Catégorie : Presse francophone

Grève historique des enseignants de l’Ontario

Le gouvernement de Doug Ford partage désormais une caractéristique avec celui, il y a plus de 20 ans, de Mike Harris : l’inimitié que lui vouent les syndicats. Le débrayage monstre des enseignants, le vendredi 21 février, fera date comme exemple archétypique de cette difficulté, pour les progressistes-conservateurs, de réformer les politiques publiques en fonction de leur conception du rôle de l’État. https://leregional.com/greve-historique-des-enseignants-de-lontario/

On n’a pas souvent l’occasion de recevoir à Toronto un groupe de musique suisse. Ce sera le cas au Burdock Music Hall le vendredi 28 février à 18h30, où se produira le duo Les fils du facteur, qui présente de la «chanson française, mais suisse». Entrée libre!

Derrière ce nom qui fait souvent sourire se cache un duo talentueux, habile, drôle et touchant: Émilien Colin (accordéon) et Sacha Maffli (voix et guitare).

Débuts dans la rue

Après leurs débuts dans la rue, Les fils du facteur visitent depuis plus de 6 ans les cafés concerts, galas, clubs et grands festivals, mélangeant ancienne et nouvelle école.

En Suisse, le public les connaît bien. Ils ont pratiquement joué sur toutes les scènes de la Suisse romande (francophone). Ils ont également joué en Acadie en 2018 et à Montréal au Coup de cœur francophone 2019.

Ils arrivent à Toronto après avoir tourné en France, en Belgique et au Québec.

Les fils du facteur: Émilien Colin et Sacha Maffli. Photo: Magalie Koenig

Un album

Les fils du facteur ont à leur actif deux EP et un album sorti en 2018 intitulé Fidèle aux postes. Groupe de scène par excellence, Sacha Maffli et Émilien Colin sont à l’aise partout.

Véritables amoureux de la langue française, Les fils du facteur sont considérés comme d’excellents ambassadeurs de la Suisse.

Leur passage à Toronto est d’ailleurs commandité par la diplomatie suisse au Canada à l’occasion du 50e anniversaire de l’Organisation internationale de la francophonie.

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L’alimentation est au coeur des discussions, et la cuisine est de plus en plus présente sur nos écrans. Unis TV nous propose cet hiver la nouvelle émission Jeunes chefs en mission.  Les premiers épisodes sont déjà en ligne.

Les Brigades Culinaires 

La série nous présente les «brigades culinaires» de 13 écoles secondaires canadiennes.

Le programme Les Brigades Culinaires est présent dans plus de 300 écoles partout au Canada. Le but de l’opération est de rendre accessible la formation culinaire au plus grand nombre de jeunes.

Des jeunes de l’école Franco-Cité

Chaque épisode de Jeunes chefs en mission met en vedette une brigade qui doit relever le defi lancé par l’animatrice Marina Bastarache et le chef invité.

Parmi les chefs invités de la saison 1, on retrouve Jean-Luc Boulay et Geneviève Everell. Les élèves ont une journée pour trouver tous les ingrédients nécessaires à leur recette, dans le but de préparer un repas pour un organisme de leur région.

Belle expérience

Les jeunes des différentes écoles n’ont que des éloges à l’endroit de leur passage à Jeunes chefs en mission.

«J’ai trouvé ça vraiment l’fun parce que c’est quelque chose que je n’avais jamais fait», raconte Marie-Ève du Collège catholique Mer Bleue dans la région d’Ottawa. «Je n’étais pas habitué à être devant les caméras. C’était vraiment intéressant et une belle expérience.»

«Non seulement on a pu cuisiner pour une cause, mais on a pu vraiment faire une nouvelle découverte d’un monde auquel on n’est pas habitué.»

Des jeunes de l’école Franco-Cité

Frédérique partage les propos de son amie. «J’ai adoré ça. C’était vraiment enrichissant et je le referais c’est certain! La cuisine c’est quelque chose qui nous passionne. Toute l’expérience était inoubliable.»

«La réaction que les gens ont eue quand nous leur avons présenté ce qu’on avait à offrir, c’était mon moment préféré. Tous les efforts qu’on a mis dans cette journée là ont porté fruit.»

Impact sur l’école et la communauté 

Les deux responsables des écoles de la région d’Ottawa, Alain Verville du Collège catholique Mer Bleue ainsi que Chantal Blanchet de l’École secondaire catholique Franco-Cité, abondent dans le même sens.

«C’est toujours le fun de voir les écoles rayonner dans la communauté. On sent un grand sentiment de fierté chez nos élèves», a dit Alain Verville.

Des jeunes du collège Mer Bleue

Pour Chantal Blanchet, «ça a apporté une belle occasion pour un nombre d’élèves de vivre des expériences qu’ils n’auraient pas vécues autrement. D’avoir l’occasion de travailler avec une chef cuisinière formée, c’est une occasion fantastique pour les élèves.»

«L’émission donne une belle plate-forme pour exposer les belles choses qui se font dans notre école, et des élèves qui sont engagés et dévoués. Ils n’ont pas peur de se donner à 100%, prendre des risques et de contribuer à leur communauté de façon positive en redonnant aux élèves et à un organisme.» 

Des jeunes de l’école Franco-Cité

Oeuvre de charité 

Chaque école qui participe à l’émission doit choisir une oeuvre de charité à qui les profits de la mission seront remis. Cette initiative semble plaire aux jeunes des brigades.

«De savoir que nos actions ont un impact sur la communauté fait du bien à l’esprit!» assure Antoinette, élève à Franco-Cité. 

Des jeunes du collège Mer Bleue

Recommandations

À l’unanimité, les jeunes et les responsables interrogés encouragent les autres écoles de partout au pays à les imiter et s’inscrire.

«Il faut que tu fonces dans la vie», ont-ils dit. «Le fait d’être dans les brigades et d’avoir fait partie de l’émission de télévision, c’était vraiment le fun. Tu ne peux pas te tromper en t’inscrivant aux brigades, il ne faut pas hésiter!»

Jeunes chefs en mission est diffusé le mercredi à 18h30 et est disponible le lendemain sur tv5unis.ca.

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Abel Maxwell en est déjà à son quatrième album. Arrivé au Canada il y a 12 ans, il est dorénavant bien établi dans la francophonie torontoise. L’artiste présentait Contradictions à l’Alliance française le 20 février.

À son image

L’auteur-compositeur-interprète d’origine togo-sénégalaise, qui est passé par la France avant d’arriver au Canada, est une représentation de la francophonie torontoise, riche et plurielle.

«Cet album est celui qui me ressemble le plus. J’ai fait le premier album pour plaire en quelque sorte, plaire à mon public et à mes producteurs. Je pense que Contradictions est mon meilleur album, et il se rapproche vraiment de qui je suis.»

Abel Maxwell veut faire une musique «inclusive et encourageante».

Fort d’une éducation musicale très classique, au conservatoire de Lyon en France, et d’une appétence pour le jazz, Abel Maxwell y ajoute quelques notes de pop – le genre musical qu’il affectionne – ainsi que des notes de musiques africaines qui témoignent de ses origines.

«La rose sur la pochette symbolise également cela. C’est la rose qui pousse dans le béton, malgré toutes les embûches.» Cet album est d’abord une preuve de la résilience de l’artiste, qui a toujours travaillé pour atteindre ses buts malgré les avis contraires.

Des inédits et des reprises

À l’Alliance française, l’artiste a été présenté comme un «condensé de la francophonie torontoise, métisse et multiculturelle». On ajoute qu’il «symbolise le côté généreux de la francophonie ontarienne».

Onze titres se retrouvent sur le nouvel album. Ensemble, ils forment le message que le chanteur/motivateur souhaite transmettre: «Je veux aider les gens dans leur réalité, pour qu’ils trouvent le courage de faire des choses.»

Ainsi, entre plusieurs sons inédits, quelques reprises ancrent l’album dans le passé d’Abel Maxwell. C’est  le cas de Sunlight des Tropiques, une reprise de Gilbert Montagné, Si t’étais là, de la chanteuse française Louane, ou encore Eden, une chanson des années 1970 que son père écoutait.

«Cette chanson est un souvenir particulier pour moi. Mon père l’écoutait, sur une cassette dans la voiture, quand il venait me chercher à l’école,»

Bilingue

«Je voulais un titre bilingue, comme l’album. Et ce titre illustre aussi ce que j’ai vécu. Quand je suis arrivé au Canada, sans contact, sans travail, tout le monde me disait que je n’y arriverais pas. Et puis finalement, voici mon quatrième album.»

Abel Maxwell, qui en plus d’être chanteur est responsable de la communication du Centre francophone du Grand Toronto, explique que ses deux missions sont complémentaires. «J’ai toujours eu le désir de rejoindre les gens, de les inspirer. La musique et mon travail sont complémentaires de ce point de vue là.»

L’album est dès à présent disponible sur toutes les plateformes d’écoute et de téléchargement.

L’album bilingue se compose de onze titres, dont Never Give Up, un hymne pour dépasser les difficultés de la vie.

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Votre ferme date d’une centaine d’années? Vous voudriez faire des rénovations tout en gardant son cachet d’antan? En Ontario, il existe diverses portes où vous pourriez aller cogner. Notamment à celle de la Fiducie du patrimoine ontarien.

Créée en 1967, c’est le principal organisme de protection du patrimoine de la province. Il relève du ministère des Industries du patrimoine, du sport, du tourisme et de la culture.

La Fiducie a comme responsabilité législative d’identifier, de préserver, de protéger, de faire des recommandations au ministère et de promouvoir le patrimoine architectural, culturel et naturel de toute la province dans la foulée de la Loi sur le patrimoine de l’Ontario.

Une ferme de l’Est ontarien.

Accès à des propriétés patrimoniales

Dans son rôle lié à la sensibilisation du public à l’importance de la conservation du patrimoine, la Fiducie fournit notamment des conseils techniques, mène certaines recherches, célèbre en février la Semaine du patrimoine ontarien, et permet au public d’avoir accès à plusieurs de ses propriétés.

La Fiducie possède en effet certains bâtiments agricoles.

La ferme Scotsdale est l’un de ses beaux fleurons. Située à Georgetown, juchée tout en haut de l’escarpement du Niagara, Scotsdale est vaste, magnifique. Tom Wicks, expert-conseil en patrimoine et œuvrant au sein de la Fiducie, explique que l’endroit fait «environ 531 acres et est considéré comme un paysage culturel provincial majestueux.»

Des dizaines de milliers de personnes viennent visiter les lieux chaque année. Tom Wicks mentionne que le site datant de 200 ans est patrimonial en raison de «la variété de ses marécages, sa forêt, ses sentiers, ses sites archéologiques et ses bâtiments agricoles.»

La ferme Scotsdale à Georgetown, en haut de l’escarpement du Niagara.

Une nouvelle voix

Pour ceux et celles qui souhaiteraient commencer par de simples conseils, un nouvel organisme sans but lucratif, dédié essentiellement aux granges, a vu le jour il y a tout juste un an, l’Ontario Barn Preservation (OBP).

Dirigée par Jon Radojkovic, auteur, journaliste et spécialiste de la rénovation des granges, OBP est sous la houlette de la Société historique de l’Ontario. Le but de l’OBP est de «faire connaître au public et au gouvernement la valeur patrimoniale des fermes.»

Jon Radojkovic raconte que les fermes construites entre 1850 et 1914 sont particulièrement vulnérables. «Dans le sud de l’Ontario, elles ont été démolies pour faire place à de nouveaux types d’agriculture. Cependant, il y a encore quelques zones avec des granges ou des fermes patrimoniales comme c’est le cas dans le comté d’Hastings dans l’est de l’Ontario ou encore dans les comtés de Grey et de Bruce dans la baie Georgienne. On en trouve aussi dans le nord comme à l’ile Manitoulin.»

Y aurait-il une différence entre le patrimoine bâti francophone et le reste de l’Ontario? Selon le président de l’OBP, il y a bien eu au Québec, au 18e siècle, notamment dans la région de l’Ile d’Orléans des exemples de granges longues, faites en pierre, une construction inconnue du côté ontarien.

«Cependant, à compter du 19e siècle, en Ontario, comme au Québec, les granges seront construites avec des structures en bois», parce qu’elles sont plus chaudes que la pierre.

Promenade dans la ceinture verte de l’Est ontarien.

Louer une ferme ancestrale

La région d’Ottawa a aussi son lot de fermes patrimoniales. En fait, la Commission de la capitale nationale (CNN) loue plus de 80 fermes, dont près de la moitié ont une valeur patrimoniale.

Elles s’inscrivent dans ce que Sofia Benjelloun, conseillère aux communications stratégiques à la CNN, nomme la Ceinture de verdure. C’est 20 000 hectares d’espaces verts, dont des fermes, des forêts et des zones humides. Elle a été créée en 1950 dans le but de protéger les terres rurales bordant la capitale canadienne contre l’étalement urbain.

Selon la CNN, c’est «la plus grande ceinture de verdure de propriété publique du monde».

Sofia Benjelloun mentionne que la CNN possède trois fermes reconnues au patrimoine fédéral: la ferme Moore (Gatineau), la ferme Silver Springs (Ceinture de verdure Nepean) et la ferme Whyte (Ceinture de verdure Gloucester).

Un bâtiment de la ferme Moore.

«En plus de ces trois fermes fédérales du patrimoine, nous avons plus de 30 fermes qui figurent au registre du patrimoine de la ville d’Ottawa et sont réputées pour leur valeur locale. La majorité de nos granges datent du 19e ou du début du 20e siècle, et certaines sont aussi vieilles que les années 1850 et 1860.»

La Ceinture de verdure met aussi en valeur l’histoire franco-ontarienne, en particulier dans la région d’Orléans. Sofia Benjelloun prend l’exemple de la Ferme Orléans, fondée par les Oblats en 1917, sur le boulevard Saint-Joseph. «Aujourd’hui, les visiteurs peuvent aller y cueillir leurs propres pommes et profiter d’une gamme de produits frais de la ferme.»

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