Catégorie : L’Express

Des luttes sanglantes pour prendre le contrôle d’une entreprise familiale en déclin, sous le regard intéressé de toute la communauté… On ne parle pas ici de la mafia, mais du quotidien des pics glandivores.

Ces oiseaux forment de larges familles dont la principale occupation est de défendre des réserves de glands pour l’hiver, explique le New York Times.

Chefs de famille

Le groupe est dirigé par des adultes reproducteurs: environ 7 mâles, souvent des frères, et une à trois femelles, sans lien de parenté avec les mâles. Les petits demeurent au nid pour 5 à 6 ans afin de prendre soin de leurs demi-frères et demi-soeurs.

Or, à la mort des adultes reproducteurs, la nouvelle se répand rapidement: positions disponibles pour jeunes pics voulant diriger leur propre famille! Des coalitions de prétendants se forment alors et s’affrontent dans une guerre qui dure plusieurs jours et qui est parfois mortelle.

Prochains rivaux

Fait intéressant pour les observateurs, les pics qui ont déjà un statut de reproducteur, et qui ne sont donc pas impliqués dans cette guerre, laissent leur réserve de glands sans surveillance et se précipitent pour observer les combats.

Selon une étude parue dans la revue Current Biology, ce comportement, en apparence dommageable pour la survie de la communauté, serait pourtant indispensable pour obtenir de l’information sur les pics qui pourraient devenir les nouveaux rivaux.

The post Guerre de succession sanglante… chez les pics appeared first on l-express.ca.

Les Maple Leafs de Toronto ont annoncé avoir conclu une entente d’un an avec le vétéran Joe Thornton.  Il touchera un salaire de 700 000$ lors de la prochaine saison.

Jumbo Joe

L’attaquant de 41 ans que l’ont surnomme « Jumbo Joe » est lié aux Maple Leafs depuis quelques années déjà. Originaire de St.Thomas à environ 2h de route de la ville reine, Thornton avait bien failli s’entendre avec les Leafs en 2017 et depuis ce temps, son nom figure dans les rumeurs à chaque année.

Ce premier choix au repêchage de la séance de 1997 a passé plus de 7 ans dans l’uniforme des Bruins de Boston avant d’être échangé aux Sharks de San Jose où il a disputé les 15 dernières saisons.  En 1636 partie en carrière, Thornton a récolté 1509 points. Il est considéré comme étant un des meilleurs passeur de la LNH et a plus de 1000 mentions d’aides à sa fiche.  

En 70 matchs avec les Sharks la saison passée, il a obtenu 31 points. Photo: Chris Young

Un gagnant

Thornton a remporté les trophées Hart et Art Ross en 2006, a gagné l’or aux Jeux Olympiques de Vancouver en 2010 en plus des Championnats du Monde en 2004 et 2016. Il est toujours à la conquête de la Coupe Stanley et il avait même demandé aux Sharks de l’échanger l’an dernier pour ainsi lui permettre d’avoir la chance de mettre la main sur le précieux trophée. Ses employeurs n’avaient malheureusement pour lui pas transigé. Étant maintenant agent libre, il a prit sa destinée en main.

La Suisse en attendant

La nouvelle de sa signature avec Toronto survient moins de 48 heures après qu’il se soit entendu avec l’équipe de Davos dans la Ligue Nationale Suisse. Thornton jouera en Suisse, où il réside lors de la saison morte, lui qui est marié à une suisse et qui possède également un passeport de ce pays, et sera de retour en Amérique du Nord pour le début du camp d’entraînement des Leafs. 

L’example de Marleau

L’entente conclue entre les Maple Leafs et Joe Thornton n’est pas sans rappeler celle de Patrick Marleau en 2017. Les modalités étaient différentes pour Marleau mais ce dernier s’était également amené avec les Leafs dans le but de gagner la Coupe Stanley après avoir passé toute sa carrière à San Jose. 

Marleau lorsqu’il s’alignait avec les Leafs. Photo: Chris Young

Questionné sur son ancien coéquipier, Marleau a dit:  » Il y met beaucoup d’effort et se garde en excellente forme. Quelque chose qui est constant avec la façon avec laquelle il protège la rondelle et évidement sa vision. Ça n’a pas changé tout au long de sa carrière. Il sait où les gars sont sur la glace, où ils vont et ça lui permet d’être un des meilleurs joueurs sur la glace. Je sais qu’il va être une excellente influence pour les Leafs. »

Un centre de plus

L’arrivée de Joe Thornton amènera non seulement plus de robustesse et grosseur dans le « bottom 6 » de l’alignement mais permettra aussi d’ajouter de la stabilité au centre des 3e et 4e trios. Les Leafs ont 2 excellents premiers centres en John Tavares et Auston Matthews mais manquaient de stabilité au postes de 3e et 4e centre depuis le départ de Nazem Kadri. 

Thornton en action face aux Leafs en octobre 2019. Photo: Chris Young

Les amateurs de hockey de Toronto se réjouissent de cette signature et on hâte de voir le futur membre du Temple de la Renommée dans l’uniforme bleu et blanc. Si tout se passe bien, la saison devrait commencer d’ici le 1er février 2021.

 

 

 

 

 

The post Joe Thornton s’alignera avec les Maple Leafs appeared first on l-express.ca.

Le ministre de l’Éducation de l’Ontario permet aux écoles secondaires de la province d’annuler les examens finaux cette année en raison de l’anxiété et du stress liés à la pandémie.

«Nos jeunes, les élèves de la province, ils peuvent se sentir dépassés, et il y a un niveau élevé d’anxiété et de stress», a indiqué le ministre Stephen Lecce.

Le ministre de l’Éducation, Stephen Lecce, et le premier ministre de l’Ontario, Doug Ford.

Depuis que le ministère de l’Éducation a décidé de retirer l’exigence d’une évaluation équivalente à 30% de la note à la fin de chaque session pour l’année en cours, les conseils scolaires catholiques et publics de l’Ontario se succèdent en annonçant l’annulation des examens finaux pour leurs élèves du secondaire.

Pourquoi ne pas obliger l’annulation des examens partout? «Je fais confiance aux éducateurs pour prendre les meilleures décisions pour les élèves», a souligné Stephen Lecce.

Depuis le début de la pandémie, le ministère de l’Éducation a souvent donné la liberté aux conseils scolaires de prendre les décisions liées à l’apprentissage des élèves. «Nous nous sommes toujours fiés au jugement professionnel de nos éducateurs.»

Passer l’Halloween?

Par ailleurs, lors de sa conférence de presse quasi-quotidienne jeudi, le premier ministre Doug Ford ne s’est pas prononcé sur le maintien ou l’annulation de l’Halloween ce samedi 31 octobre, disant attendre les recommandations du médecin hygiéniste en chef de l’Ontario, le Dr David Williams.

Des enfants passe l’Halloween à Toronto.

La santé publique du Canada a assuré, en début de semaine, que le porte à porte des enfants à l’Halloween peut avoir lieu. La médecin hygiéniste en chef du Canada, La Dre Theresa Tam, estime qu’il n’est pas nécessaire d’annuler la collecte de bonbons si tout le monde respecte la distanciation physique, le port du masque et le lavage fréquent des mains.

Mais la décision revient tout de même aux provinces et aux municipalités.

À Ottawa, l’une des trois juridictions ontariennes les plus touchées par la pandémie avec la région de Peel et Toronto, on recommande à la population de prioriser les activités virtuelles et d’organiser des festivités au sein du même ménage.

Pour sa part, le premier ministre du Québec François Legault a annoncé que les enfants pourront passer l’Halloween… avec leur famille plutôt que leurs amis.

Moins de mortalité

La santé publique de l’Ontario faisait état de 783 nouvelles infections à la CoViD-19, jeudi, portant le total en province à 62 196 cas depuis l’hiver.

Rappelons que le scénario du pire présenté par les experts de la santé publique le 30 septembre prévoyait que, durant la deuxième vague de la pandémie, l’Ontario pourrait compter environ 1 000 cas quotidiens au cours de la première moitié du mois d’octobre.

Ils prévoyaient aussi que le taux de mortalité grimperait de la même façon qu’au printemps, ce qui n’est pas le cas.

En tout, 3 022 décès liés à la CoViD-19 ont été répertoriés en Ontario, dont 1 969 résidents de foyers de soins de longue durée et 8 employés de ces établissements.

Parmi les personnes ayant contracté le coronavirus, 85,7% en sont maintenant considérées comme guéries.

Près de 40 000 tests par jour sont effectués depuis le début du mois. C’est toujours en deçà de l’objectif de la province des 50 000 tests quotidiens, mais il y a aussi un arriéré de plus de 30 000 tests toujours en cours d’analyse.

Le premier ministre Doug Ford a indiqué que le premier envoi des tests rapides, dont la priorité sera aux travailleurs de première ligne, devrait arriver «prochainement».

The post Pas d’examens obligatoires au secondaire à cause du stress appeared first on l-express.ca.

Quelle est la vision historique des jeunes francophones au Québec et en Ontario? Partagent-ils un patrimoine mémoriel et historique commun? Ont-ils recours au passé pour se forger une identité citoyenne?

Voilà les questions auxquelles Stéphane Lévesque et Jean-Philippe Croteau ont tenté de répondre dans L’avenir du passé – Identité, mémoire et récits de la jeunesse québécoise et franco-ontarienne.

635 jeunes

L’enquête de Lévesque et Croteau a été menée à l’hiver et au printemps 2016 auprès de 385 jeunes Québécois et 250 jeunes Franco-Ontariens âgés en moyenne de 16 ans. On leur a dit: «Racontez-moi l’histoire des francophones au pays comme tu la connais.»

La consigne suivante a été formulée: «Tu peux présenter ton propos comme bon te semble en insistant sur les éléments du passé que TU juges importants, et ce, peu importe la façon dont on présente, décrit ou raconte habituellement ou autrement l’histoire.»

Les élèves disposaient de deux pages blanches pour rédiger à la main leur récit, sans l’aide d’un manuel scolaire et sans accès à Internet. L’exercice avait une durée de 60 minutes. Les 635 jeunes ont tous signé le formulaire de consentement.

Cours d’histoire

Dans une province comme dans l’autre, ces 635 jeunes avaient terminé les cours d’histoire nationale de leurs parcours scolaire obligatoire. Il s’agit de deux cours au Québec (3e et 4e secondaire) et de trois cours en Ontario (7e, 8e et 10e année).

En Ontario, les filles et les garçons comptaient respectivement pour 55 et 45 % du groupe, exactement l’inverse au Québec. Si 86% des jeunes étaient de langue maternelle française au Québec, ce taux chutait étrangement à 49% en Ontario.

Les récits des jeunes provenaient de 7 écoles québécoises (Montréal, Nord de Montréal, Québec, Outaouais, Bois-Francs et Saguenay-Lac-Saint-Jean), et de 6 écoles ontariennes (Ottawa et Est, Nord-Est et Sud).

Lutte francophones

L’étude démontre que ces jeunes du Québec et de l’Ontario partagent «un même schéma narratif de l’expérience historique, soit celui de l’adversité et de la lutte des francophones pour leurs droits et leur langue dans un pays anglo-dominant».

On note que le moment fondateur du récit pour les Franco-Ontariens est la crise du Règlement 17. Pour les Québécois, il s’agit d’un enchaînement de luttes et de batailles, dont la Conquête représente un moment clé.

Les auteurs écrivent que «la vision de ce que réserve l’avenir de leur collectivité est somme toute similaire dans les deux groupes étudiés». Il n’y a pas de différence très marquée entre les jeunes francophones du Québec et de l’Ontario, sauf que les élèves franco-ontariens semblent un peu plus optimistes face à leur avenir, notamment dans l’Est ontarien.

Les filles plus optimistes

L’enquête de Stéphane Lévesque et Jean-Philippe Croteau démontre «que les filles des deux provinces ont une vision plus optimiste de leur passé, qu’elles conçoivent davantage l’histoire des francophones comme partie intégrante du grand ensemble canadien et qu’elles portent une attention particulière aux aspects culturels et sociaux de l’histoire».

Les garçons centrent plutôt l’histoire de l’expérience des francophones sur les aspects militaires et politiques. Ils ont une vision moins positive que les filles. On note toutefois que l’écart entre les genres est moins prononcé au Québec, «comme s’il y avait dans une société majoritaire convergence des récits, du moins en ce qui a trait aux filles et aux garçons».

Les auteurs notent, en conclusion, que les jeunes québécois se replient pour l’essentiel sur le territoire provincial, qu’ils définissent comme leur nation, tandis que leurs camarades franco-ontariens racontent une histoire centrée sur le Canada ou l’Ontario français dans le cadre canadien.

The post L’histoire des francophones au pays, deux visions appeared first on l-express.ca.

Voilà des mois que je suivais avec intérêt l’évolution du petit bout de parc de mon quartier à la croisée de Dundas et Carlaw, où l’on a érigé un obélisque de 9.1 mètres (30 pieds).

«Ils font un monument en mon honneur!», aime blaguer George, notre garagiste préféré (et celui de tous nos amis), dont le garage Don Valley Auto Centre se trouve juste en face.

L’obélisque de Pierre Poussin.

Un projet de longue date

On ne réalise pas à quel point il faut vision, patience et persévérance pour voir l’aboutissement de ce genre de projet. L’initiative communautaire Carlaw+Dundas (CDCI) été lancée par la conseillère Paula Fletcher en 2012, et adoptée par le conseil municipal en 2014.

En 2016, un jury composé de membres de la communauté, d’employés de la ville et de consultants a choisi Brick Obelisk de Pierre Poussin pour servir de signature du quartier (l’obélisque rappelant les grandes cheminées industrielles de Leslieville).

La petite place de l’obélisque en construction.

Paula Fletcher annonçant son dévoilement officiel le 14 octobre 2020 à 19h, j’étais curieuse d’en savoir plus et mes recherches m’ont permis une fois de plus de faire des liens entre les quatre coins de la ville.

Pierre Poussin

Je suis une grande fan de l’art public de Toronto, facilité par le programme Percent for Public Art établi en 2010 par la Ville de Toronto.

Et le bel obélisque me semblait familier. Il se trouve que Pierre Poussin est aussi le créateur de deux oeuvres que j’ai admirées avec grand plaisir à l’ouest du Canoe Landing Park.

L’artiste Pierre Poussin

Pierre Poussin est un artiste canado-mauricien basé à Toronto. Il a étudié la biochimie à l’université d’Ottawa et obtenu un diplôme du programme de design de meubles au Sheridan College.

Tout comme pour le Brick Obelisk, ses sculptures bleues du Mitosis Courtyard et vertes du Variegation Courtyard (qu’on découvre autour des condos de Dan Leckie Way), sont découpées dans le métal et de toute beauté lorsqu’elles s’illuminent de l’intérieur le soir.

Le Mitosis Courtyard de Pierre Poussin autour des condos de Dan Leckie Way à l’ouest du centre-ville.

L’évolution du quartier

Pour son obélisque, Pierre Poussin a choisi de découper au laser des motifs inspirés de l’évolution de la topographie du quartier dans de l’acier Corten, dont la corrosion superficielle provoquée donne un look industriel à l’oeuvre.

Il est intéressant de noter que ce projet est personnel pour l’artiste puisqu’il est un ancien résident de la place.

Les cartes qu’il a choisies sont représentées par ordre chronologique de bas en haut: 1851, 1884, 1899, 1923, 1947, 1959 et 2016.

En y regardant de plus près, j’ai compris pourquoi cette oeuvre me disait quelque chose. Les cartes utilisées représentent l’évolution du triangle très reconnaissable du Jimmie Simpson Park, devant lequel j’habite!

Le Variegation Courtyard de Pierre Poussin.

Pendant que vous y êtes

Un bloc à l’ouest de l’obélisque, ne manquez pas d’admirer les géants de la magnifique murale du duo allemand Herakut. On a vraiment de la chance d’avoir à Toronto une des oeuvres faisant partie de leur grand projet international.

Dans le cadre du Giant Storybook Project, les artistes se sont baladés à travers le monde pour peindre des pages d’un livre de conte géant. Montréal compte aussi une page du grand livre sur Papineau près de la rue Rachel.

La murale d’Herakut rue Queen à ouest de Carlaw.

Dundas and Carlaw est le nom du café bar qu’on trouve à l’intersection de… Dundas et Carlaw. Il est très populaire auprès des locaux, avec sa grande terrasse, ses cocktails, sa cuisine simple et ses heures d’ouverture généreuses (ouvert du lundi au vendredi dès 7h, il ferme à minuit le lundi, 1h du matin le mardi, et 2h du matin du mercredis au vendredi. Il ouvre de 9h à 1h du matin les samedis et de 9h à minuit les dimanches).

De plus la dernière fois que j’y étais, ils offraient des couvertures pour se réchauffer et ils annonçaient récemment sur leur page Facebook qu’ils terminaient des rénovations pour isoler la terrasse du vent afin qu’on puisse l’utiliser tout l’hiver.

Le café Dundas and Carlaw.

La Gare de l’Est

À l’opposé de cette intersection, se trouve le restaurant Gare de l’Est, dont on pourra encore quelque temps fréquenter la terrasse pour déguster son brunch (weekend de 10h à 15h) et sa cuisine française (lundi au jeudi de 17h à 22h et vendredi et samedi de 17h à 23h).

La chronique d’aujourd’hui propose un complément à la gemme #42 du dernier guide de marche de l’auteure locale Nathalie Prézeau: Toronto BEST Urban Strolls. Pour se procurer le guide: www.torontourbangems.com.

The post L’obélisque de Pierre Poussin à Dundas et Carlaw appeared first on l-express.ca.