseur Mikko Lehtonen qui prenait part à son premier match dans la Ligue Nationale a quant à lui dit: « Je suis venu ici pour jouer, donc c’était le fun de jouer! » Ce dernier a très bien fait tout au long du match.

Les Maple Leafs seront de retour sur la glace de l’Aréna Scotiabank mercredi alors qu’ils recevront la visite de Connor McDavid et les Oilers d’Edmonton. 

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En 2016, plus de 23 millions d’actes de chirurgie esthétique ont été pratiqués dans le monde, soit 9% de plus que l’année précédente. Parmi eux, l’injection de toxine botulique – de botox – figure en tête des procédures non-invasives les plus pratiquées dans le monde (48,2% des procédures).

Devant l’injection d’acide hyaluronique, l’épilation, la réduction de graisse via des dispositifs de remodelage et le photo-rajeunissement. Mais quels sont les risques du botox?

Ces dernières années, les médecins constatent un rajeunissement de la clientèle. L’ère du selfie, Instagram et ses filtres qui «embellissent» pourraient y jouer un rôle. Et si, malgré son succès, le botox comportait des risques? Comme tout acte médical, les aléas existent.

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L’injection de botox est devenue le geste esthétique du visage le plus pratiqué au monde. Photo : Wikimédia

Effets secondaires du botox

Le principal effet secondaire susceptible de survenir concerne les injections dans les rides du visage: l’activité paralysante du produit peut s’étendre au-delà de la zone ciblée, provoquant par exemple une paralysie du muscle releveur de la paupière, engendrant une difficulté à lever la paupière supérieure pour ouvrir complètement l’œil.

On appelle cela un ptosis. Ce type d’effet secondaire est généralement réversible en deux à six semaines.

D’autres risques existent: œdèmes fugaces (2 ou 3 heures), bleus, maux de tête (3 jours), parfois une fixité trop importante ou une lourdeur des sourcils (3 semaines). De brèves brûlures dues au produit sont fréquentes.

Cependant, dans la majorité des cas, le visage ne comporte aucune trace. Les effets secondaires sont réversibles et passagers. Ils surviennent juste après l’injection. Il faut laisser le corps éliminer la toxine du corps.

Cependant, il faut se rassurer. Le botox est une technique médicale très bien encadrée depuis plusieurs années. Les médecins s’accordent sur le fait que sa pratique est sans risque. Avant d’avoir recours à une injection, il est néanmoins primordial de vérifier avec le chirurgien si nous n’avons pas de contre-indications médicales.

Grossesse, allaitement, intolérance au lactose, pratique d’un sport à haut niveau … Les contre-indications sont nombreuses. Photo: Pixabay

Ô mon beau miroir

Le risque le plus inquiétant du botox est psychologique: ne pas savoir s’arrêter, multiplier les gestes jusqu’à ne plus se reconnaître… En psychiatrie, ce syndrome a un nom: la dysmorphophobie.

La dysmorphophobie est l’obsession d’être laid. Elle fait vivre dans la peur d’avoir des défauts physiques. Cette phobie est intimement liée à l’imaginaire : les défauts que l’on se prête sont inexistants. Nez trop gros, rides ou taches vasculaires excessives… La focalisation se fait souvent sur le visage.

Lorsque l’obsession occupe au moins une heure par jour l’individu, on peut considérer qu’il souffre de cette phobie. Selon Jean Tignol, psychiatre, ce syndrome concernait 10% des patients de chirurgie esthétique dans les années 2000.

Cette phobie n’est pas à prendre à la légère, car elle aurait des conséquences sur notre vie sociale et professionnelle: isolement, multiplication de rendez-vous inutiles auprès de chirurgiens, abus d’alcool, dépression…

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La dysmorphophobie peut avoir de graves conséquences sur le moral des individus. Photo: Septian Simon, Unsplash

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Le partage, la gentillesse, la peur, la mort… Ces sujets «philosophiques» et plusieurs autres interpellent autant les enfants que les adultes.

Et s’il y a bien une chose que les enfants adorent, c’est poser la question «Pourquoi?» à propos de ce qu’on leur demande et de ce qu’ils voient autour d’eux.

C’est pour les aider et les exercer à répondre à leurs questions que l’Alliance française de Toronto a créé des ateliers philosophiques pour les enfants de 7 à 10 ans, «Les petits penseurs», offerts les samedis de 10h30 à midi, du 23 janvier au 20 mars.

Tendance

Un mouvement pour apprendre aux enfants à penser «en philosophe» se développe en Europe et en Amérique du Nord, explique Christophe Plantiveau, le directeur marketing de l’AFT. Il cite en exemple le succès de Tahar Ben Jelloun avec ses livres Le racisme expliqué à ma fille et Le terrorisme expliqué à nos enfants.

Le terrorisme expliqué aux enfants
Tahar Ben Jelloun

Les activités de la Fondation SEVE au Canada, dit-il, sont également axées sur cette idée qu’on peut «enseigner aux enfants, dès leur plus jeune âge, à raisonner par eux-mêmes, à gérer leurs émotions, à développer leur créativité et à faire preuve d’empathie et d’ouverture».

SEVE (Savoir Être et Vivre Ensemble) veut «démocratiser le dialogue philosophique dans les écoles et les entreprises».

Confinement

Des Alliances françaises aux États-Unis ont ouvert l’an dernier des ateliers de philosophie pour les enfants.

À Toronto, «la démarche est inspirée par cette période de confinement que subissent nos enfants», confirme M. Plantiveau. «Il nous a semblé important d’offrir aux plus jeunes un moment convivial pour exprimer et construire leurs réflexions intimes.»

Chaque rencontre (virtuelle) de 90 minutes, sous forme d’un atelier de conversation, permet aux enfants d’exprimer et construire une pensée sur des questions qui touchent leur monde. C’est également pour eux l’occasion de prendre du recul par rapport aux émotions du moment.

Les parents peuvent se joindre au groupe s’ils le souhaitent.

aft petits-penseurs

Un conte ou une fable

La réflexion est initiée par un conte philosophique ou une fable. S’engage alors un échange sur l’enseignement (évident ou non) de la fable, sur une mise en parallèle avec son expérience personnelle. Des échanges sont alors menés entre les enfants sur des expériences similaires ou opposées.

L’enseignante Adrienne Medjo joue le rôle de modératrice, d’animatrice, et peut reformuler certaines interventions pour donner une cohérence à l’ensemble des échanges.

Au cours de la session de janvier, «Les petits penseurs» aborderont des sujets tels que la patience, l’amitié, la joie et le changement.

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Avec le confinement, nous sommes prêts à tout pour nous tenir occupés. Nous cuisinons, nous jardinons et, bien sûr, nous nous offrons un petit verre de notre boisson préférée, question de passer le temps. Le cannabis fait aussi partie de nos vies depuis l’année 2018, et les produits comestibles à base de cannabis ont fait leur apparition en 2019.

Plus de 2 milliards $

Selon Statistique Canada, les ventes de cannabis à travers le pays ont atteint 2,03 milliards $ des mois de janvier à octobre 2020, et elles étaient en voie de se chiffrer à 2,61 milliards $ à la fin de décembre.

Elles ont augmenté au cours de neuf de ces dix mois, malgré des problèmes de chaine d’approvisionnement et une distribution plus lente dans les magasins à cause de la pandémie.

Après l’Ontario, le Québec a enregistré la deuxième plus importante hausse mensuelle des ventes avec 6,7%, et leur valeur atteignait 48 millions $ en octobre. Avec 53 magasins pour une population de 8,5 millions d’habitants, ce n’est pas si mal comme résultats.

Le marché illicite encore dynamique

Bien sûr, la majorité des consommateurs de cannabis l’inhalent. Mais puisque le corps humain n’a jamais été conçu pour inhaler de la drogue, certains se tournent vers les produits comestibles.

Cependant, les restrictions très sévères de Santé Canada empêchent une entreprise de fabriquer des produits comestibles sans avoir accès à une usine licenciée complètement séparée physiquement des autres produits. Les prix sont aussi extrêmement élevés, et le marché noir a su s’adapter très rapidement.

D’ailleurs, certains rapports indiquent qu’il occupe toujours entre 75% et 80% du marché canadien. C’est énorme.

Il est donc très difficile de se procurer des produits comestibles légaux sur le marché canadien présentement. Devant une offre manquante, du moins une offre légale, les Québécois et Canadiens semblent s’être mis à l’ouvrage.

Expérimentations à la maison

Selon un récent sondage effectué par l’Université Dalhousie, 8,9% des Canadiens ont concocté des produits comestibles à base de cannabis depuis le début de la pandémie. Les ventes de cannabis sont en hausse, mais c’est possiblement parce que plusieurs font des expérimentations à la maison: biscuits, muffins, huiles, épices et plus encore.

La pandémie nous garde souvent à l’intérieur dans notre cuisine, et popoter avec toutes sortes d’ingrédients amène plusieurs personnes à faire des découvertes et, surtout, à essayer de nouveaux mélanges.

Ces expériences domestiques sont réalisées sans encadrement. Pour cuisiner avec du cannabis, il faut connaitre les propriétés de cette plante, qui a été illégale pendant des années. Elle contient une panoplie de cannabinoïdes dont les vertus varient énormément.

À moins de vraiment savoir comment utiliser le cannabis en cuisine, il est beaucoup plus prudent d’acheter des produits comestibles, mais le gouvernement Trudeau en a décidé autrement.

Une réglementation qui va beaucoup trop loin

À l’époque de la légalisation, le gouvernement fédéral craignait les débordements, les risques sociaux et les accidents liés à une consommation de cannabis légale. La dernière chose que l’on voulait était de voir un enfant de cinq ans à l’hôpital après avoir ingurgité une barre de chocolat infusée de cannabis.

C’est tout à fait normal, mais la règlementation est allée beaucoup trop loin.

Les règles strictes, qui constituent de véritables obstacles pour l’industrie agroalimentaire, empêchent les entreprises d’offrir des produits de qualité et sécuritaires aux consommateurs qui recherchent une sorte d’évasion en ces temps de confinement majeur.

Et le CBD, un cannabinoïde efficace pour traiter l’anxiété et les douleurs sans effets psychoactifs, pourrait aussi aider. Mais pour l’instant, les cuisiniers s’activent.

Espérons qu’il n’y aura pas trop d’accidents puisque les places se font rares dans les urgences ces jours-ci.

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Contact Ontarois entame sa toute première édition virtuelle, ce mercredi 13 janvier, sur la plateforme Swapcard.

Bien que le spectacle de clôture, qui entendait réunir six artistes, a dû être annulé à cause du risque de propagation de la CoViD-19, le reste de la programmation est maintenue, donnant à une vingtaine de chanteurs et artistes scéniques l’occasion de briller mercredi et jeudi.

Vitrines

Les spectacles «vitrines», traditionnellement accessibles au grand public, ont été préenregistrés – en cherchant à «reproduire le plus possible les conditions du live», précise le directeur général de Réseau Ontario (RO), Martin Arseneau.

Ainsi, le public pourra tout de même apprécier, trois soirs durant, une série de performances entrecoupées d’interventions en direct, en compagnie d’un animateur installé au centre des arts Shenkman.

Pour les artistes comme pour les délégués invités à les découvrir, «ce sera tout de même une belle édition», promet Réseau Ontario.

Contact Ontarois Réseau Ontario
Serge Monette, l’un des artistes en performance de Contact Ontarois.

Defis techniques

Pendant quasiment un an, l’organisme qui chapeaute ce «grand marché des arts de la scène» a mis les bouchées doubles pour «relever les défis techniques» et s’adapter à ce nouvel environnement numérique.

Et, même si elle perd le charme du live, cette édition permet en revanche «d’accroître la visibilité des artistes», fait valoir Martin Arseneau.

En effet, plus d’une vingtaine de diffuseurs d’Europe et d’Afrique assisteront aux prestations depuis chez eux, par le truchement d’Internet, alors «qu’il était coûteux pour l’organisme de faire venir ces délégués internationaux à Ottawa et de les loger à l’hôtel», rappelle M. Arseneau.

Cette année, il faut se contenter de la présence virtuelle du public, mais la mission première de RO — à savoir le rayonnement des arts de la scène francophones, notamment en aidant les artistes à convaincre les diffuseurs de leur ouvrir des espaces de diffusion à long terme — «s’en trouve grandement facilitée», estime-t-il.

Délégués internationaux

«Malgré les défis phénoménaux de cette édition virtuelle, le produit final va être très bien», assure-t-il en rappelant que le succès de Contact Ontarois se juge moins par la présence du public – qu’il soit en ligne ou assis en salle – que sur l’impact des concerts sur les délégués, et les contrats de diffusion qui en découlent.

«Pour nous, l’important c’est de maximiser l’impact des artistes qui viennent se produire à Contact Ontarois.»

À ce titre, M. Arseneau se montre très confiant, car «on a plus que doublé» le nombre de délégués internationaux: «On a 25 ou 26 inscriptions de France, de Belgique et d’Afrique», qui s’ajouteront aux représentants de la quarantaine de diffuseurs et partenaires canadiens.

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L’auteur-compositeur-interprète canadien d’origine haïtienne Francis Brisebois (Funk Lion), autre artiste «en vitrine», à l’origine de l’album Cité d’or.

Économies

Il s’agit de personnes «que nos budgets ne nous permettraient pas toujours d’inviter, normalement», reconnaît-il. «Ou des gens qui nous disaient: “On vous aime beaucoup, mais on ne pourra pas être là.” Cette fois, ils vont pouvoir découvrir le potentiel de nos artistes»… Et, idéalement, les inviter chez eux, outre-mer.

Parmi les représentants d’organismes avec lesquels RO a signé ou négocié de récents partenariats, M. Arseneau mentionne le festival Changer d’Air, organisé en banlieue de Lyon, en France, ou le festival d’humour Le Voo Rire, tenu à Liège en Belgique – et approché pour faire rayonner les humoristes émergents et le concours LOL, réservé aux adolescents.

La nouvelle approche virtuelle de RO ne constitue pas une pression supplémentaire sur les finances de l’organisme, qui notamment a pu économiser sur l’accueil et l’hébergement de ses délégués.

«C’est un montage financier différent; on a juste déplacé des budgets», estime M. Arseneau, qui a ainsi pu embaucher de nombreux techniciens. «On a quand même eu un appui adéquat du gouvernement pour nous permettre de nous transformer dans cette période COVID», en plus de bénéficier des fonds d’urgence accordés à l’industrie.

40e anniversaire

Comme l’édition 2021 de Contact Ontarois est aussi la 40e de l’organisme, on avait d’abord envisagé de souligner l’anniversaire en grande pompe : «On mettait le paquet. On avait par exemple prévu un cabaret de l’humour et des vitrines pour la petite enfance. On s’apprêtait à proposer des vitrines extérieures dans le parc devant l’hôtel de ville d’Ottawa. On avait aussi prévu d’organiser des flashmobs.»

La covid qui se prolongeait a contraint l’organisme «à revoir complètement ses plans», témoigne M. Arseneau. RO a d’abord envisagé de tenir une édition hybride, à la fois en virtuel et en présentiel, avant de faire contre mauvaise fortune bon cœur.

Durant l’été dernier, «l’accalmie nous a donné espoir», mais l’option hybride a dû été écartée, les inconnus liés à l’évolution de la pandémie et des mesures de confinement rendant trop compliquée la gestion des opérations logistiques, concède-t-il.

«On s’est rendu compte que ce serait très complexe de faire déplacer les artistes d’une région à l’autre. En octobre, on a décidé qu’on serait entièrement virtuel, avec une diffusion en direct, mais sans public; et on a fait préenregistrer les spectacles. […] Notre 40e anniversaire, on va plutôt essayer de le tenir l’année prochaine», résume M. Arseneau, qui tient les rênes de l’évènement depuis dix ans.

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Léa Jarry, une artiste country-folk «en vitrine» de cette édition virtuelle de Contact Ontarois.

«Se réinventer» 

«D’année en année, on ajoute des choses à la roue, pour rendre [chaque nouvelle édition] plus performante ou plus au goût du jour. Mais là, il a fallu complètement se réinventer. Et c’est dur d’avancer dans l’inconnu. [Comme] on a toujours fait du live, on ne connaissait pas vraiment les plateformes, on ne savait pas lesquelles allaient le mieux répondre à nos besoins et maximiser» l’impact sur les délégués diffuseurs, explique-t-il.

Leur choix s’est porté sur Swapcard, entre autres parce qu’elle permet aux personnes inscrites de se créer un profil personnalisé, où chacun peut ajouter des informations de contact, et des liens vers des sites Internet.

Tout cela facilite les interactions professionnelles entre artistes et diffuseurs.

Swapcard permet aussi à RO d’administrer des kiosques virtuels et une «salle de contacts» virtuelle qui facilitent les échanges et les prises de rendez-vous. «C’est la plateforme qui nous donnait le plus l’impression d’être ensemble, même si on est tous éloignés.»

Tout cela constitue donc bien un virage numérique, et non une solution transitoire, ou éphémère. «Il est fort probable que l’on conserve l’idée des captations des vitrines préenregistrées, même quand on va retourner en présentiel», lors des futures éditions de RO, mentionne le directeur général de RO.

Balados et application

En prévision de la présente édition, RO a aussi lancé en décembre #CO2021, une application pour appareils mobiles qui détaille l’ensemble de la programmation, et permet d’en apprendre davantage sur chacun des artistes en vitrine. Elle continuera de servir lors des futures éditions de Contact Ontarois.

RO diffuse a aussi entamé la diffusion d’une série podcasts consacrés aux artistes de sa programmation, signale M. Arseneau.

Ces balados permettent de présenter succinctement chaque artiste et de les découvrir au fil d’«entrevues beaucoup plus personnelles». Ils sont réunis sous le titre Écoutez même de loin, et certains sont déjà disponibles sur les réseaux sociaux de Réseau Ontario.

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