Catégorie : L’Express

Incommodé par la toux, vous êtes tenté par un de ces sirops en vente libre dans les pharmacies? Pas si vite: la recherche scientifique est loin d’avoir démontré l’efficacité de ces produits.

Depuis les années 2000, ces recherches n’ont en effet pas pu trouver d’avantages flagrants aux sirops contre la toux, lorsque comparés à un placebo.

Un doute sur la codéine

Par exemple, en 2007, une revue de littérature a soulevé un doute sur l’efficacité d’un des ingrédients, la codéine, longtemps considérée comme le suppresseur de toux par excellence.

En général, la codéine n’est pas plus efficace pour supprimer la toux que des placebos, pas plus d’ailleurs que ne l’est la dextrométhorphane, un autre ingrédient-clef.

Des études menées chez les enfants ont aussi conclu que ni la dextrométhorphane ni la diphénhydramine (Benadryl) n’étaient plus efficaces qu’un placebo: le manque de preuves empêchait de recommander ou de déconseiller l’utilisation de médicaments contre la toux aiguë chez l’enfant.

Enfin, une revue systématique Cochrane, effectuée en 2014, a conclu qu’il n’y avait pas de résultats probants pour affirmer que les sirops en vente libre étaient efficaces pour les enfants ou pour les adultes.

Absence de résultats

Le manque de résultats établissant clairement les effets positifs des sirops contre la toux a conduit plusieurs associations et autorités médicales à émettre des réserves quant à l’utilisation de ces sirops, particulièrement chez les enfants de moins de 12 ans et chez ceux de 12 à 18 ans affligés d’affections respiratoires.

Depuis l’automne 2009, les fabricants de produits contre la toux et le rhume doivent d’ailleurs indiquer que leur médicament n’est pas recommandé aux enfants de moins de 6 ans.

Et pour cause, ceux-ci auraient trois fois plus de risques de subir des effets secondaires que les 6 à 12 ans. En Belgique, plusieurs marques de sirop ont même été retirées des tablettes au début de 2020.

Effets négatifs

À fortes doses, les ingrédients contenus dans les sirops peuvent même nuire à la santé.

Le dextrométhorphane est hallucinogène, et peut avoir des effets neurologiques graves chez les enfants.

La codéine expose également les enfants présentant une toux chronique à un risque accru d’effets secondaires, comme l’a révélé une autre revue systématique Cochrane, en 2016.

Les sirops contre la toux, préviennent des pharmaciens, peuvent aussi poser des risques lorsqu’ils sont combinés à d’autres médicaments comme les antidépresseurs.

En 2012, deux coroners québécois ayant enquêté sur la mort de deux personnes âgées avaient même remis en question la vente libre de la plupart des sirops contre la toux. Par ailleurs, leur posologie doit être respectée pour éviter les surdoses.

Et le miel?

Devant le peu d’avantages et les possibles inconvénients des sirops contre la toux, mieux vaut s’en tenir à une bonne vieille solution: le miel.

En effet, sauf pour les enfants de moins d’un an, prendre du miel semble plus efficace pour soulager la toux que l’absence de traitement, un placebo ou la diphénhydramine, avait conclu une autre revue systématique Cochrane, en 2018.

Le miel aurait par ailleurs un effet semblable à celui du dextrométhorphane. Il diminuerait également la durée de la toux davantage qu’un placebo ou que du salbutamol (ventolin). Au-delà de trois jours, aucun traitement ne semblait efficace, selon cette revue.

Les médecins recommandent de toute façon, dans tous les cas, de rester bien hydraté et de consulter un médecin si les symptômes perdurent.

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Spécialiste de science-fiction et de récits brefs, professeur émérite de l’Université de Toronto, Michel Lord se raconte avec brio dans Sortie 182 pour Trois-Rivières. On le suit depuis sa naissance en 1949 jusqu’à quelques années après son mariage de même sexe en 2006.

Né à Trois-Rivières mais élevé à Cap-de-la-Madeleine, donc un «Capon», Michel Lord grandit dans un milieu pauvre, ce qui ne l’empêche pas de se considérer riche de toutes ses lectures et de son éducation musicale en grande partie autodidacte.

Mélomane

L’auteur perd la foi à 17 ans, «jetant aux orties toutes ces superstitions et ces dogmes invraisemblables qui m’étouffaient horriblement». Mélomane, il sait faire la distinction entre la pratique religieuse vide de sens et la magnifique musique sacrée qui l’accompagne.

Son récit est émaillé de références littéraires qui démontrent une vaste culture. Il écrit, par exemple, «un empilement de tendresse, aurait dit Zola» ou «humain, plus humain, comme dit Nietzsche».

Dans une même page, il parle de «notre vieille langue, les misères hilareuses» (Chateaubriand) et d’un décor de Gervaise dans L’assommoir de Zola. Le parler madelinot lui rappelle Rabelais.

Du Cap à la Ville Reine

Le chapitre sur sa mère est très touchant. Elle savait que son fils était en amour sans qu’il ne lui ait jamais révélé son orientation sexuelle. Le conjoint de Michel Lord est Donald McKenzie, bibliothécaire professionnel à Toronto Public Library, rencontré à Québec en 1974. Ils sont ensemble depuis environ 45 ans, mais il n’y a malheureusement pas de réflexion sur leur relation amoureuse.

McKenzie invite Lord à déménager dans la Ville Reine, où ce dernier terminera son bac au Collège Glendon en 1979. Il travaillera brièvement à la Librairie Champlain, «tenue par des Franco-Ontariens, les Arsenault, demeurés farouchement francophones, chose déjà remarquable à cette époque de grande assimilation».

Un chapitre s’intitule «Entre sanctuaire et cathédrale», référence à Cap-de-la Madeleine et à Trois-Rivières. Les deux mots religieux s’appliquent ironiquement au parcours de Lord. Il a vécu dans des sanctuaires gay & hippy, avec des amis inoubliables; il a aussi fréquenté des cathédrales du savoir. Il raconte comment il a toujours été «à l’affût de plaisirs et de paradis artificiels» durant ses deux années dans une commune.

Souverainiste

Ardent indépendantiste, Michel Lord est amèrement déçu de constater que le Québec ne soit pas encore un pays. Ayant travaillé la plus grande partie de sa vie en Ontario (U of T), mais n’étant pas Franco-Ontarien de souche, il observe le monde littéraire de l’Ontario français «avec une certaine distance» et «avec énormément de sympathie». Il raconte brièvement sa collaboration avec le regretté Robert Yergeau.

Je trouve étrange que l’auteur ait passé sous silence sa charge académique à l’Université de Toronto, dont il est pourtant un professeur émérite. On apprend seulement qu’il est directeur adjoint de la revue University of Toronto Quarterly, et responsable de l’édition en langue française.

40 chapitres

Le sous-titre de Sortie 182 pour Trois-Rivières est Récits de disparitions, catastrophes et milles merveilles. On y trouve 40 chapitres assez courts, très souvent inspirés par une amitié, parfois par le caractère d’un grand-parent ou d’un collaborateur littéraire. Il y en a même un qui raconte comment son premier ami d’adolescence s’est révélé être le pire des homophobes.

Cet ouvrage autobiographique renferme plusieurs registres. Il y a le vécu familial, la vie estudiantine, le milieu littéraire québécois et les amitiés remarquables. Je dirais que c’est savoureusement décousu.

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Après nous avoir détaillé les choix de repêchage des Raptors, Charles Dubé-Brais, l’ancien assistant chez les 905 qui espère retrouver un poste rapidement nous a accordé une entrevue. Pour l-express.ca, il est revenu sur sa situation, celle de la G League, la saison des joueurs des Raptors qu’il a eu l’occasion d’entrainer ainsi que sur le marché des agents libres pour la franchise torontoise qui a ouvert à 18h ce jour.

Charles, pour résumer la situation, les Raptors 905 n’ont pas renouvelé 6 des 9 contrats du personnel d’entraineurs du fait de l’incertitude liée à la reprise de la G League. Pouvez-vous nous en dire plus sur cette situation ? Êtes-vous tout de même optimiste pour réintégrer l’équipe si la saison reprend?

« Il y a beaucoup de questions qui ont un effet domino. Est-ce que ça va reprendre? Je pense qu’il y aura une forme de G-League mais est-ce que ce sera une bulle? Est-ce que ce sera dans différents marchés? S’il y a quelque chose, je pense que ce sera une version écourtée. Je sais qu’au niveau des discussions en G-League, il n’y a rien de décidé, rien d’écarté. D’une semaine à l’autre, on penche plus vers une forme de solution plutôt qu’une autre. De toute façon ce sera une saison tronquée. Cela aura un impact sur les décisions des organisations. En plus, on a un problème supplémentaire ici qui est d’être au Canada. C’est le même problème pour les Raptors (délocalisés officiellement à Tampa Bay à l’heure de ces lignes).

« Énormément de questions »

Si le gouvernement canadien détermine que les Raptors ne pourront pas jouer à Toronto, c’est certains que les 905 ne pourront pas jouer à Mississauga. Cela signifie se délocaliser aux États-Unis avec tout ce que cela implique pour les gens comme moi qui ont une famille, des enfants. Il y a énormément de questions, c’est difficile d’avoir des réponses. Il est possible aussi que les équipes y aillent avec des staffs réduits, au moins pour cette saison. Les équipes ne connaissent pas les revenus qui vont rentrer, en plus, donc vu que les équipes NBA ont beaucoup d’entraineurs, certains entraineurs NBA pourraient être utilisés pour faire la « doublette », faire de la G-League et de la NBA. Surtout sur une G-League qui durerait deux mois. En plus, pour deux mois est-ce que tu réembauches ton personnel à temps complet?

« Je garde mes yeux sur 2021-2022 »

Ce sont ça les vraies questions derrière ma situation personnelle. Ce n’est pas évident mais je garde la perspective qu’il y a des gens qui meurent de faim. Je préfèrerais être dans une situation contractuelle différente, mais c’est le cas de millions de personnes au Canada et à travers le monde. On va voir comment cette situation va se résoudre et je garde mes yeux sur 2021-2022 parce que je demeure réaliste, je sais que les décisions que les Raptors vont prendre n’iront pas dans mon sens, mais est-ce que ça veut dire que mon futur avec cette organisation ou une autre de la NBA serait complètement compromis? Ça, je ne le pense pas. De toute façon, cette saison est une saison bizarre de partout, en Europe aussi.

Dernièrement, nous avons fait un podcast de retour sur la saison des Raptors (partie 1 et 2, partie 3), nous sommes revenus joueur par joueur sur les saisons individuelles. Nous voulions avoir votre avis sur les joueurs que vous avez entraînés à commencer par Dewan Hernandez. Avec deux meneurs repêchés par les Raptors est-ce un signe que l’équipe compte sur lui dans le secteur intérieur pour la saison prochaine?

« Dewan, pour l’instant, son contrat n’est pas garanti, donc on verra déjà ce qu’ils font dans les prochains jours. S’ils garantissent son contrat, ce sera une façon de dire que l’année dernière devait être sa saison recrue, du coup on va la décaler d’une année. Il n’a pas pu jouer et n’a pas eu le temps de démontrer grand chose, mais en même temps il a un physique intéressant.

« Un intérieur à développer »

Est-ce que tu vas trouver un jeune au salaire minimum avec le même genre de physique? Ce n’est pas une certitude donc s’ils n’ont pas repêché de grand c’est qu’il n’y avait personne pour eux qui valait plus la peine d’être développé que Dewan. Est-ce qu’il y en aura un sur le marché des agents libres pour le même genre de salaire? Je n’en suis pas convaincu. Donc, ce qu’on voulait faire en 2019-20 avec Dewan, on le fait cette année et on prendra une décision sur son avenir ensuite.

Un petit mot sur la saison d’Oshae Brissett qui a été convaincant…

« Oshae est un joueur que Nick Nurse avait eu l’opportunité de voir avec l’équipe canadienne. C’est un joueur en qui les Raptors croient et qui a bien livré la marchandise surtout quand il a joué avec les Raptors. Il a beaucoup progressé avec nous chez les 905. Il était assez inefficace en début de saison mais avec du potentiel.

« Oshae a tout pour être un joueur NBA »

C’est un joueur qui a un physique intéressant, avec des aptitudes. C’est un bon jeune, il a une belle mentalité. J’aime bien Oshae et je pense que les Raptors veulent continuer de creuser pour voir jusqu’où on peut l’emmener parce que son physique est vraiment intéressant pour sa position. Si son lancer à 3-points continue de progresser comme il a fait cette année – c’était vraiment sa grosse lacune au début de saison. Il a vraiment une belle marge de progression. Le Oshae du mois de février était bien meilleur que celui de novembre. On va continuer à croire en lui, car lorsqu’il était avec les Raptors, il était relativement performant. On espère que ça va continuer dans cette direction pour lui, car il a ce qu’il faut pour être un joueur NBA. »

Pour finir sur les joueurs passés par les Raptors et les Raptors 905 cette saison, évoquons le cas de Malcolm Miller (non conservé par les Raptors). Pensez-vous qu’il a laissé passer sa chance en NBA?

« Ça dépend de lui. Il est agent libre, je ne sais pas quelle équipe va le prendre. Malcolm, c’est un joueur très intelligent aussi bien au niveau basket que dans la vie. C’est un joueur qui complète bien un effectif. Il est capable de donner quelques bonnes minutes par-ci, par-là. Je pense que Malcolm peut jouer ce rôle-là avec différentes équipes. La question c’est: qui veut Malcolm plutôt qu’un autre dans ce rôle-là? Donc, je ne dirais pas nécessairement qu’il a laissé passer sa chance, mais il savait dans quoi il s’embarquait en étant à Toronto, particulièrement l’année dernière.

« Poursuivre sa route en Europe? »

Peut-être qu’une équipe un peu plus faible pourra lui donner un rôle supérieur. Est-ce qu’il veut jouer le même rôle dans une équipe de premier plan qui gagne beaucoup comme Toronto? Ou alors poursuivre sa route en Europe? Ce sera son choix et il dépendra des offres qui se présentent à lui dans les prochains jours. Ce seront les discussions entre lui, son agent et les différentes équipes qui détermineront où son avenir s’inscrit.

Dernière question d’actualité, comment voyez-vous le marché des agents libres pour les Raptors, qui reste, qui part?

« C’est la question à un million de dollars! On souhaite évidemment que Fred reste, c’est la priorité. Masaï et Bobby en ont parlé énormément publiquement. Je ne fais que répéter ce qu’ils disent, mais c’est la réalité. Fred est un joueur qui a vraiment l’ADN Raptors. Il fait parti intégrante de notre culture, donc ce serait vraiment bien qu’il poursuive l’aventure avec nous. Après, on va voir ce qui se passe au niveau des grands. Je pense qu’on serait content de revoir Serge, Marc, des joueurs comme ça qui ont quand-même de l’impact sur les victoires de l’équipe.

« Garder tout le monde pour rester compétitif »

Après, il faut faire des choix financiers en fonction de ce qui se passe cette année. De toute façon, on n’a pas beaucoup de marge de manœuvre, donc ce n’est pas comme si on pouvait « très bien » remplacer ces joueurs-là s’ils partent. La meilleure façon d’avoir une très bonne équipe la saison prochaine, c’est de garder tout le monde en sachant qu’on ne veut pas s’handicaper pour 2021, parce qu’il y aura plusieurs agents libres de bon niveau disponibles à ce moment-là.  C’est une stratégie pluriannuelle des Raptors de faire en sorte que plusieurs contrats arrivent à expiration en 2021. Donc, je pense qu’on est prêt à commettre un bon montant d’argent pour certains joueurs sur le court terme. Et après sur le long terme pour un joueur comme Fred.

On espère avoir tout le monde avec nous la saison prochaine car les Raptors ont tout de même eu la deuxième meilleure fiche de la NBA cette saison, et il n’y a pas de raison de croire qu’on ne serait pas extrêmement compétitifs la saison prochaine avec ce groupe de joueurs-là. Avec Pascal un an plus vieux, OG un an plus vieux, Fred un an plus vieux, avec Lowry et Ibaka encore très productifs, Gasol qui peut toujours apporter des choses et Powell avec un an de plus. Il y a un très bon noyau en place, je pense que ce serait bien de le garder pour faire des Raptors une des meilleures équipes de la NBA, encore une fois.

Propos recueillis par Mike Laviolle à Toronto.

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Ce mercredi 18 novembre avait lieu le repêchage de la NBA, l’occasion pour les franchises de récupérer les meilleurs jeunes joueurs issus du système universitaire américian (NCAA) ou provenant des championnats étrangers. Les Raptors de Toronto disposaient des choix 29 et 59.

Malachi Flynn, des airs de VanVleet et Lowry

Pour la première fois depuis 2017 et la sélection d’OG Anunoby (27e choix), les Torontois choisissaient au premier tour (dans les 30 premiers choix). Ils ont décidé de jeter leur dévolu sur Malachi Flynn. Meneur de jeu de petite taille (1m85) âgé de 22 ans, Flynn est issu de l’université d’État de San Diego, la même qu’un certain Kawhi Leonard. Avec les Aztecs en 2019-20, il a été élu joueur et défenseur de l’année de sa conférence. Il affichait des moyennes de 17,6 points et 5,1 passes par match.

« J’aime beaucoup, je suis fan de Malachi », nous a confié Charles Dubé-Bray entraîneur québecois passé par les 905, l’équipe de développement des Raptors. « C’est un joueur dans le moule Raptors. Les comparaisons sont assez évidentes avec Fred VanVleet et Kyle Lowry. Je pense que c’est un joueur qui a les qualités que les Raptors recherchent. Il a l’ADN Raptors. C’est un joueur qui joue dur. Il est intelligent, bon défenseur. Il a un jeu offensif assez poli: il peut passer le ballon, finir près du panier, lancer de loin. L’ensemble de ses qualités font que je pense qu’il va bien s’insérer dans ce que les Raptors font.

Après, c’est un 29e choix. Il ne faut pas s’attendre, parce qu’il a toutes ces qualités-là, à ce qu’il soit un joueur majeur immédiatement. Bien entendu. Mais si on regarde chez les Raptors, Kyle Lowry a 34, bientôt 35 ans, Fred VanVleet est agent libre, on espère qu’il restera. Mais, d’une manière ou d’une autre, il faut prévoir ce que seront les Raptors dans quatre, cinq ans. Je pense qu’un joueur comme Malachi Flynn peut s’insérer là-dedans et être justement un joueur bon pour les Raptors sur le périmètre. »

 

 

« Les chances de succès de Flynn sont plus grandes avec les Raptors »

Pour le technicien le joueur va aussi bénéficier de l’environnement de la franchise canadienne.

« Son profil est bon pour Toronto. Et je pense que pour lui c’est bien d’être tombé à Toronto aussi. Dans une autre équipe, avec un rôle différent vu qu’il n’est pas très grand (ça aurait pu être plus compliqué). Je pense que ses chances de succès sont plus grandes à Toronto qu’elles l’auraient été ailleurs. C’est un peu comme ça avait été le cas avec Fred (VanVleet). Le fait qu’il soit arrivé dans une équipe qui savait bien le développer, c’était un mariage assez parfait, il y a quatre ans quand c’est arrivé. Je pense que ça peut être le cas pour Malachi aussi. »

Un pari en 59e position

Avec le choix 59, l’avant dernier de ce repêchage, les Raptors ont ensuite sélectionné un autre meneur de jeu, plus athlétique (1m96) en la personne de Jalen Harris. Ce dernier est passé par Louisiana Tech et Nevada avec qui il tournait à 21,7 points par match l’année dernière.

« Quand on repêche en fin deuxième ronde, on prend une chance sur un joueur. Il ne faut pas se mentir, la grande majorité des 59e choix au repêchage, ne deviennent pas des joueurs NBA. Mais il y a des exceptions, donc tu espères être l’équipe qui va trouver le genre de perle rare qui sera l’exception à la règle justement. L’année dernière c’était Dewan Hernandez, cette année c’est Jalen. Avec ce joueur il y a une possibilité qu’il soit plus fort que ce que son rang au repêchage pourrait laisser croire car il est talentueux, il est athlétique.

A ce rang-là, tu essaies de prendre un joueur que tu vas insérer dans ton système de développement avec l’équipe de G-League les 905. Tu vas te dire « OK, on va mettre une pièce sur lui pour que dans deux, trois ans, il soit ce joueur pour qui tout le monde dit qu’il aurait dû être sélectionné plus haut ». C’est la même chose avec les joueurs non-repéchés. Au final, entre le 59e et les non-repéchés il n’y a que deux rangs d’écart. Ça a été le cas pour VanVleet, pour Chris Boucher, pour Terence Davis, en espérant que Jalen soit celui-là. »

 

 

Un Québécois non-repéché chez les 905?

Autre jeune joueur qui pourrait faire parler de lui dans les jours à venir en intégrant la NBA sans être repêché, Karim Mané, jeune Québécois d’origine sénégalaise a toutes ses chances d’intégrer une franchise NBA selon Dubé-Bray. Il entrerait ainsi dans l’histoire en étant le premier Canadien à jouer en NBA, sans passer par le système universitaire américain, mais en arrivant directement de son Université au Canada (Lanier).

« Je pense qu’il va être récupéré par quelqu’un. Après par qui? Je pense que beaucoup d’équipes l’aiment. Après, la question quand tu récupères ces joueurs-là, c’est qui tu aimes le plus? Je ne sais pas si l’état-major des Raptors va jeter son dévolu sur lui ou quelqu’un d’autre. Il y a de l’intérêt pour lui au sein de la NBA. Je n’ai pas vraiment d’inquiétude sur le fait qu’il va se retrouver dans le système de quelqu’un. Je serais content pour nous et pour lui que ce soit à Toronto.

Karim est un joueur qui à ce niveau-là. Il bénéficierait beaucoup du coaching d’une équipe sérieuse avec un bon système de développement de joueur. J’ai hâte de voir où il va atterrir. Je lui souhaite que ce soit à Toronto, mais ça pourrait être n’importe où. J’espère que dans deux, trois ans on pourra parler de lui comme d’une nouvelle histoire à succès comme celle de Luguentz (Dort à Oklahoma City). »

A noté que cette année, aucun Canadien n’a été choisi au repêchage, après un record de six sélections en 2019.

Toute l’actualité des Raptors sur l-express.ca.

 

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Ce lundi 16 novembre marquait 135e anniversaire de la mort du leader métis Louis Riel, en cette année du 150e anniversaire de l’entrée du Manitoba dans la fédération canadienne.

Le président de la Fédération des communautés francophones et acadienne (FCFA) du Canada, Jean Johnson, en a profité pour rappeler que «l’exécution de Louis Riel a été une grande injustice».

«Il est temps que le Canada célèbre Louis Riel comme le grand leader francophone et Métis qu’il a été. Qu’on cesse de le considérer comme un criminel.»

Hommage officiel

Le premier ministre Justin Trudeau a tout de même déclaré, lundi, se joindre «aux Métis et à tous les Canadiens pour honorer Louis Riel (…) fondateur du Manitoba (…) grand défenseur des droits des minorités et de la langue française.»

«Sa lutte pour préserver la culture métisse a tracé la voie vers le Canada que nous connaissons maintenant».

La pandémie

Le premier ministre ajoute que «la pandémie mondiale de CoViD-19 a mis en lumière les défis particuliers auxquels sont confrontés les peuples et les communautés autochtones».

La réponse du gouvernement à la crise sanitaire comprend un Fonds de soutien aux communautés autochtones, un Fonds d’appui aux entreprises communautaires autochtones, ainsi que du financement pour aider les étudiants des Premières Nations qui poursuivent des études postsecondaires, les établissements d’apprentissage et de garde des jeunes enfants, et pour répondre aux besoins urgents en matière de santé mentale dans les communautés autochtones.

Louis Riel et la Nation des Métis ont joué un grand rôle «pour bâtir un pays plus juste et plus inclusif», conclut Justin Trudeau.

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