Catégorie : Presse francophone

Récipiendaires 2020 de l’Ordre de La Pléiade

La Section de l’Ontario de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie (APF) est heureuse d’annoncer les noms des récipiendaires de la médaille de l’Ordre de la Pléiade pour l’année 2020. Ces personnalités ont été sélectionnées par un comité multipartite de parlementaires. Les lauréats se sont différenciés par leurs contributions exceptionnelles envers la Francophonie ontarienne. https://leregional.com/recipiendaires-2020-de-lordre-de-la-pleiade/

Nouvel envol pour la Maison de la culture francophone

Le lundi 23 novembre, la Maison de la culture francophone du Niagara (Maison) tenait son assemblée générale annuelle. Il ne s’agissait que du troisième exercice du genre pour ce jeune organisme qui a tout de même su rassembler une vingtaine de personnes désireuses de faire le point sur ses réalisations et ses projets.

La présidente, Yolande Lécuyer, a présenté le rapport d’activités de l’année 2019. https://leregional.com/nouvel-envol-pour-la-maison-de-la-culture-francophone/

La réparation d’un dégât d’eau dans un appartement au deuxième étage d’une résidence située tout près de l’église Saint-Pierre-aux-Liens de Caraquet, au Nouveau-Nrunswick, s’est transformée en découverte historique, entre deux rangées de vieilles planches: de vieux journaux, en lambeaux, certains datant de 1885.

La découverte a été faite par Sylvain Lanteigne et Mathieu LeBlanc, tous deux copropriétaires de l’édifice.

1885, c’est l’année où le chef métis Louis Riel a été pendu à Regina, après la défaite de Batoche. John A. Macdonald est encore premier ministre du Canada et le chemin de fer trans-canadien est complété. Grover Cleveland est assermenté président des États-Unis et la Statue de la Liberté arrive dans le port de New York. Les puissances européennes se partagent l’Afrique. Louis Pasteur et Émile Roux testent leur vaccin contre la rage. Karl Benz lance la première automobile et John Kemp Starley la première bicyclette moderne.

Le Courrier des provinces maritimes

«Quand j’ai aperçu ça et que j’ai vu la date, je me suis dit que j’avais mal lu. Puis, j’en ai trouvé d’autres», raconte Sylvain Lanteigne, en manipulant soigneusement ce qui reste de ces éditions originales du Courrier des provinces maritimes.

Le plus vieux de ces bouts de papier jauni date du 27 août 1885. Il s’agirait en fait de la toute première édition de cet hebdomadaire. Les plus beaux morceaux sont du 10 septembre de la même année. Il y en a aussi de 1890.

Sylvain Lanteigne a aussi trouvé un journal de 1907 dans le grenier.

journaux acadiens de 1885
Le Courrier des provinces maritimes a été fondé le 27 août 1885 par J. Théophile Allard, A. A. Boucher et Valentin Landry. Photo: Réal Fradette

Les traces d’un développement francophone

Cette résidence est reconnue historiquement pour avoir abrité les travailleurs appelés à ériger le Collège Sacré-Cœur de 1899 à 1905, précise l’historien Bernard Thériault.

«À cette époque, on se servait de journaux pour isoler les murs. C’est une découverte intéressante, car c’est une photo du début de l’âge d’or de Caraquet, avec l’arrivée du train en 1886 et les premiers jets d’un développement économique francophone et acadien avec le collège et un journal francophone», a-t-il relaté en observant les photos prises par le journal.

Selon ce que nous apprend le site Wikipédia, le Courrier des provinces maritimes a été fondé le 27 août 1885 par J. Théophile Allard, A. A. Boucher et Valentin Landry (lui-même fondateur de L’Évangéline). Il était publié à Bathurst.

Édité par un futur premier ministre

Le futur premier ministre du Nouveau-Brunswick, Peter Veniot, en est devenu l’éditeur et l’imprimeur en 1887, puis le propriétaire en 1891.

En 1899, Peter Veniot a vendu le journal à Onésiphore Turgeon qui a continué à le publier jusqu’en 1903, date de la fermeture pour raisons financières.

Les sujets de prédilection du Courrier des provinces maritimes étaient la politique, la religion, l’éducation, l’agriculture et la pêche. Le journal a véhiculé l’idéologie nationaliste des élites acadiennes dans le comté de Gloucester, en se faisant le champion des droits et des intérêts des Acadiens.

Défense des Acadiens par le curé Allard

Sur le frontispice du journal du 10 septembre 1885, le nom du curé J. Théophile Allard est inscrit au crayon de plomb.

Reconnu pour avoir été un prêtre qui a servi fidèlement l’Église et qui a défendu les Acadiens du Nord-Est, le curé Allard a débuté sa carrière sacerdotale en 1868, comme vicaire du curé Joseph-Marie Paquet à Caraquet. Après un séjour de sept ans à Pokemouche-en-Haut, il obtient la paroisse de Caraquet en 1876.

Il quitte la ville en 1879 avant de revenir en 1885, où il laisse un héritage par l’entremise de la construction du Collège Sacré-Cœur, dont les travaux débutent en 1894. Il meurt à Caraquet le 30 janvier 1912. Il avait demandé qu’à sa mort, on retire son cœur. Ce dernier a été exposé au collège avant de bruler dans l’incendie de 1915.

«Le curé Allard a été la personnalité la plus importante de Caraquet à cette période et l’humilité n’était pas sa plus grande qualité», plaisante Bernard Thériault, qui propose aux découvreurs de ces artéfacts vieux de 135 ans de les présenter au Musée acadien de Caraquet.

Valeur historique

«Avec le dégât d’eau, il a bien fallu enlever le plancher de la salle de bains. C’est là qu’on a remarqué ces journaux entre deux rangées de vieilles planches. Pourquoi des journaux là? On pense que ça pouvait servir d’isolant», souligne Sylvain Lanteigne.

Pour le moment, il garde ces pièces abîmées dans un coin, à l’abri. Il ne sait pas trop quoi en faire, mais il aimerait bien trouver une manière de les conserver. «Je pense que ça peut avoir une valeur historique», conclut-il.

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Elle a défoncé le plafond de verre du monde héraldique. Elle a été une experte dans son domaine. Elle a rendu les armoiries et blasons accessibles à la population. Claire Boudreau, ancien héraut d’armes du Canada, est décédée le 18 novembre d’un cancer, à l’âge de 55 ans.

«C’était une femme forte. Elle était déterminée et très innovatrice aussi. Elle laisse un vide important», témoigne son successeur depuis le printemps dernier Samy Khalid.

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Claire Boudreau avec l’actuel héraut d’armes du Canada, Samy Khalid, qui lui a succédé le printemps dernier.

La science des armoiries

Claire Boudreau a fait des études d’abord à Montréal, en histoire, puis s’est spécialisée dans le domaine de l’héraldique, soit la science des armoiries, blasons, emblèmes et autres. Elle a obtenu un doctorat en la matière de la Sorbonne, sous la direction de Michel Pastoureau, l’un des plus grands spécialistes de l’héraldique et des couleurs dans le monde.

Sa thèse de doctorat était intitulée Les traités de blason en français (XIVe–XVIe siècle). Les traités de blason étaient des écrits faits de la main des hérauts médiévaux qui codifiaient les règles de l’héraldique.

Cette thèse a donné lieu à la rédaction d’un ouvrage de référence: L’héritage symbolique des hérauts d’armes, dictionnaire encyclopédique de l’enseignement du blason ancien (XIVe – XVe siècle).

Autorité bien canadienne

L’année suivant la fin de ses études, en 1997, Claire Boudreau a été embauchée par l’Autorité héraldique du Canada (AHC), qui avait été créée en 1988, afin que le pays ne dépende plus de l’autorité britannique.

En 2007, elle est portée à la tête de l’AHC en tant que héraut d’armes du Canada, succédant au premier teneur de ce titre, Robert Watt. Elle devenait par ce fait la première femme à occuper ce poste, non seulement au Canada, mais dans tout le Commonwealth.

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Claire Boudreau en compagnie de la Reine Elizabeth II lors d’une présentation d’insigne à Toronto en 2010. Photo: Cpl Dany Veillette, avec l’autorisation du Bureau du secrétaire du gouverneur général

Un registre accessible au public

Selon Samy Khalid, Claire Boudreau s’est alors donné comme mission de faire rayonner l’héraldique au Canada.

«Claire avait l’idée que ça devait être mis en ligne, ça devait être partagé. Donc une des grandes réalisations de sa carrière, dont elle était très fière, ça a été de créer cette version électronique de l’armoriale canadien», explique Samy Khalid.

«Claire avait en tête de donner plus de détails, entre autres de consigner le symbolisme des armoiries. Elle qui avait étudié les vieux traités et l’héraldique sur plusieurs siècles, elle trouvait ça dommage que la signification des armoiries se perde avec le temps.»

La fleur de lis

Samy Khalid donne un exemple concret: la fleur de lis. «C’est un symbole très puissant, un symbole très présent au Canada français, au Québec et dans toute la francophonie internationale. C’est un symbole de la France, un symbole de la royauté française aussi.»

«Mais ce symbole-là, qu’on voit pratiquement partout, tous les jours, il n’y a personne qui sait ce que ça représente à l’origine! Est-ce que c’était une fleur ou un fer de lance, donc le bout d’une arme guerrière? Ou bien était-ce autre chose? On ne le sait pas, parce que ça s’est perdu, la signification s’est perdue dans la nuit des temps.»

Claire Boudreau a mis sur pied la version numérique du Registre public des armoiries, drapeaux et insignes du Canada qui avait été créé en 1988. Il est accessible au public via le site Web de l’AHC, qui est elle-même placée sous l’autorité de la gouverneure générale du Canada.

«On a intégré au registre public non seulement l’image et le nom, mais aussi la description et le symbolisme [des armoiries, drapeaux et insignes]. On est le seul pays au monde à avoir un tel corpus, qui est une richesse exceptionnelle», précise Samy Khalid.

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Boudreau portant le tabard (habit cérémonial), collier et bâton de fonction du héraut d’armes du Canada. Photo: Serge Gouin, 2015. Reproduit avec l’autorisation de l’Autorité héraldique du Canada.

Seulement 35 hérauts à travers le monde

Le héraut d’armes actuel souligne que sa prédécesseure était aussi très active dans la communauté héraldique internationale.

L’autorité héraldique d’Écosse, The Court of the Lord Lyon, a même souligné le décès de Claire Boudreau sur son site Web, la qualifiant de «l’une des plus éminentes érudites du monde héraldique».

Les autorités héraldiques sont peu nombreuses et se limitent surtout aux pays membres du Commonwealth. La France s’en est débarrassée pendant la Révolution. Le Canada est le seul en Amérique du Nord à s’être doté d’un tel service. Pour ce qui est des hérauts, il y en a 35 sur la planète, dont sept au Canada. Quatre de ces sept hérauts sont des femmes.

Héraut Margaree-Chéticamp émérite

Lorsque la maladie l’a obligée à quitter son travail, Claire Boudreau a reçu le titre de «héraut Margaree-Chéticamp émérite», en hommage à ses racines acadiennes remontant au Cap-Breton. «Elle était très fière de ses origines acadiennes», mentionne Samy Khalid.

Même si elle est née et a grandi au Québec, les racines acadiennes de Claire Boudreau sont ancrées à Chéticamp, en Nouvelle-Écosse, d’où est originaire son père. Elle s’était d’ailleurs fait construire une maison tout juste à côté de celle de son père qui est retourné vivre dans son village natal il y a une vingtaine d’années.

Même après 23 ans passés au sein de l’Autorité héraldique du Canada, elle avait l’intention de continuer, soutient Samy Khalid. «Elle était loin de penser à la retraite. Elle avait encore beaucoup de choses à faire.»

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Suzan Le Clerk réalise son rêve d’enregistrer un album de musique

Le samedi 5 décembre, Suzan Le Clerk procédera au lancement officiel de son premier album musical. « J’ai eu tellement de bâtons dans les roues pour le faire! », s’amuse-t-elle à présent. https://leregional.com/suzan-le-clerk-realise-son-reve-denregistrer-un-album-de-musique/