Catégorie : Presse francophone

Deuxième vague : les foyers mal préparés

Les foyers de soins de longue durée en Ontario font toujours face à une grave pénurie de personnel et ne sont probablement pas prêts à affronter la deuxième vague de la pandémie, a appris une commission indépendante.

La pénurie de personnel a pourtant été l’une des principales causes des taux de mortalité élevés de COVID-19 dans ces foyers au printemps dernier, a rappelé l’Association des soins de longue durée de l’Ontario devant la commission indépendante chargée d’enquêter sur cette tragédie. « Nous connaissons toujours une grave pénurie de personnel », a rappelé Donna Duncan, directrice de l’association qui représente 70 % des foyers de soins de longue durée en Ontario. https://leregional.com/deuxieme-vague-les-foyers-mal-prepares/

Il y a quelques jours, je visitais avec une amie paysagiste le Toronto Music Garden au bord du lac, sous un ciel d’azur. En ce moment, les verts les roses et les jaunes sont à l’honneur. On s’en est mis plein les yeux!

Quel rapport avec la musique?

Toronto Music Garden est le résultat de la vision combinée d’un violoncelliste et d’un paysagiste ayant tous deux Bach en tête.

Des panneaux dans le jardin vous expliqueront que Yo-Yo Ma et Julie Moir Messervy ont été inspirés par la Suite pour violoncelle n° 1 en sol majeur de Bach.

Lorsque Boston n’a pas réussi à faciliter ce projet, les deux artistes se sont tournés vers Toronto en 1999.

Six mouvements

Le thème musical est divisée en six mouvements (d’où les six sections différentes du parc), associés à des mouvements de danse. Il semblerait qu’il était courant à l’époque de Bach que des pièces musicales suivent cette structure.

On entre dans le parc par la Prélude, à l’ouest du jardin, du côté du lac. Des sentiers y serpentent à l’ombre des micocouliers.

À sa gauche, se trouve la forêt de bouleaux de l’Allemande.

Le plan du Toronto Music Garden

Vers l’est, des platebandes chargées de fleurs sauvages et de graminées de la Courante montent vers un grand mat décoratif.

Un peu plus loin, la Sarabande offre des buissons de conifères au milieu duquel nous attend une pierre avec un creux recueillant les eaux de pluie.

Le pavillon en fer forgé orné du Menuett et l’amphithéatre naturel de la Gigue complètent ce jardin spectaculaire.

L’entrée du Toronto Music Garden au bord du lac.

Pour profiter du bord de l’eau

À l’ouest du jardin, Ireland Park, notable pour son monument en forme de navire et ses statuts érigées en hommage aux Irlandais arrivés à Toronto durant la Grande Famine est présentement fermé pour construction.

Un peu plus loin se trouve Little Norway Park (où l’on peut admirer le seul totem de bois extérieur de Toronto à ma connaissance).

L’aéroport Billy Bishop est au bord du canal. Vous pouvez utiliser son tunnel piétonnier pour vous rendre sur l’île de l’aéroport, mais sans accès au reste des îles.

En continuant à l’est du Toronto Music Garden, vous rejoindrez en 5 minutes de marche le Centre Harbourfront.

La terrasse de Joe Bird.

Il y a quelques cafés autour du jardin dont Touti Cafe qui sert pour le moment de la gelato de 9h à 21h tous les jours (550 Queens Quay Ouest) et Starbucks (208 Queens Quay Ouest, ouvert au minimum de 7h à 21h).

Le beau café Boxcar Social faisant face à l’étang de Harbourfront est fermé pour la saison.

Parmi les options avec terrasses au bord de l’eau autour de Harbourfront, j’aime bien Amsterdam Brewery (245 Queen Quay ouest, dimanche au jeudi de 11h à 23h, vendredi et samedi de 11h à 14h) et Joe Bird, dont la terrasse est ouverte du vendredi au dimanche de midi à 20h.

Le restaurant est aussi ouvert pour du take-out du mardi au dimanche de midi à 20h. (À noter: les photos de ce restaurant prises avant la CoViD.)

La brasserie Amsterdam sur le bord du lac.
Un point de vue du Toronto Music Garden.
Passage sous un dôme.
Un des sentiers du jardin.
Un sentier du Toronto Music Garden.
Dans le Toronto Music Garden.
Dans le Toronto Music Garden.
Dans le Toronto Music Garden.

La chronique d’aujourd’hui propose un complément à la balade #7 du dernier guide de marche de l’auteure locale Nathalie Prézeau: gui. Pour se procurer le guide: www.torontourbangems.com.

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Une sortie automnale pour l’AFAF

Il y a des limites à ce qu’on peut faire sur Zoom, la désormais célèbre plateforme de vidéoconférence; et comme il n’y a pas de connexion internet assez forte pour apporter l’automne dans le salon de M. et Mme Tout-le-Monde, c’est avec plaisir que bon nombre de gens saisissent le moindre prétexte pour sortir.

D’autres ont cependant des raisons un peu plus concrètes. https://leregional.com/une-sortie-automnale-pour-lafaf/

Plusieurs événements récents ont mis en lumière à quel point le racisme est toujours présent dans les sociétés occidentales, malgré que la situation se soit améliorée au cours des dernières décennies.

D’après Fété Ngira-Batware Kimpiobi et Ketcia Peters, qui travaillent toutes deux à l’amélioration des conditions de vie socioéconomiques des communautés noires au Canada, les blessures du passé coulent encore dans les veines de la communauté noire franco-ontarienne.

«Depuis des siècles, le peuple noir est marginalisé», rappelle Fété Ngira-Batware Kimpiobi, directrice générale de l’organisme communautaire Solidarité des femmes immigrantes francophones du Niagara (SOFIFRAN).

Créé en 2007, il a pour vocation «d’accompagner les femmes et leurs familles dans leur processus d’intégration au Niagara en offrant des services dans le domaine social, économique, éducatif et culturel».

Deux époques, un même comportement

Fété Ngira-Batware Kimpiobi indique que même si l’esclavage a été aboli au Canada en 1834 et aux États-Unis en 1835, et que la colonisation européenne dans les pays africains a pris fin il y a quelques décennies, les comportements des deux peuples n’ont pas changé.

«D’un côté, certains Blancs se comportent encore comme des tortionnaires, continuant à tuer des Noirs [comme Derek Chauvin, le policier ayant tué George Floyd] ; et de l’autre côté, certains membres de la communauté noire se comportent encore comme des esclaves et colonisés, notamment en se rabaissant constamment et en ayant une image négative d’eux-mêmes», avance la directrice de SOFIFRAN.

Fété Ngira-Batware Kimpiobi

Cette vision négative d’eux-mêmes remonterait à l’époque de la colonisation et du racisme. «On leur disait que tout ce qui était noir n’était pas beau. Leurs lèvres et leurs fesses étant trop grosses, etc.»

Parallèlement, l’histoire se répète toujours à l’heure actuelle, selon Ketcia Peters, directrice générale de Racines du développement Nord-Sud et Culture Canada.

Elle affirme que certains Noirs se trouvent toujours en situation d’exploitation économique, notamment sur le continent africain. En Amérique du Nord, certains employés domestiques seraient encore en situation d’esclavage puisqu’ils travaillent moins que le salaire minimum ou ne sont pas payés.

Ketcia Peters

Préjugés inconscients et institutionnels

Stéphanie Garneau, professeure de sociologie de l’Université d’Ottawa, explique que le colonialisme, l’esclavage et la ségrégation raciale se retrouvent encore aujourd’hui dans les préjugés inconscients et dans la façon dont certaines institutions fonctionnent.

Stéphanie Garneau

«Ces catégories collectives de pensée, hiérarchisées, circulent toujours et orientent le regard de tout le monde, y compris des personnes racisées elles-mêmes.»

«Seulement, les personnes blanches ne font pas l’expérience dans leur corps de la stigmatisation et de la discrimination raciales, contrairement à de nombreuses personnes qui subissent tous les jours des actes de racisation, ce qui fait que leurs préjugés sont plus profondément ancrés et restent plus longtemps inconscients.»

Baljit Nagra, professeure de criminologie à l’Université d’Ottawa, affirme à cet égard qu’historiquement, la couleur de peau a été utilisée par les Blancs pour distinguer la valeur de la vie des gens. L’époque aurait laissé des traces dans l’inconscient des Blancs, qui auraient désormais des préjugés basés sur la couleur de peau et sur le nom d’une personne.

Baljit Nagra

Se tourner vers l’avenir

Selon Fété Ngira-Batware Kimpiobi, afin de se tourner vers l’avenir avec sérénité, la communauté noire doit retrouver son identité et se défaire des chaînes de son passé.

«Les Noirs doivent retrouver leur dignité et leur fierté, tout en se levant et en arrêtant de projeter une image qui rappelle leur passé.»

«Les Blancs peuvent les accompagner dans leurs efforts en les soutenant [dans leur combat contre le racisme] et en revoyant leur mode d’enseignement dès la maternelle [afin de contrer les préjugés], mais le gros du travail, c’est à la communauté noire de le faire», évalue Fété Ngira-Batware Kimpiobi.

Tout en déplorant les violences policières, particulièrement à l’encontre des communautés racialisées, elle espère que cette prise de conscience sociétale permettra d’accélérer le processus de changement des mentalités chez les communautés noires, qui se lèvent pour faire changer les choses.

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Des luttes sanglantes pour prendre le contrôle d’une entreprise familiale en déclin, sous le regard intéressé de toute la communauté… On ne parle pas ici de la mafia, mais du quotidien des pics glandivores.

Ces oiseaux forment de larges familles dont la principale occupation est de défendre des réserves de glands pour l’hiver, explique le New York Times.

Chefs de famille

Le groupe est dirigé par des adultes reproducteurs: environ 7 mâles, souvent des frères, et une à trois femelles, sans lien de parenté avec les mâles. Les petits demeurent au nid pour 5 à 6 ans afin de prendre soin de leurs demi-frères et demi-soeurs.

Or, à la mort des adultes reproducteurs, la nouvelle se répand rapidement: positions disponibles pour jeunes pics voulant diriger leur propre famille! Des coalitions de prétendants se forment alors et s’affrontent dans une guerre qui dure plusieurs jours et qui est parfois mortelle.

Prochains rivaux

Fait intéressant pour les observateurs, les pics qui ont déjà un statut de reproducteur, et qui ne sont donc pas impliqués dans cette guerre, laissent leur réserve de glands sans surveillance et se précipitent pour observer les combats.

Selon une étude parue dans la revue Current Biology, ce comportement, en apparence dommageable pour la survie de la communauté, serait pourtant indispensable pour obtenir de l’information sur les pics qui pourraient devenir les nouveaux rivaux.

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