Catégorie : L’Express

La plateforme Quartier d’affaires, qui permet aux entreprises franco-ontariennes d’inscrire leurs produits et services offerts au grand public, est maintenant en ligne.

Cet outil bilingue de la nouvelle Fédération des gens d’affaires de l’Ontario (FGA) complémente sa plateforme de services aux entreprises B2Bee lancée à la fin de janvier.

FGA entreprises franco-ontariennes
La page d’accueil de B2Bee pour les entreprises.

Ce que nos entreprises ont à offrir

Quartier d’affaires offre un panorama de la richesse économique et culturelle que représentent les entreprises francophones de l’Ontario.

Les entreprises franco-ontariennes qui cherchent à gagner en visibilité et à vendre leurs produits et services au grand public, non seulement en Ontario mais dans tout le pays, ont tout intérêt à s’y inscrire.

C’est gratuit pour l’instant, mais il est mentionné dans le site qu’on passera à un modèle payant, présumément quand la relance post-covid sera amorcée.

La ministre des Affaires francophones de l’Ontario, Caroline Mulroney.

Encourager l’achat local

Sous l’égide de la FGA et de ses 14 organismes fondateurs, c’est l’un d’eux, le Regroupement des gens d’affaires de la capitale nationale (RGA), qui a mis de l’avant ce projet encourageant l’achat local.

«Une synergie immédiate sera créée entre les entreprises présentes sur la plateforme et les clients potentiels, qu’ils soient eux-mêmes des organismes sans but lucratif, des entreprises ou de simples particuliers», fait valoir Lise Sarazin, directrice générale du RGA.

Financée par le gouvernement de l’Ontario, la plateforme «contribue au renforcement de l’économie francophone en augmentant la visibilité des produits et services franco-ontariens», s’est réjouie la ministre des Affaires francophones Caroline Mulroney.

Club canadien Sonia LeBel francophonie canadienne
Le Club canadien de Toronto est l’instigateur officiel du projet. Son président Dominic Mailloux est aussi président de la FGA.

Numérisation

Un élément clé de cette initiative est de déterminer le stade de numérisation de la communauté d’affaires franco-ontarienne et comment mieux la soutenir dans son développement économique, indique Richard Kempler, directeur général de la FGA, ainsi que du Club canadien de Toronto.

Lise Sarazin explique avoir identifié quatre types d’entreprises à divers stades de numérisation.

  • Entreprise n’ayant pas de site web.
  • Entreprise ayant un site web, mais non transactionnel.
  • Entreprise qui héberge et gère son site web et transactionnel.
  • Entreprise utilisant une plateforme de commerce telle que Shopify.
FGA entreprises franco-ontariennes
Lise Sarazin

«Nous pourrons ainsi proposer de nouvelles stratégies pour continuer l’adoption de la plateforme de produits par les entreprises, assurer la visibilité et les ventes de ses membres.»

Pour les entreprises se trouvant au stade 3 ou 4, la plateforme intégrera une fonction «commerce» au répertoire, par le biais d’un bouton d’appel à l’action qui permettra au client d’effectuer des achats en ligne directement sur le site du vendeur.

Pour les entreprises se trouvant au stade 1 ou 2, la plateforme enverra automatiquement au vendeur par courriel un formulaire d’intention de commande de la part du client potentiel.

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Amikley Fontaine, le président de la Fondation Sylvenie Lindor, qui oeuvre pour l’intégration et le succès des jeunes Noirs de Toronto, suit le procès du policier Derek Chauvin, accusé d’avoir tué George Floyd le 25 mai 2020 à Minneapolis, au cours de son arrestation après qu’un commerçant ait rapporté qu’il avait voulu lui refiler un faux billet de 20$.

L’affaire a connu un retentissement mondial, provoquant des nombreuses manifestations contre la brutalité policière et le racisme – surtout aux États-Unis, mais aussi au Canada, en Europe et ailleurs. Le cri «Je ne peux plus respirer» et le genou au sol sont devenus des symboles de cette lutte sociale.

Le chef de la police de Toronto, Mark Saunders (qui a pris sa retraite le 31 juillet), un genou au sol en solidarité avec la lutte contre le racisme et la brutalité policière, lors de la manifestation du 5 juin au centre-ville. Photo: Twitter

Force excessive

On a notamment entendu, en cette première semaine de témoignages et de contre-interrogatoires, un lieutenant de police affirmer qu’appuyer le genou sur le cou d’un individu déjà menotté, pendant de longues minutes, constituait un usage excessif de la force policière.

Le procès devrait se poursuivre jusqu’à la fin d’avril. Malgré notre attachement à la présomption d’innocence, on n’ose pas imaginer comment serait accueilli un acquittement du policier…

Fondation Sylvenie Lindor
Une murale en mémoire de George Floyd au Texas. Photo: F. Muhammad, Pixabay

Transparence

Amikley Fontaine apprécie la «transparence» du système judiciaire américain. Le procès est télévisé, ce qui ne se fait pas au Canada, regrette-t-il.

«La transparence mène au changement», dit-il à l-express.ca. Et ce qu’il faut changer, au Canada comme aux États-Unis, selon lui, c’est «la perception négative des Noirs» dans la majorité de la population, qui mène trop souvent – comme dans l’affaire George Floyd – à leur «déshumanisation».

«George Floyd, c’est un individu qui a été déshumanisé» lors de son arrestation. Les manifestations, la couverture médiatique et maintenant procès permettent maintenant de le «réhumaniser».

Selon l’activiste torontois, «les forces de l’ordre privilégient la force lors des interactions avec les personnes d’ascendance africaine».

La police, dit-il, privilégie la force lors des interactions avec les personnes d’ascendance africaine. Elle doit devenir consciente de ce réflexe afin de protéger les minorités de la même façon qu’elle protège la majorité des citoyens.

racisme George Floyd
En marge d’une manifestation à Columbus, Ohio, contre la mort de George Floyd. Photo: Joyce Beatty, Wikimedia Commons

Des monuments au Canada?

Ce sont aussi les préjugés à l’endroit des Noirs qui mènent à leur sous-représentation au sein des institutions canadiennes.

Pour des raisons évidentes, l’histoire des Noirs est mieux connue chez nos voisins du Sud, mieux intégrée au curriculum scolaire, elle a des musées, des monuments. Amikley Fontaine s’attendait au moins à ce qu’un monument marque le 25e anniversaire du Mois de l’Histoire des Noirs au Canada cette année; mais non.

Au moins, en 2018, la banque du Canada a mis en circulation le billet de 10$ à l’effigie de Viola Desmond, qui a résisté à la ségrégation dans un cinéma en Nouvelle-Écosse en 1946… «presque 10 ans avant l’Américaine Rosa Parks dans un autobus en Alabama», souligne Amikley Fontaine.

nouveau billet de dix dollars
En 2018, Wanda Robson, 91 ans, admire le nouveau billet de 10 dollars canadiens à l’effigie de sa soeur Viola Desmond. Photo: Banque du Canada.

Des femmes d’influence

La Fondation Sylvenie Lindor (du nom de la mère du fondateur et président) célèbre en 2021 son 10e anniversaire. Son activité de février – un débat virtuel de panélistes – était justement placée sous le thème du «75e anniversaire de la résistance de Viola Desmond contre l’injustice».

Et pour la Journée internationale de la femme (8 mars), la Fondation rendait hommage à 10 «femmes d’influence», dont bien sûr Viola Desmond, mais aussi: Violet Henry, première avocate noire en Alberta; Robyn Maynard, l’auteure de l’essai Policing Black Lives: State Violence in Canada from Slavery to the Present (Fernwood 2017); l’ancienne gouverneure générale Michaëlle Jean; la cheffe du Parti libéral du Québec, Dominique Anglade.

Hommage aux Femmes Sylvenie Lindor
L’affiche de la Fondation Sylvenie Lindor en hommage à 10 femmes d’influence.

Une promesse à sa mère

La création de la Fondation Sylvenie Lindor est la réalisation d’une promesse qu’Amikley Fontaine à sa mère mourante quand il avait 13 ans. Il a créé l’organisme en 2011, quand il était étudiant à l’Université York, et c’est en 2014 qu’il organisait son premier «forum multiculturel».

Depuis, la Fondation organise aussi des activités bilingues culturelles, sportives et de leadership pour les jeunes Noirs – d’Etobicoke et de Scarborough surtout.

Fondation Sylvenie Lindor
Amikley Fontaine

Actions sur le terrain

Pendant la pandémie, ses équipes ont également distribué des denrées et des produits de première nécessité à des sans-abris et à des familles dans le besoin.

Son affiche du 10e anniversaire résume ainsi sa mission: «intégration économique des jeunes canadiens noirs; rayonnement de la francophonie ontarienne; promotion de l’équité sociale; lutte contre le racisme systémique et ses conséquences; pour un Canada inclusif avec l’égalité des chances.»

La Fondation compte relancer en mai son projet de mobilisation Toronto Youth Action for Change et son tournoi de soccer, puis organiser un nouveau forum multiculturel (virtuel si la pandémie ne permet pas encore le présentiel).

Fondation Sylvenie Lindor
L’affiche du 10e anniversaire.

Les temps sont durs

Mais la situation financière de l’organisme est périlleuse. «C’est surtout grâce à un soutien de La Croix-Rouge (90 000 $) que nous avons traversé 2020», indique Amikley Fontaine. L’Assemblée de la francophonie de l’Ontario (15 000 $) et le ministère du Patrimoine canadien (13 000 $) ont également contribué à financer des activités de la Fondation.

Mais plusieurs autres demandes d’aides sont restées sans réponse. La Fondation a l’honneur douteux de faire partie des organismes qui ont reçu une lettre de refus de fonctionnaires d’Emploi et Développement social Canada, en janvier, mentionnant qu’ils n’étaient «pas assez noirs». Une bourde pour laquelle le ministre Ahmed Hussen s’est excusé.

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C’est une envie de changement, de quitter une routine devenue presque trop confortable et de vivre un peu d’aventure qui a poussé Patrice Bramat, sa femme et leurs trois adolescents à quitter la région parisienne pour venir s’installer à Saint-Jean, au Nouveau-Brunswick, il y a de cela près de quatre ans.

Si l’objectif était de s’ouvrir l’esprit à de nouvelles réalités, à des mentalités différentes et à un environnement inédit, il peut aujourd’hui affirmer que c’est mission accomplie.

Casser la routine

«Ça faisait à peu près 15 ans qu’on était en région parisienne, qu’on avait nos jobs qui étaient sympas, mais […] on avait l’impression, tous les 1er janvier de chaque année, de se retourner sur l’année précédente et d’avoir un peu le sentiment d’avoir fait exactement la même chose, et de faire à peu près la même chose d’une année à l’autre.»

«Je ne suis pas forcément quelqu’un de très instable, mais le côté un peu rupture, un peu changement qu’on peut parfois aimer, on ne l’avait pas […] À un moment, la routine, ça finit par être casse-pieds!» résume Patrice Bramat.

Quelque 14 mois après avoir pris leur décision, ils obtenaient donc la résidence permanente pour toute la famille et achetaient un aller simple pour Halifax, d’où ils trouveraient leur prochain lieu de vie: Saint-Jean.

Histoires d'immigration Patrice Bramat
Confrontés aux loyers très élevés de la ville de Saint-Jean, Patrice et Ariane Bramat ont finalement jeté leur dévolu sur cette maison quelques semaines après leur arrivée.

Des réactions mitigées

Mis devant le fait accompli, leurs enfants alors âgés de 17, 15 et 13 ans n’ont pas forcément apprécié la nouvelle de cette aventure canadienne.

«On ne leur en a pas trop parlé avant d’être complètement sûrs de s’engager là-dedans parce qu’on ne voulait pas trop que ça cogite. Ce n’était peut-être pas une manière très sympa, mais on savait bien qu’il allait y avoir des réactions plus ou moins positives, et ça a été très variable», expose le père de famille.

«Notre grand garçon, quand on leur a annoncé qu’on allait y aller […] il a baissé la tête, un peu prostré. Notre fille de 15 ans s’est mise à pleurer et à dire qu’elle n’irait pas, et la dernière de 13 ans, elle a eu la mâchoire qui est tombée comme dans les dessins animés, complètement estomaquée, ni triste ni contente. Ça a été la réaction à chaud», se souvient-il.

Histoires d'immigration Patrice Bramat
Saint-Jean, sur la baie de Fundy entre le Nouveau-Brunswick et la Nouvelle-Écosse. Carte: Google

Trop risqué?

Au moment de monter dans l’avion, l’ainé et la benjamine ont plutôt cédé à l’excitation et à l’enthousiasme, tandis que la cadette a «fait une réaction médicale assez forte comme de perdre connaissance», rapporte Patrice Bramat.

«Ça nous a presque fait douter un moment des risques, à savoir si on faisait la bonne chose, si on y allait un peu fort… Et comme par hasard, ces manifestations psychosomatiques se sont arrêtées au moment où on est arrivés au Canada, où effectivement la page était tournée. Un psychologue nous avait dit que c’était souvent comme ça.»

Aujourd’hui, les deux plus âgés sont inscrits dans des universités canadiennes et leur père estime que le Canada «leur a ouvert des portes que sans doute ils n’auraient pas pu ouvrir s’ils étaient restés en France», notamment grâce aux programmes du Baccalauréat International (IB), qui «ont pour ambition de proposer des programmes d’études plus étoffés que les autres» d’après leur site Web.

École secondaire en anglais

Les enfants de Patrice ont décidé de compléter ces programmes à l’école secondaire anglophone, malgré leur connaissance sommaire de la langue.

«[À notre arrivée] on a visité des écoles, et le français tel qu’ils l’ont entendu […] était peut-être un peu difficile à comprendre en raison de l’accent qui est différent, du vocabulaire aussi. Ils se sont dit: “Quitte à apprendre une langue étrangère, autant apprendre l’anglais!”», plaisante le père de famille.

Il félicite d’ailleurs l’école en question d’avoir rapidement mis en place un système de support pour pallier les lacunes linguistiques de leurs nouveaux élèves, qui «parlaient l’anglais comme tous les Français le parlent au secondaire, c’est-à-dire assez peu».

Histoires d'immigration Patrice Bramat
Les trois enfants de Patrice Bramat à la graduation d’Aurélien.

Déménager selon les opportunités

La plupart des cartes de résidence permanente étant valides pendant cinq ans, la question de la citoyenneté se posera bientôt pour Patrice Bramat et sa famille.

Pour sa femme et lui, «c’est toujours la France notre pays. On est toujours résidents [là-bas]», souligne-t-il.

Pour le moment, toutes les options sont considérées: rester à Saint-Jean, déménager ailleurs au Canada ou rentrer en France. «Les opportunités professionnelles feront qu’on ira d’un côté ou de l’autre» puisqu’à ce moment, tous leurs enfants auront terminé le secondaire et seront donc plus autonomes.

«Ma femme a peut-être ce manque de la France plus que moi […] Moi clairement, je trouve que la qualité de vie est supérieure au Nouveau-Brunswick qu’elle peut l’être en région parisienne par exemple. Je fais plus de choses ici», explique-t-il, en indiquant apprécier le rythme de vie moins axé sur le travail.

Dégustations de vin

Il a d’ailleurs trouvé le temps de mettre sur pied des dégustations de vin ponctuelles, un clin d’œil à son pays natal. L’importation privée n’étant pas une option, il met de l’avant des produits locaux ou d’autres provinces canadiennes, avec une mention spéciale pour la Nouvelle-Écosse. «Il y a un potentiel qui est super, ils commencent à faire des vins blancs vraiment de bonne qualité.»

«Sur ma liste de destinations privilégiées, il y a bien sûr la Vallée de l’Okanagan [en Colombie-Britannique] que j’irai visiter un jour», ajoute-t-il.

Sur la liste des choses qui lui manquent le plus, Patrice Bramat classe en première position «la culture et la gastronomie». «Chaque fois que ma femme fait des allers-retours, elle revient avec une valise pleine de fromage!», mentionne-t-il.

Deux communautés francophones

Quant à leur intégration au sein de la communauté néobrunswickoise, il précise qu’elle a été plus facile avec la communauté anglophone que francophone.

«Il y a deux communautés francophones: les Canadiens de souche, et les Français, les Belges et autres gens qui parlent français. Ceux-là on les connait tous, on se connait tous entre nous, mais la communauté francophone locale n’est pas si facile à intégrer […] On a presque plus de copains anglophones que francophones en fait», réfléchit-il.

Fierté acadienne au Nouveau-Brunswick. Photo: Julie Arsenault

Passer par trois aéroports

Ce qu’il reproche le plus à sa province d’accueil n’a cependant aucun lien avec sa convivialité, mais concerne plutôt les perspectives de développement au Nouveau-Brunswick. «Ce qui manque, c’est un aéroport international […] Pour aller à New York, on est obligés de passer par Montréal ou Toronto», déplore-t-il.

S’il admet que des liaisons directes avec l’Europe ne seraient pas profitables, Patrice Bramat évalue cependant que d’en établir avec les États-Unis «aurait beaucoup de sens en termes d’économie et de développement d’activités locales».

«Aujourd’hui malheureusement, c’est très symbolique du Nouveau-Brunswick, on a trois aéroports tous en concurrence […] Les billets d’avion sont très chers et les destinations sont très réduites, et ça, c’est un énorme frein au développement de la région.»

Histoires d'immigration Patrice Bramat
Une vue de Saint-Jean, Nouveau-Brunswick. Photo: Tourisme Saint-Jean

Belle qualité de vie

L’exode des villes observé depuis le début de la pandémie serait pour Patrice Bramat l’occasion de miser sur la qualité de vie des régions, mais cela nécessite de pouvoir se déplacer rapidement à travers le Canada.

«Des provinces comme le Nouveau-Brunswick, la Nouvelle-Écosse ou l’Île-du-Prince-Édouard ont d’énormes atouts en termes de qualité de vie. Énormes!»

Il souhaiterait voir ce potentiel mieux exploité dans sa province d’accueil afin que d’autres puissent profiter de ses bienfaits comme lui-même et sa famille l’ont fait, il y a de cela quatre ans.

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Janvier 2016: Marie-Josée Lalande et Alex Normand quittent Toronto et débarquent en Nouvelle-Zélande. Les nouveaux vlogueurs ne savent pas trop ce que la vie leur réserve, outre des voyages et de la production vidéo, mais leur enthousiasme et leur envie de découvrir le monde sont à toute épreuve!

Aujourd’hui, ces nomades numériques partagent leur passion en parcourant la planète.

Marie-Josée Lalande et Alex Normand
Alex et MJ à Da Nang, au Vietnam.

YouTubeurs

La vie d’Alex Normand et de Marie-Josée Lalande a pris un premier tournant en 2016, lorsqu’ils sont devenus globetrotteurs et YouTubeurs.

Elle en a pris un autre en 2018 avec le lancement de l’Académie Filmmakers On The GO (FOTG) en ligne. Ce projet, qui repose sur leur expérience de réalisateurs et vidéastes, leur permet de passer d’un contrat de production à l’autre, au gré de leurs envies.

Les vidéastes jonglent désormais à plein temps — et plus — avec l’Académie et leur vlogue voyage Alex & MJ On The GO.

Se laisser guider par le plaisir

Le couple, adepte de voyages, a créé une communauté de 32 000 abonnés Facebook, 15 000 YouTube et 14 000 Instagram, en plus de l’Académie FOTG qui regroupe un millier de personnes d’un peu partout sur la planète.

Ils ont commencé par plaisir, en espérant que ça mène à quelque chose professionnellement. Ils ne savaient pas encore comment tout cela allait prendre forme.

Lors d’un séjour en Nouvelle-Zélande, ils ont rencontré une dame qui gagnait sa vie en offrant un programme pour perdre du poids en ligne. Elle a insisté: s’ils voulaient poursuivre leur aventure de nomades numériques, le duo devait vendre un produit sur le Web.

«Ça a été un élément déclencheur, assure Marie-Josée Lalande. C’était la première fois qu’on se faisait dire qu’on pouvait commercialiser autrement notre produit. Ça a mijoté.»

À l’époque, le couple n’avait pas encore envisagé que leur passion commune pourrait avoir une portée au-delà de YouTube. Et voilà qu’en mai 2018, l’Académie FOTG voyait le jour.

Marie-Josée Lalande et Alex Normand
MJ et Alex dans une villa à Ubud, en Indonésie.

Une communauté numérique

Ils aiment ce qu’ils font, sont fiers de leur travail, mais sont aussi très heureux de la communauté numérique qu’ils ont contribué à créer.

Grâce au Web, ils ne sont pas seuls. Ils ont créé une communauté à l’extérieur de leur bulle-voyage. Ils ont assisté à des échanges stimulants et à des changements de carrière qui les ont confortés dans leur propre cheminement professionnel.

«Quand on voit qu’on a aidé des gens à réaliser un rêve, on se dit que ça vaut la peine», se réjouit Alex Normand.

Lui-même et sa conjointe savent bien que ces changements de cap peuvent apporter beaucoup de bonheur pour l’avoir eux-mêmes vécu, il y a maintenant cinq ans. Les réussites de leurs «académiciens» atténuent les remises en question qui s’imposent souvent en entrepreneuriat.

Beaucoup de contenu

«On se pose toujours la question: “Qui on est? Qu’est-ce qu’on fait?”», corrobore Marie-Josée Lalande. Pas doute: leur francophonie se trouve parmi les pistes de réponses.

Quand ils ont lancé leur chaîne YouTube en 2016, les deux vidéastes globetrotteurs ont choisi de le faire en français seulement.

En 2017, le projet pancanadien Fliptubeur les a conduits dans des écoles de langue française, où ils ont fait valoir la plus-value francophone aux élèves, qui étaient franchement portés vers l’anglais.

Les comparses ont également produit 14 tutoriels sur différents aspects de la production vidéo pour YouTube, qui sont toujours accessibles en ligne.

Formations

«Le marché est tellement plus saturé [en anglais] qu’il y a plus de chances de percer ou de se faire voir plus rapidement si tu commences en français», avait alors expliqué Alex Normand dans une entrevue accordée à Francopresse.

«L’audience potentielle est moins élevée, mais on aime mieux être un gros poisson dans un petit lac qu’un petit poisson dans un gros lac», avait-il ajouté.

C’est cette même logique qui a mené le couple à mettre sur pied la formation Filmmakers qui, malgré son nom, était offerte exclusivement en français. La formation originale a aujourd’hui été remplacée par une offre de quatre formations plus ciblées offertes via l’Académie FOTG.

Marie-Josée Lalande et Alex Normand ont vite constaté qu’il y avait non seulement une demande, mais même un besoin de formation pour vidéastes. Ils avaient eux-mêmes dû se rabattre sur un produit américain en 2018, lorsqu’ils avaient voulu s’inscrire à une telle formation.

Ailleurs, mais pas en vacances

Grâce au vlogue de voyage qui a lancé leur aventure et jeté les bases de l’Académie FOTG, le couple peut aujourd’hui se permettre de choisir les contrats de production qu’ils acceptent, parfois en anglais. Le fonds de roulement qui leur est garanti par l’Académie leur donne cette liberté.

Pour livrer FOTG, ils ont travaillé des milliers d’heures, peu importe où ils se trouvaient sur la planète. En trois ans, ils ont produit plus de 300 capsules, tutoriels et vidéos, dont une partie a été intégrée en septembre 2019 au programme de production télévisuelle du Collège La Cité, à Ottawa.

Outre ces étudiantes et étudiants, environ 1000 personnes sont membres de l’Académie FOTG d’après ses fondateurs. La quasi-totalité est inscrite à la formation de 55 heures, tandis d’autres ont ciblé des modules précis; sur l’utilisation d’un drone ou la technique de montage, par exemple.

Les deux entrepreneurs franco-ontariens ont aussi préparé une formation d’une heure, une «classe de maître» sur les bases de la production vidéo qui sert d’incitatif à l’inscription.

Marie-Josée Lalande et Alex Normand
Alex et MJ ont passé plus d’un mois en Colombie-Britannique. Ils visent prochainement des séjours à Ottawa et au Yukon.

Voyages au Canada

Lorsqu’ils ont pris la route en mode sac à dos, Alex & MJ étaient vraiment «On The GO». Ils faisaient déjà partie de ces nomades numériques, travailleurs mobiles dont le nombre était déjà en forte croissance avant la pandémie.

Depuis qu’ils sont rentrés du Vietnam en mars 2020, pandémie oblige, ils ont changé leur façon de voyager. Ils passent environ un mois à chaque destination et ne voyagent qu’au Canada.

«Notre nouveau truc, c’est vraiment le slow travel», Marie-Josée Lalande. Ça ne change rien qu’on habite à Ottawa ou à Tofino, tant qu’on a une bonne connexion internet!»

Bien qu’ils se sentent libres de circuler sur la planète en dépit de la pandémie, Alex Normand explique qu’ils ont saisi l’occasion d’explorer leur propre pays: «On a un beau pays et on ne prend jamais le temps de le découvrir, on dirait. Ça nous a donné une bonne excuse de le faire!»

Ralentir le rythme

Avec les années, l’envie de bouger rapidement s’est dissipée. «On voulait voir le plus de choses possible», plaident-ils.

C’est maintenant fait: ensemble, ils ont visité une trentaine de pays depuis janvier 2016. Maintenant, «on aime se poser quelque part et vivre la place. Et ça nous permet de travailler.»

Même si les nomades ralentissent le rythme, pas question de se sédentariser ou de planifier à long terme. «La vie fait toujours bien les choses. On suit la puck», décrit Alex Normand.

Semble-t-il que dans les prochains mois, elle les mènera de la Colombie-Britannique au Yukon, en passant par l’Ontario.

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Le jeune Gary Trent Jr. doit se demander où il a mis les pieds. Suite à son transfert des Blazers aux Raptors, il est passé d’une équipe qui vise les finales de conférence à l’ouest à une équipe dans le dur physiquement et mentalement. Malgré le meilleur match en carrière de leur nouvelle recrue auteur de 31 points, les hommes de Nick Nurse se sont inclinés face à un Thunder d’Oklahoma City décimé (113-103).

Scénario désormais habituel, les Torontois ont réalisé une première mi-temps de bon niveau offensivement avec 67 points inscrits, avant de connaître une grosse panne en troisième. Malgré cela, face à cette faible équipe du Thunder qui assume le fait de viser une place dans les derniers pour obtenir un haut choix de repêchage l’été prochain, ils ont réussi à être toujours devant au terme de cette période grâce aux efforts de Trent Jr.

C’est donc finalement en quatrième quart que les Raptors se sont écroulés, incapables d’assurer le rebond défensif. Ils ont été écrasés dans ce domaine (64-35!), OKC a récupéré 19 rebonds offensifs pour 30 points en seconde chance, un chiffre hallucinant à ce niveau!

classement Raptors

Les Raptors vont désormais avoir une série de 4 matchs à domicile qui fera office de dernière chance pour regarder vers le haut du classement. Il semble malgré tout de plus en plus judicieux de laisser filer cette saison et de se positionner pour obtenir un jeune talent aux prochains repêchages qui s’annoncent riches à ce niveau-là.

programme Raptors

Le fil du match

Après un début de match serré, les Raptors réalisent la première série dans le sillage de 10 points de Gary Trent Jr et des 8 d’Anunoby (15-26). En sortie de temps mort, VanVleet ajoute 3 points (15-29). L’adresse de loin qui était très bonne pour débuter la rencontre chute côté torontois. OKC en profite avec un 15-3 passé pour finir le quart temps (30-32).

Toronto maintient son léger avantage, mais l’adresse de loin en dehors de Trent Jr. n’est plus au rendez-vous (40-44). Les Raps profitent malgré tout de la relative faiblesse de la défense du Thunder pour atteindre 67 points à la mi-temps (59-67). Gary Trent Jr. est l’homme de ces 24 premières minutes avec 20 points au compteur.

OKC passe devant en 3e quart

Les Raptors connaissent leur habituelle panne offensive en troisième quart et permettent aux locaux de passer devant (81-79). Le rebond défensif est en plus inexistant. Oklahoma City ne parvient pas à créer un gros écart. Toronto en profite avec un très bon passage de Trent Jr. pour reprendre les devants (87-89).

Svi Mykhailiuk prend feu en début de 4e quart. Le Thunder se crée son plus gros écart du match (104-96). Toronto se réveille en défense. Gary Trent Jr bat son record en carrière en inscrivant ses 30e et 31e points. Anunoby marque en contre-attaque, retour à -4 (104-100).

Le Thunder répond par un 5-0 avec un 3 de Roby sur un nouveau rebond offensif (109-100). Anunoby stoppe rapidement la série avec un tir primé. Les Raptors provoquent la violation des 24 secondes dans la foulée, mais VanVleet rate à 3 derrière. Le score est de 109-103 à l’entrée de la dernière minute. OG provoque une nouvelle violation des 24 secondes. Trent Jr. rate son tir sur la possession suivante. Brown est envoyé aux lancers. Il met les deux (111-103). Les Raptors ne mettent plus un tir comme c’est souvent le cas dans les instants décisifs des matchs… Ils s’inclinent 113-103.

Les chiffres

Stats Raptors Thunder

Réactions

Fred VanVleet (meneur des Raptors).

Gary Trent Jr. (arrière des Raptors).

Pour suivre les Raptors

Toute l’actualité des Raptors au quotidien sur Twitter et l-express.ca avec Mike Laviolle, et chez notre partenaire dinostalk.com.

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